UncategorizedDecember 9, 2009 7:35 pm

Le quotidien algérien Le Matin vient de publier une lettre ouverte, signée par Mme Sihem Bensedrine et adressée au dictateur tunisien, le général Zine El-Abidine Ben Ali, où elle l’invite à démissionner. (1

Un dictateur qui quitte le pouvoir de son propre grè ! C’est du jamais vu. Ben Ali ne quittera le pouvoir qu’en trois cas:

- Maladie incapacitante prolongée

- Décès

- Coup d’état. 

1 ) - http://www.lematindz.net/news/2886-monsieur-le-preacutesident-partez-nbsplettre-ouverte-au-preacutesident-ben-.html

SerendipityDecember 8, 2009 8:07 pm

Elle mesure 2 mètres, lui 2 centimètres. Pourtant, heureux !

Ceux qui ont vu le films Hable con ella ( Parle avec elle/Talk to her ) de Pedro Almodovar se rappellent certainement la scène loufoque en noir et blanc où un homme miniscule s’engouffre à l’intérieur d’une femme et y disparaît à jamais. En lisant un article de la revue GEO, j’ai pensé qu’Almodovar n’a rien inventé. Il devrait même verser des droits d’auteur à notre mère-nature:

" Les scientifiques du Census of Marine Life, le plus ambitieux programme de recherche océanographique de tous les temps, estiment à deux cent cinquante mille le nombre d’espèces marines décrites à ce jour; mais, dans le creuset des abysses, il en existe des milliers d’autres que nous ne connaîtrons peut-être jamais. Les cherecheurs nous ont aidés à révéler quelques-uns de ces trésors. La pieuvre violacée du Japon en est peut-être l’exemple le plus incroyable. Étudiée par Mark Norman et Julian Finn, la femelle, qui mesure deux mètres de long, déploie un délicat voile soyeux et flamboyant pour camoufler sa fuite. Fascinant ballet que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Mais derrière le spctacle, la surprise: son compagnon mâle, découvert récemment par nos deux Australiens, ne mesure que… deux centimètres ! C’est le plus fort dimorphisme sexuel ( différence d’aspect ) du règne animal. "

Tiré de l’article suivant, qui relate les circonstances du tournage du film " Océans " (1):

Dans les coulisses d’un tournage à haut risque

Deux ans de préparation, quatre ans de prises de vues, soixante-quinze expéditions autour du globe et par tous les temps…Chaque séquence du film " Océans " relève autant du défit physique que de l’exploit technologique.

Source: GEO, numéro 367, septembre 2009; pages 50, 52.

 —

1 - http://www.oceans-lefilm.com/

Journal 7:22 pm

Avant de me réveiller ce matin, j’ai fait un rêve étrange:

J’étais dans un  bus qui fait la navette entre les avions et la salle de débarquement de l’aéroport de Tunis-Carthage. Il y a aussi un minibus juste à côté, plein de passagers. Je vois la Régente de Carthage, Leila Trabelsi, debout dans le minibus, bien maquillée, arborant un sourire arrogant. Les deux bus arrivent à leur destination. Leila donne l’ordre de ne pas suivre la procédure normale ( contrôle police et douane ) et je me retrouve en plein air avec mes bagages. Je suis inquiet, car si je vais quitter la Tunisie de nouveau, la police des frontières va ser rendre compte de l’absence du tampon ARRIVÉE sur mon passeport…

Translations 8:39 am

Interview de Moncef Marzouki (tirée du Correio Braziliense)

“La société civile est en ébullition”

Le processus démocratique au Moyen-Orient n’a pas attendu la pression des USA pour faire ses premiers pas et, en moins de dix ans, mettre en déroute les dictatures de la région. Moncef Marzouki, 60 ans, est écrivain, neurologue et leader de l’opposition exilée en France. Lui qui a connu la prison, la privation de passeport et l’étroite surveillance de la police politique du président Zine El-Abidine Ben Ali, sait comme peu d’autres les difficultés qu’éprouvent ceux qui militent pour la démocratie dans des pays gouvernés par des régimes autocratiques. Dans une interview avec le Correio (1), il dit que l’Occident n’a pas compris la force de la société civile arabe.

