Humour& humeursOctober 20, 2006 9:32 pm

On les attendait, elles sont là !!!

Voici les dernières perles reçues le 2 mars 2004.
C’est devenu une tradition : régulièrement, le centre de documentation et
d’information de l’assurance publie les bévues les plus amusantes trouvées dans le
courrier des assurances.
L’orthographe, le vocabulaire et la grammaire sont d’origine…

Je vous serais obligé de m’adresser le courrier concernant mon accident à un de mes
amis M. …. Car, pour la passagère blessée, ma femme n’est pas au courant, et il
vaut mieux pas. Je compte sur votre compréhension pour ne pas déshonorer un honnête
père de famille.

Il faut dire à ma décharge que le poteau que j’ai buté était caché
par l’invisibilité du brouillard.

Ma voiture gênant la circulation, un portugais m’a aidé à la mettre sur le trottoir,
ainsi que ma femme qui rentrait de son travail.

Je désire que ma voiture soit utilisable accidentellement par mes enfants majeurs
considérés comme novices.

En qualité du plus mauvais client de votre agence (neuf accrochages en 1 an), je
vous demande d’avoir le plaisir de résilier mon assurance auto avant la date
d’échéance.

J’ai été victime d’un accident du travail alors que je faisais la sieste sous un
pommier.

J’ai été blessé par une dent de râteau qui m’est tombée sur le pied. La dent était
accompagnée du râteau.

Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l’ai dépassé m’a suivie,
c’est alors qu’elle m’a choquée en plein derrière et m’a forcé par la choquer moi
aussi le derrière de celle qui était
devant.

Circonstances de l’accident : est passé à travers une porte vitrée lors de
l’opération "portes ouvertes" de l’entreprise.

En avançant, j’ai cassé le feu arrière de la voiture qui me précédait. J’ai donc
reculé, mais en reculant j’ai cabossé le pare-chocs de la voiture qui me suivait.
C’est alors que je suis sorti pour remplir les constats, mais en sortant j’ai
renversé un cycliste avec ma portière.
C’est tout ce que j’ai à déclarer aujourd’hui.

J’ai heurté une voiture en stationnement et je me suis bien gardé de me faire
connaître auprès de l’automobiliste. J’espère que vous serez content et que vous
pouvez faire un petit geste en m’accordant un bonus supplémentaire.

Je vous demanderais de ne tenir aucun compte du constat amiable. Vous comprendrez en
effet que je fus brusquement pris d’une émotion subite: arrière défoncé, présence de
la police, choc
psychologique, tout concourrait à ce que je mette des croix au hasard.

Vous savez que mon taxi est transformé en corbillard et que je n’y transporte que
des morts. Mes clients ne risquant plus rien, est-il bien nécessaire que vous me
fassiez payer une prime pour le cas ou ils seraient victimes d’un accident?

Depuis ma chute, je ne peux plus me déplacer. Veuillez m’indiquer la marche à suivre.

Vous me dites que d’après le Code Civil, je suis responsable des bêtises de mes
enfants. Si c’est vrai, les personnes qui ont écrit cela ne doivent pas avoir, comme
moi, neuf enfants à surveiller.

J’ai heurté brutalement l’arrière de la voiture qui me précédait. Mais grâce à mon
casque, ma blessure au poignet est sans gravité

Chacun des conducteurs conduisait sa voiture.

Vous m’écrivez que le vol n’existe pas entre époux. On voit que vous ne connaissez pas
ma femme.

Le camion s’est sauvé précipitamment sans montrer ses papiers.

Je suis étonné que vous me refusiez de payer cet accident sous prétexte que je ne
portais pas mes lunettes comme indiquées sur mon permis. Je vous assure que ce n’est
pas ma faute si j’ai renversé ce cycliste : je ne l’avais pas vu.

Je vous témoigne mon grand mécontentement vous mettez tellement de temps à me
rembourser mes accidents que c’est toujours avec celui d’avant que je paye les
dégâts de celui d’après, alors n’est-ce pas que ce n’est pas sérieux de votre part.

Le cycliste zigzaguait sur la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, avant que je
puisse le télescoper.

Ne pouvant plus travailler à la suite de mon accident, j’ai du vendre mon commerce
et devenir fonctionnaire.

En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce
dernier.

Puisque vous me demandez un témoignage précis, je vous dirai qu’a mon avis c’est le
monsieur qui a tort, puisque la dame a raison.

