La blogueuse et professeure de théâtre Fatma Arabicca, de son vrai nom Fatma Riahi, a été convoquée le 2 novembre 2009 par la police de Gorjani à Tunis. Libérée le soir même, elle a été de nouveau convoquée le lendemain et placée en état d’arrestation. Des policiers l’ont escortée à son domicile à Monastir pour fouiller son appartement et saisir son ordinateur. Accusée de "diffamation", son procès devrait avoir lieu le 9 novembre. On ne sait toujours pas si elle est poursuivie sur la base du code pénal ou du code de la presse. "Depuis son arrestation, les droits de la blogueuse Fatma Arabicca sont bafoués. Les autorités tunisiennes utilisent le prétexte de cette arrestation pour tenter de découvrir l’identité des blogueurs tunisiens anonymes. Nous demandons l’abandon des charges qui pèsent à l’encontre de Fatma Arabicca et sa remise en liberté immédiate", a déclaré Reporters sans frontières. Fatma Arabicca, âgée de 34 ans, incarcérée depuis le 4 novembre, n’a pu voir son avocate, Maître Leila ben Deba, que trois minutes le 4 novembre. Ce qui n’a pas permis à la défense de connaître les faits qui lui sont reprochés. Les autorités tunisiennes accusent la blogueuse d’être le blogueur anonyme Z, dont le blog très connu expose de nombreuses caricatures (http://debatunisie.canalblog.com/). Selon plusieurs sources en Tunisie, Fatma Arabicca n’est pas le blogueur Z. Le blog de Fatma Arabicca (http://fatma-arabicca.blogspot.com/) a été piraté ou bloqué depuis environ une semaine. La jeune femme évoquait son espoir de jouir d’une véritable liberté d’expression et de réunion. La blogueuse n’a jamais appelé à la révolte ou à la violence contre le régime. Voir le blog demandant la libération de Fatma Arabicca: http://freearabicca.wordpress.com/ Lire l’article : http://www.rsf.org/La-blogueuse-Fatma-Arabicca.html
Entretien avec Bertrand Delanoë, maire de Paris, amoureux de Bizerte, ami de Ben Ali.
O. K. : Monsieur Delanoë, votre ami Ben Ali est fâché contre vous. Vous le savez ?
B. D. : Je ne vous crois pas. Ben Ali est notre ami. Peut-être est-ce la Régente de Carthage qui est fâchée contre moi ?
O. K : En tout cas vous avez fâché le régime tunisien parce que vous aviez défendu une tête brûlée, Taoufik Ben Brik.
B. D. : Mais qui dirige ce régime ?
O. K. : C’est un secret d’État. Même la CIA, la DGSE et le FSB sont incapables de dire qui dirige la Tunisie actuellement.
B.D. : Mais qui a donné l’ordre d’arrêter Taoufik Ben Brik ?
O. K. : Tout ce qu’on sait c’est que l’ordre vient du Palais de Carthage mais il ne porte aucune signature !
B. D. : C’est étrange, c’est déroutant.
O. K. : En effet mais soyez sûr d’une chose: Bizerte ne vous accueillera pas à bras ouverts l’été prochain. Sauf changement de régime, bien sûr.
B. D.: Voudriez-vous m’accompagner à l’église Notre-Dame ?
O. K. : Pour quoi faire ? Je l’ai déjà visitée.
B. D. : Je voudrais y allumer un cierge et adresser une prière à Jésus: " O Seigneur, ne me prive jamais de mes vacances à Bizerte !"
O. K. : Vous êtes devenu croyant ?
B. D. : Je suis prêt à croire en Dieu, Allah, Yahvé, Jésus, Mahomet, Moïse, Bouddha, Shiva et même Hari Krishna pourvu que je ne rate pas mes vacances à Bizerte en 2010 !