CORREIO - Jusqu’à quel point les USA sont-ils responsables des élections qui se sont déroulées au Moyen-Orient après la chute de Saddam Hussein, non seulement en Irak mais aussi en Palestine et au Liban ?

MONCEF MARZOUKI -
Ces élections sont le résultat d’un processus de loin antérieur aux événements actuels. En réalité, l’intervention des États-Unis fut le pire qui pût arriver, car les forces conservatrices dans le monde arabe veulent maintenant convaincre l’opinion publique que tout ce qui vient du de l’Occident est mauvais. C’est pourquoi, nous essayons de rappeler aux peuples arabes que les mouvements démocratiques sont actifs depuis les années 80 et que les dictatures du monde arabe étaient soutenues à cette époque justement par les USA. Nos initiatives furent bloquées durant des décennies par les puissances occidentales. Les élections palestiniennes ont constitué un processus normal après la mort d’Arafat. Et actuellement en Irak, il y a un tribalisme et un confessionnalisme qui n’ont rien à voir avec le concept moderne de démocratie.

CORREIO -
Vous êtes optimiste quant à la démocratisation ?

MARZOUKI - Le Monde arabe a parcouru la moitié du chemin. Mais l’Occident continue à analyser la région avec une vision anachronique. Il y a 140 chaînes télé par satellite dans les pays arabes, avec des débats politiques et une très forte audience. La société civile est très politisée. Elle est en ébullition. Le monde arabe est aujourd’hui une région où se déroulent des débats politiques très animés. La liberté d’expression et d’association est une réalité presque dans tous les pays. Les dictatures sont affaiblies et "déplumées". Je pense que nous entrons dans une phase très difficile, avec une répression accrue. Mais je suis convaincu qu’en dix ans ces dictatures seront liquidées.

CORREIO -
Comment réagissez-vous à l’argument récurrent que la démocratie est incompatible avec la culture des pays arabes ?

MARZOUKI - Dans les années 1930, les puissances occidentales disaient que les pays latins étaient incapables de fonctionner en mode démocratique. Voyez comment sont maintenant l’Italie et l’Espagne. Nous ne pouvons oublier que les pires dictatures dans l’histoire étaient occidentales, depuis 1850 jusqu’à l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie. Nous les Arabes, nous nous identifions beaucoup avec ce qui se passe en Amérique du Sud, et surtout le Brésil en ce moment. Nous espérons vivre ensemble le même processus démocratique.

Le monde arabe - soit dit en passant - va s’ouvrir de plus en plus à l’Asie et à  l’Amérique du Sud. Le sommet de Brasilia en est une preuve concrète. Nos relations avec les USA et l’UE ne sont plus au beau fixe, parce que ces vieux couples n’ont plus rien à se dire. Nous avons besoin d’un nouvel air !

Murad Sezer/AP/(SA)

Source : Journal Correio Braziliense (Courrier Brésilien), édition du 19 juin 2005, page 26.

(traduit du portugais par O. K. )
27-06-2005


1 - Le journal Correio Braziliense a été fondé le 21 avril 1960 à Brasilia. (Note du traducteur)

FictionDecember 7, 2009 8:33 pm

L’écrivain et le Néant

" Au fond écrire c’est une façon intelligente de tromper l’ennui et d’oublier qu’il nous manque l’essentiel " ( Françoise Sagan )

 

- Bonjour, Monsieur l’écrivain raté. Ça va bien ?

- Bonjour. Ça va mal, comme toujours.

- On dit que vous avez raté votre vie. Est-ce vrai ?

- Oui et ma mort aussi. Toutes mes tentatives de suicide ont échoué ! 

- Qu’avez-vous fait de votre jeunesse ?

- Rien. J’ai lu et j’ai bu.

- Et écrit ?

- Écrit et déchiré.

- Vous déchirez tout ce que vous écrivez ?

- Oui.

- Pourquoi ?

- Je trouve du plaisir à déchirer et jeter mes manuscrits dans les flammes.

- Vous êtes un homme détruit ?

- Plutôt déchiré.

- Vous avez perdu la confiance en soi ?

- Je ne sais même pas ce que veut dire:  confiance en soi !

- Vous vous sentez inutile ?

-  Je suis inutile. Je suis venu au monde par erreur.

- Comment ça ?

