UncategorizedOctober 19, 2006 8:37 pm
En rentrant de Jamaïque le 12 juin dernier, j’ai été subjugué par les yeux verts d’une douanière de l’Aéroport de Toronto. A 3 heures du matin elle m’a posé une question qui a accéléré mon rythme cardiaque:
- Avez-vous quelque chose à  déclarer?
- Oui, je voudrais déclarer mon amour.
Elle a ouvert machinalement le guide des taxes douanières.
- Un amour ou une amourette? Si c’est une amourette pas de taxes.
-Non, un amour. Un grand amour même.
- Neuf ou usagé?
- Un grand amour flambant neuf. Surtout flambant.
- Dans ce cas il y a une taxe de neuf pour cent.
- Je peux payer en livres?
- Vous pouvez payer en livres, en dollars ou en euros.
J’ai ouvert mon sac et je lui ai donné "L’opéra des quat’sous" de Brecht, "Histoire des Francs" de Grégoire de Tours et "Banco" d’Henri Charrière.
Elle m’a dit:
- Il manque encore trois livres.
Alors je lui ai donné tout ce qui me restait: "Le Capital" de Marx, "L’argent" de Zola et un "Conte suisse inédit".
- Maintenant le compte est bon.
Je lui ai répondu en clignant de l’oeilemoticon:
- Les bons contes font les bons amis…

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