Faits de société
lundi 02 novembre 2009
Relation suspecte
Ce couple d’étudiants n’attira guère l’attention du réceptionniste de l’hôtel sur leur attitude suspecte, et pour cause : Chacun s’est présenté, pour réserver, une chambre, sans donner l’impression qu’ils étaient venus passer la nuit ensemble.
Jusque-là, rien d’anormal.
Après un bon dîner en ville, ils passèrent le début de la soirée ensemble au snack de l’hôtel.
Mais cette fois-ci il suscitèrent les doutes du personnel de l’hôtel, d’abord par leur attitude pendant qu’ils se désaltéraient au snack , mais surtout lorsqu’ils se dirigèrent en même temps vers leurs chambres. Car quelque temps plus tard, un membre du personnel de l’hôtel, à l’œil vigilant, put constater, que le jeune homme, quitta furtivement sa chambre, pour aller chez la jeune fille.
Il alerta alors la police qui, au cours d’une descente surprise à l’hôtel, fit irruption dans la chambre de la jeune fille, pour surprendre les deux étudiants dans une attitude, dont le moins qu’on puisse dire, était bien équivoque.
En, effet ce délit étant une infraction d’habitude il faut , pour qu’il soit établi, que les accusés soient habitués à ce genre d’activité.
Aussi écopèrent-ils, par le tribunal de première instance, de 6 mois de prison chacun.
Ahmed YOUNES
Source: Le Temps, quotidien de cheikh Sakhr Matri, propriétaire de Radio Zitouna, de télé Zitouna, de la banque islamique Zitouna et d’une villa à Wesmount, Montréal.
http://www.letemps.com.tn/pop_article.php?ID_art=35071
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| Un témoin de notre mémoire qui cautionne notre avenir | |
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La Presse — Du haut de ses 129 ans, il a bravé le poids du temps pour aller voter. Et pas pour n’importe qui, s’il vous plaît. C’est que le père Ali Ben Mohammed Ben Ali Amri, né le 5 octobre 1880 à Aarram de la localité de Mareth (gouvernorat de Gabès), a non seulement tenu à s’acquitter, dimanche dernier, de son devoir électoral, mais aussi à voter Ben Ali.
Avec une lucidité à toute épreuve, il a précisé que c’est pour voter le Président Ben Ali qu’il fait le déplacement et affirmer ainsi, de tout le poids de son âge et ce qu’il représente, le bon choix pour l’avenir de la Tunisie. Geste tout simplement grandiose d’un citoyen qui porte en lui une part de notre histoire et la mémoire d’au moins quatre générations. Geste à haute valeur pédagogique qui s’inscrit dans notre culture plusieurs fois millénaire au sein de laquelle nos aînés jouissent d’un statut privilégié et où leurs actes servent d’exemple. C’est là un enseignement fort instructif dispensé par un vieil homme qui tient encore à donner à ses semblables, a fortiori à ses concitoyens et à son pays, tel un majestueux palmier qui témoigne de la continuité dans le changement devant les jeunes pousses augurant de l’oasis de demain. Source: La Presse de Tunisie , quotidien nord-coréen édité et publié à Tunis. Lien: http://www.lapresse.tn/index.php?opt=15&categ=1&news=103816
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Aujourd’hui c’est Halloween. J’ai vu plein de gens déguisés. Un dictateur arborant un masque de démocrate. Des tortionnaires déguisés en défenseurs des droits huamains. Un mafieux dans les habits d’un pieux. Des plumitifs camouflés en journalistes. L’épouse d’un Parrain dans un accoutrement de marraine d’handicapés et d’orphelins. Des lèche-bottes maquillés en opposants.
Le spectacle le plus marrant fut celui d’une marionnette déguisée en homme politique qui crie hystériquement devant une assemblée de vrais faux journalistes: " Nous n’avons pas de squellette dans le placard ! "
"Je ne me rendrai pas", par Taoufik Ben Brik, opposant tunisien
"Ils veulent que je me rende de mon propre gré. J’entre dans l’antre de Ben Ali et je n’en sors plus". Par Taoufik Ben Brik.