- Ma mère voulait avoir deux enfants. Elle en a eu trois. Elle prenait des pilules contraceptives mais elle a mal calculé son cycle. Je suis né à cause d’une erreur de calcul. Pour des raisons religieuses, mes parents étaient, malheureusement, contre l’avortement.

 - Mais vous êtes chanceux ! Une chance inouïe !

 - C’est ridicule. Un Homo sapiens de plus ou de moins qu’est-ce que ça change ?

- Ça change tout. Imaginez ce scénario d’horreur: Hermann Einstein et Pauline Koch n’avaient jamais eu d’enfant !

- Nous vous inquiètez pas. D’autres scientifiques aurait découvert les lois de la relativité  restreinte et générale. La bombe atomique allait exploser avec ou sans Oppenheimer.

- C’est, peut-être, vrai. Mais l’aventure humaine a besoin d’individus pour qu’elle puisse se perpétuer ?

- Continuer l’aventure humaine dans quel but ?

- Je ne sais pas. Nous n’avons pas d’autre choix que de vivre et donner la vie. 

- C’est vous qui le dites. J’aurais aimé que la vie n’eût jamais vu le jour sur terre.

- Vous adorez le Néant ?

- Un être qui adore le Néant ! Ça c’est un vrai casse-tête pour les philosophes !

- Comment est-ce possible que la vie enfante des êtres vivants qui abhorrent la vie ?

- Ce sera le sujet du prochain livre que j’écrirai, déchirerai et jetterai dans les flammes…

SerendipityDecember 6, 2009 5:56 pm

TUNISIA

Muzzling the muzzled

The six-month jail sentence handed to Tunisian journalist
Taoufik Ben Brik by a Tunis court on 26 November
was an attempt to settle scores against one of the most
defiant critics of a regime that has been unrelenting in
its determination to eradicate independent journalism.

President Zine El Abidine Ben Ali’s war on the
independent press began only a few weeks after his
November 1987 bloodless coup. The country’s top
independent newspaper, Arrai, was forced to close
down after publishing an article calling on Tunisians
not to blindly back Ben Ali’s ouster of the country’s first
president, Habib Bourguiba. “Don’t forget his military
past or his security background. And what if he leads
us down a much worse road than Bourguiba? Don’t
give him a blank cheque,” Om Ziad, a pen name for
the prominent writer Naziha Rejiba, cautioned at the
time.
 
The past two decades have witnessed the closure
of other independent and opposition newspapers, such
as Le Maghreb, Le Phare, al-Fajr and al-Badeel, and the
imprisonment and exile of dozens of journalists.
Although fully aware of the potential cost, Ben Brik
and a few other courageous journalists kept crossing red
lines. In 2000, the authorities reluctantly yielded to international
pressure, particularly from France, to renew his
passport and drop politically motivated charges after
the dissenting journalist went on a 43-day hunger strike.

Ben Brik’s latest arrest occurred a few days after
Ben Ali had threatened on 24 October (the eve of
his re-election to a fifth five-year term in office) to
prosecute a “tiny minority” of Tunisians for cooperating
with foreign journalists to cast “accusations or
doubts on the integrity of the electoral process without
solid evidence.” According to Ben Brik’s lawyers, he
was stripped of his clothes and insulted by the police
before being brought before a prosecutor who charged
him with defamation, assaulting a woman, damaging
other people’s property and harming public decency.

Ben Brik is not the first journalist to be charged with
sexual assault or attempted rape; or to be moved to a
prison far from his home. Despite his frail health, he went
on hunger strike again at the end of November to protest
his arbitrary transfer from Mornaguia Prison in the Tunis
suburbs to a squalid jail in Siliana some 120 kilometres
away. “There is a deliberate and vengeful will to punish
Ben Brik and his family,” said lawyer Ayachi Hammam.
There is no doubt that the interviews Ben Brik conducted
in the run-up to the October elections with some of Ben
Ali’s leading critics – including a fictitious one for the
website of the French weekly Le Nouvel Observateur, in
which he poked fun at the de facto ‘president for life’ –
were behind Ben Brik’s current ordeal.

Over the past few months, state-run media outlets
have intensified their attacks against Ben Ali’s critics,
including Ben Brik, denouncing them as traitors,
perverts, and paid agents of Western and Israeli intelligence.
The Al Jazeera satellite TV channel, which is
widely viewed in Tunisia and gives voice to Tunisian
dissidents, and the emir of Qatar who funds it, have also
been targets. In 2006, Tunisia closed its Doha Embassy
for several months in protest at an Al Jazeera interview
with prominent Tunisian dissident Moncef Marzouki.
Another victim of the crackdown on independent
reporting was Zouhair Makhlouf, a political activist
and contributor to the news website Assabilonline.
He was arrested on 20 October after posting a video
report on the Internet about pollution in the industrial
suburbs of Nabeul, nearly 60 kilometres south of Tunis.

Ben Ali’s thin-skinned advisers have also been riled
by French comments on recent developments. Even a
restrained statement from the Quai D’Orsay deeming
the arrest of Ben Brik “unnecessary” provoked angry
reactions in the presidential palace and official media.
So did similar comments from political figures traditionally
on friendly terms with the regime, like Bertrand
Delanoë, the mayor of Paris, who was born in Tunisia
before the end of the French Protectorate.

Ben Ali called on the African Union and the Maghreb
Arab Union, currently chaired by Col Muammar
al-Qadhafi, to take a stand against this “external interference
in Tunisian affairs”. The ‘Brother and Guide
of the Revolution’ swiftly expressed his solidarity.
And in a staged move to embarrass Paris – which had
earlier earned a reputation for praising the Tunisian
leader’s skills and turning a blind eye to his human
rights violations – the head of a minor political group
supportive of Ben Ali called on France to apologise for
having colonised Tunisia.

“But unfortunately for Ben Ali, the last mock elections
showed how he lost his war against the media and could
no longer prevent journalists from breaking taboos,
despite his desperate attempts to control the flow of
information through the Internet and Facebook,” said
Naziha Rejiba, who made it to New York in November to
receive the Committee to Protect Journalists’ International
Press Freedom Award for 2009.

Kamel Labidi
Middle East International  Vol. II, Issue 3: 4 December 2009

FictionDecember 5, 2009 6:36 pm

Les molécules du bonheur ( 2ème partie )

Le docteur Kanfoud m’a prescrit un nouveau médicament, appelé Lobotomyl. Après avoir rédigé l’ordonnance, il me dit:

- Ce médicament va réguler les flux chimiques de ton cerveau. Il t’évitera les hauts et les bas. Tu ne connaîtras ni la déprime ni l’euphorie. Tous les excès seront autmomatiquement neutralisés par ces molécules miraculeuses.

- Adieu les blues et le spleen ?

- Oui. Adieu la mélancolie mais aussi adieu l’exaltation et les débordements de joie !

- Je redeviendrai un être normal ?

- Tout à fait normal. Je te le garantis. Mais attention ! Pas d’alcool,  pas de café, pas de chocolat et pas de thé. Mais tu peux boire du café et du thé décafeinés. La cafeine et l’alcool risquent d’interagir avec les molécules du Lobotomyl et provoquer des effets indésirables.

- Quels sont les autres effets collatéraux du médicament ?

- Pendant les quatre premières semaines, tu vas perdre ta libido et ton appétit. Tu vas perdre du poids et dormir plus que d’habitude. Mais passée cette période d’accomodement psycho-somatique, tout redeviendra normal.

- Ce sera au début la traversée du désert puis c’est une oasis de calme et de sérénité qui m’attend  au bout du chemin ?

- Exactement. Tu dois être très patient, cher patient. Après la pluie, le beau temps.

FictionDecember 4, 2009 9:08 pm

Sinnaktulauqpunga

La population totale d’Iqaluit, la capitale du Nunavut au Canada, peut être  facilement transportée par dix wagons du train à grande vitesse Eurostar. En effet, la capitale des Inuits ne compte guère plus que 7 500 âmes. La polupaltion du territoire autonome du Nunavut compte en tout et pour tout 28 000 habitants.

Je ne me suis jamais attendu à trouver un Tunisien dans cet endroit isolé du Grand Nord canadien. D’ailleurs, personne n’aurait deviné son origine nord-africaine, car, après avoir vécu pendant plus de 10 ans parmi les Inuits, ses yeux sont devenus bridés et la couleur brune de sa peau d’origine a viré vers le blanc-jaune. En entrant dans une cabane transformée en bisrtot sans alcool, j’ai remarqué un groupe de chasseurs, assis autour d’une table ronde, en train de bavarder. Le " fils du bled  " était parmi eux mais rien ne le distinguait des autres.