"C’est fait. La convocation est à mon nom. Ma femme -convoquée en premier lieu- n’est plus concernée puisqu’ils sont tombés sur le conducteur, le véritable coupable. Coupable d’avoir agressé une femme(1) ? Oui coupable d’avoir écrit ce que j’ai écrit sur Ben Avi, El Divo, Idi Amin, le dernier Roi d’Ecosse. Des gens me conseillent d’aller au commissariat pour voir de quoi il s’agit. Mais je sais de quoi il en retourne. Ils veulent que je me rende de mon propre gré. J’entre dans l’antre de Ben Ali et je n’en sors plus. Je ne les aiderai pas à me prendre vivant. Qu’ils viennent me prendre. Je me suis assigné à résidence. C’est aussi pénible que leur bagne préhistorique mais au moins comme ça je les toise…, puisqu’ils me cherchent noise. Je sais ce qui m’attend. Je les attends…ZABA , ceux qui vont à la mort te saluent.
Je ne fais confiance ni à la police, encore moins aux juges tunisiens. Ils sont à la solde de Ben Ali. Je ne peux pas énumérer ce que ces deux corps m’ont fait : ils m’ont cassé le bras- d’où mon surnom peau rouge de « bras cassé »-, ils ont terrorisé mes enfants et les ont empêché d’avoir une enfance ordinaire ( ils ont déjà une conscience sociale et politique d’un instit’ à la retraite), m’ont empêché de circuler librement dans le pays et les autres pays, ont pris ma famille en otage, ont mis mes frères en prison, nous ont affamé- aucun membre du clan Ben Brik n’a un salaire, sauf ma sœur Saida, professeur de maths-, me surveillent là où j’y suis, m’ont concocté des procès pipés ici et là-bas (en France), m’empêchent d’écrire, de publier, de vendre mes livres (9 livres sont interdits de séjour en Tunisie), poussent les autres pays arabes à ne pas m’accueillir (je suis interdit de fouler le sol algérien, marocain, libyen, égyptien, libanais, syrien, qatari… ne parlons pas des royaumes du golfe), éloigné de moi mes proches amis (l’avocat Chawki Tabib, le journaliste Ridha Kéfi, l’universitaire Hamdi Hmaidi, le renégat Tahar Gargoura….), mes cousins, mes voisins… interdisent aux cafetiers de me servir (Madrigua, le Platinium, l’Opéra, l’Astragale..) ont fait circuler sur moi des tas d’histoires ( alcoolique, drogué, proxénète, arnaqueur, violeur, voleur, pédophile, pédéraste, séropositif, menteur, voyeur, violent, vendu, plagiaire, fabulateur, sioniste, Franc-maçon, espion à la solde de la France, .d’Israël, baathiste, trotskiste .. et la meilleur : reçoit une tonne d’argent de Ben Ali. Il ne vit pas en Tunisie. Couard.
Je ne leur fais pas confiance parce qu’ils ont volé ma bibliothèque ( des livres dédicacés par Edward Saïd, Mahmoud Dewiche, Gunter Grass, Umberto Ecco, et surtout des livres rares sur la poésie préislamique), les bijoux de ma femme et de ma fille Khadija, mes manuscrits ( Ben Brik au palais, les Chiens, les Imbéciles ), un ordinateur portable offert par Daniel Cohn- Bendit), Ils ont poussé mes alliés à prendre leur distance (Florence Beaugé, Hélène Flautre, Robert Menard, les gens de Marianne, les journalistes algériens, Human Right Watch…) Ils ont fait circuler que je suis un accro des médias (les journalistes qui viennent en Tunisie ne me rendent plus visite), que j’occupe tout l’espace médiatique, un manipulateur, un ingrat, un scélérat (2)…
Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils me traquent comme une bête. Parce qu’ils me gâchent le paysage, parce qu’ils me font vivre dans la fosse des fauves, parce qu’ils n’arrêtent pas de penser à moi, parce qu’ils me rappellent tous mes cauchemars que je ne pourrai élucider, parce qu’ils empêchent Luck La main froide qui est en moi de prendre le large, parce qu’ils ne ma laissent pas le temps pour écrire mes romans, parce qu’ils m’empêchent de jouir de l’enfance de mes enfants, parce qu’ils m’empêchent de voir un film dans une salle de cinéma, d’aller au théâtre, voir un concert, lire un livre, boire un café en paix, siroter une bière., m’enivrer, gouter un bon méchoui, oser la classe, aller au Hammam, au bar du coin, se prélasser au soleil, aller à la mer, rencontrer des gens, voyager à travers les hommes, vivre une idylle, pleurer la mort de ma mère, voir l’humoriste Lamine Nahdi et rire aux larmes.
Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils sont en uniforme, parce qu’ils ont des armes, une armée, des prisons, des tortionnaires, des matons, des mouchards, des palais en Espagne, des banques centrales, des tanks, des bombes lacrymogènes, des sirènes, des costumes noirs, des cravates rouges ocres, des ray bans, des souliers italiens, des enfants obèses, des femmes dodues et laides, parce que je suis pauvre et ils sont riches, parce que je suis démuni et ils sont blindés. Ils sont forts et je suis fragile. Je suis l’œuf et ils sont le mur, la Bête et le Belle… Ils ont un budget de Coca Cola et je n’ai même pas de quoi de m’offrir une noisette, parce qu’ils pillent mon pays, parce qu’ils colonisent mon peuple, parce qu’ils rendent mes « pays » ignorants, parce qu’ils règnent sans légitimité, parce qu’ils sont au pouvoir depuis un quart de siècle, parce qu’ils nous prennent pour des cons, parce qu’ils sont infâmes, parce qu’ils nous font honte, parce qu’ils inculquent à mon peuple la roublardise, la couardise, la débrouillardise, parce qu’ils insufflent la peur, une peur au-delà de la peur. Parce qu’ils n’ont rien à foutre ici. Qu’ils partent d’où ils sont venus. Parce qu’ils doivent disparaître pour qu’on apparaisse. Parce qu’ils ne sont pas à leur place, parce qu’il n’y a pas de place pour deux, parce que l’un de nous est de trop.
Allez au Diable !
Taoufik Ben Brik
(1) La conductrice de la R19 qui m’est rentré dedans et qui a crié à l’agresseur (Lire Ben Ali s’emballe et Zmorda)
(2) Dans la presse du samedi 24 octobre 2009, organe gouvernementale Nizar Ben Saad, un universitaire, écrit, dans une tribune intitulée « Trêve de baliverne » : Présente trompeusement et abusivement par des néocolonialistes à peine déguisé comme écrivain et journaliste indépendant, maquisard passé maître dans l’art de guerroyer avec les mots, stratège de la parole des médias….Plus loin encore, il affirme : « il convient de rappeler ici, que lors de la pseudo grève de la faim de 2000, ce BB, comme un taxi sans compteur, n’a jamais fait un seul jour de grève, en témoignent ses anciens amis… Certains médias se sont d’ailleurs rendus compte de ses magouilles aux relents nauséabonds, n’en déplaise à Daniel Mermet, fort attaché à son ami. »
Source:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20091025.OBS5762/?xtmc=taoufik_ben_brik&xtcr=7
Les indulgences du parquet (extrait)
LE MONDE | 29.10.09 |
Ajaccio, 2009. Affaire Trabelsi
Après le vol à Bonifacio d’un yacht d’une valeur de 1 million d’euros, en mai 2006, les enquêteurs en identifient les auteurs, mais aussi ses commanditaires, Moez et Imed Trabelsi, les neveux du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali. Le juge d’instruction Jean-Bastien Risson les met en examen, demande leur interpellation et exige leur renvoi devant les tribunaux français. Mais le parquet va obtenir que le cas des deux commanditaires soit disjoint et qu’ils soient jugés en Tunisie. "Le 28 juin 1972, la France et la Tunisie ont signé une convention. Les Tunisiens résidant en Tunisie sont jugés en Tunisie. Il appartient à la justice tunisienne, qui n’extrade pas ses ressortissants, d’examiner cette affaire", justifie le procureur Thomas Pison. Fin septembre, les huit auteurs des vols sont condamnés par un tribunal corse. En Tunisie, une information judiciaire vient à peine d’être ouverte contre Moez et Imed Trabelsi. "La justice française a baissé les bras face aux autorités tunisiennes", estime Me Antoine Sollacaro, avocat de l’un des condamnés.