 Avant chaque voyage, je vérifie que mon sac à dos contient au moins un tube de harissa. J’ai pris cette habitude en Allemagne, car même la sauce piquante des Döner Kebab turcs n’arrivait pas à chatouiller les zones olfacto-gustatives de mon cerveau. Lorsque le Tunisien "inuitisé"  m’a vu sortir le tube de harissa de mon sac pour ajouter du piquant à mon sandwich, il  s’est brusquement tourné vers moi, puis a lancé:

- Sinnaktulauqpunga !  ( j’ai rêvé ). 

- Excusez-moi, je ne parle pas Inuktitut.

Il s’est excusé auprès de ses copains et s’est assis en face de moi. Il m’a dit:

- Je ne me suis jamais attendu à  rencontrer un Tunisien à Iqaluit !

- Moi non plus. Qu’est-ce que vous faites ici ?

- J’ai quitté la Tunisie puis le Québec pour oublier.

- Oublier quoi ?

- Je voulais tout oublier: mon passé, mon enfance, ma langue maternelle et même le français et l’anglais qui font partie de ma jeunesse.

 - Je suis désolé pour ce tube de harissa.

- C’est pas grave. Vous, le gens du sud du cercle polaire, vous avez des goûts un peu bizarres. Bonne journée et bon retour.

- Tavvauvutit ! ( Au revoir )

- Tavvauvutit !

 

FictionDecember 3, 2009 9:21 pm

 

Tunis - ( TUNeZINE News Agency ) - La pizzeria Il Capo de la Marsa, une banlieue chic de Tunis, n’a pas besoin de publicité pour booster son chiffre d’affaires. Sa propriétaire, Mme Lilia Trabelsi, sait que la meilleure publicité est le bouche à oreille. En outre, elle ne lésine pas sur les moyens pour assurer la qualité du produit et la rapidité du service. Deux chefs italiens, un Sicilien et un Napolitain, veillent de jour comme de nuit à ce que la pizza produite par Il Capo soit la meilleure de toute la banlieue nord de Tunis. Une flotte composée de sept scooters, peints en mauve, assure la livraison à domicile 24 heures sur 24 heures.

Mme Lilia Trabelsi n’a pas terminé ses études à l’EHEC (1) de Carthage. À 20 ans,  elle a réalisé que ce genre d’études était une pure perte de temps. À 21 ans, elle a prononcé une phrase qui est entrée dans l’Histoire:  " Dans le monde des affaires, le nom de famille Trabelsi vaut plus que mille MBA (2) ". La réussite éclatante de son projet, la pizzeria Il Capo, est la preuve que les mots de cette femme d’affaires sans complexes valent leur poids en or.

Depuis le mois d’octobre dernier, la pizeria Il Capo a ajouté une pizza spéciale à sa carte: Pizza Regina. Cette " pizza reine " - regina signifie reine en italien - est exclusivement destinée à la livraison à domicile. " Consommation sur place strictement inerdite", précise la carte de la pizzeria.  D’ailleurs, une petite note d’accompagnement, imprimée en arabe et en français, conseille aux clients de consommer la " Pizza Regina " à domicile.

 Un opossant de longue date, après avoir eu vent de cette affaire de pizza qui sent le souffre, à déclaré au correspondant de la TNA à La Marsa: " Il faut vraiment être un(e) Trabelsi pour avoir l’ingénieuse idée de délivrer à domicile un livre caché dans un emballage de pizza ! ". Un autre opposant communiste a, quant à lui, eu l’ingénieuse idée de " réviser " une phrase célèbre de Karl Marx: " Les Trabelsi sont prêts à vous vendre la corde avec laquelle il seront pendus…"

1 - EHEC = École des Hautes Études Commerciales

2 - MBA = Master in Business Administration

JournalDecember 2, 2009 8:35 pm

Cher camaradeTaoufik Ben Brik

Notre célèbre Régente d’Afrique

Celle qui coiffe tous les trafics

Et qui adore les palais et le fric

Ne te trouve ni sympa ni comique

Elle dit: ce petit clown impudique

Je le démonterai brique par brique

Elle a peur de tes armes alchimiques:

Une feuille blanche et un stylo Bic…