Source:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/29/juge-d-instruction-les-indulgences-du-parquet_1260253_3224.html#ens_id=1258078
Tunisie: Mohamed Soudani disparu depuis une semaine
Mohamed Soudani a été enlevé à Tunis le soir du jeudi 22 octobre 2009 à sa sortie de l’hôtel Africa. Un groupe de flics l’attendait devant l’hôtel après avoir rencontré deux journalistes de RFI et de radio Montécarlo venues couvrir les élections de dimanche dernier. Depuis, ses proches et ses avocats n’ont aucune nouvelle de lui. Ils expriment leurs vives inquiétudes quant au risques de torture et de mauvais traitements dont il pourrait être victime. Souvent ce genre de cas de disparition s’accompagne de torture et de mauvais traitements.
Mohamed Soudani est membre du bureau fédéral de l’union générale des étudiants de Tunisie (UGET) de la faculté des sciences économiques et de gestion de Mahdia. Il a été renvoyé des études, arrêté et condamné à plusieurs reprises à cause de ses activités syndicales. Sa dernière condamnation date du 16 juin dernier, il a écopé d’une peine 2 mois de prison ferme qu’il a purgée. Il avait entamé, avec 4 de ses camarades, le 11 février 2009 une grève de la faim qui a duré 58 jours pour exiger leur réintégration dans leurs études.
Tunisie: Procès du syndicaliste étudiant Zouhair Zouidi
Le procès de Zouhair Zouidi, syndicaliste étudiant au sein de l’UGET, aura lieu demain jeudi 29 octobre 2009.
Zouhair a été arrêté et écroué le 16 octobre 2009 alors qu’il quittait la cité universitaire des étudiantes de Manouba (banlieue de Tunis) où avait lieu un sit-in pour le droit au logement universitaire (voir communiqué de la LTDH daté du 20 octobre 2009).
Zouhair Zouidi a déjà été condamné par le passé à cause de ses activités syndicales. Le 24 décembre 2008, il a été condamné en appel en compagnie de son camarade Anis Ben Fraj à 4 mois de prison ferme.
Tunisie: Enlèvement du journaliste Slim Boukhdhir
Le journaliste Slim Boukhdhir, correspondant du site internet (www.alarabiya.net) de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabya, a été enlevé devant chez lui en début de soirée. Ses ravisseurs lui ont bandé les yeux et l’ont embarqué de force à bord d’un véhicule. Ils l’ont sauvagement tabassé, lui ont enlevé ses chaussures et ses vêtements avant de l’abandonner presque nu au parc du Belvédère en plein centre de Tunis. Slim Boukhdhir souffre de plusieurs blessures et d’une fracture au nez suite à cette agression.
Slim Boukhdhir a été privé de ses droits les plus élémentaires et agressé à plusieurs reprises à cause de ses articles critiques vis à vis du régime de Ben Ali. Le 4 décembre 2007, il a été condamné à 1 an de prison ferme et 5 dinars d’amende dans le cadre d’une affaire montée de toute pièces («outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions», «atteinte aux bonnes mœurs» et «refus de présenter sa carte d’identité aux forces de l’ordre»). Il a été libéré le 21 juillet 2008, soit 4 mois avant le terme de sa peine, suite à une campagne de solidarité internationale.
Dr Hatem Achache