J’ai tapé un trottoir en glissant sur une plaque de verglas et j’ai cassé ma gente
et mon bras gauche

Vous me dites que Mlle X réclame des dommages intérêts sous prétexte qu’elle a été
légèrement défigurée après l’accident. Sans être mauvaise langue, il faut bien
avouer que même avant l’accident, cette malheureuse n’avait jamais éveillé la
jalousie de ses concitoyennes.

Malgré ma fracture au poignet, j’ai pris mon courage a deux mains.

Je ne suis pas responsable du refus de priorité puisque je n’avais pas vu venir la
voiture, vous pensez bien que si je l’avais vue je me serais arrêté.

Depuis son accident, ma femme est encore pire qu’avant. J’espère que vous en
tiendrez compte.

Ils m’ont trouvé 2,10
grammes d’alcool dans le sang et ils vont me condamner. Sur 6 à 8 litres de sang
qu’on a dans le corps vous avouerez que c’est pas tellement (personnellement
j’aurais cru que j’en aurais eu plus).

A votre avis, est-il préférable d’acheter un chien méchant qui risquera de mordre
les gens mais protégera votre maison contre les voleurs ou de garder mon vieux
toutou. Je vous pose la question parce que de toutes façons c’est vous qui paierez
les pots cassés, soit en indemnisant les blessés, soit en remboursant les objets
volés.

Je vous ai fait remarquer que ce croisement est très dangereux vu qu’il y a deux
routes qui se coupent juste à cette place là.

Je n’avais pas vu la voiture arriver et quand je l’ai vue je n’ai plus rien vu.

Pour les blessures de ma femme je vous envoie ci-joint le certificat que j’ai pu
arriver à avoir par mon docteur. Je les mets donc sous
réserves en attendant que vous m’écriviez combien elles peuvent me rapporter environ.

Je débouchais d’un chemin à une vitesse approximative de 100 et voilà que je heurte
un arbre. L’arbre m’a injecté de ma voiture alors que la voiture a continué toute
seule avec la jeune fille que j’étais sorti avec.

Translations 8:11 pm


WELTWOCHE Nr. 30/99, 29.7.1999

(Hebdomadaire suisse de langue allemande)

«Vous devez oublier que vous avez des droits»


La féroce dictature du Président Ben Ali est cachée par un voile fait de modernité et d’un faste digne des mille et une nuit. Pourtant la Tunisie est le royaume des indicateurs, des policiers et des tortionnaires.

 

 

Annegret Mathari

En quittant tôt le matin son domicile, Taoufik Ben Brik a été appréhendé par des policiers en civil. Il venait de publier dans un journal français un article décrivant les méthodes musclées de la police tunisienne. Les policiers l’ont conduit au Secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Mohamed Ali Ganzaoui. Pendant cette audience forcée, qui se déroula dans une ambiance de feinte politesse, le Secrétaire d’Etat demanda au Journaliste de changer de métier et lui accorda un délai de trois jour pour présenter une proposition. Il alla jusqu’à lui offrir son aide pour dénicher un poste, chez une banque par exemple.

Ben Brik sait à quoi s’en tenir: «Changer de métier? Prisonnier peut-être.» Depuis la police le suit comme son ombre, de jour comme de nuit, pour l’intimider. Le 20 mai il a été tabassé par des policiers, quelques jours plus tard, sa maison a été fouillée et il a été interrogé pendant de longues heures. Lorsqu’il voulut prendre l’avion pour participer à une conférence en Suisse, la police des frontières lui confisqua son passeport.

Ben Brik n’est qu’un cas parmi d’autres dans ce pays policier qu’est la Tunisie. Le Président Zine el-Abedine ben Ali répète à qui veut l’entendre que son pays n’a pas de prisonniers politiques. Le régime essaye par tous les moyens de soigner son image à l’étranger. «Les opposants politiques du régimes ne sont pas reconnus comme tels », dit un ancien fonctionnaire.

TOUS LES SERVICES VEULENT MONTER LA GARDE

Abdelmajid Sahraoui, secrétaire général adjoint de l’UGTT, a perdu son travail car il a osé critiquer le secrétaire général Ismail Sahbani, un homme du Président. La centrale syndicale, qui constituait autrefois un contre-pouvoir au régime, est aujourd’hui totalement contrôlée par lui. Les partis qui siègent au parlement à côté du RCD ne sont que des marionnettes .

Chaque voix dissidente est automatiquement étouffée. Les huit quotidiens, qu’ils soient en français ou en arabe, utilisent la même langue de bois. La peur règne dans toutes les rédactions. Le«Committee to protect Journalists» range le Président Ben Ali parmi les dix premiers ennemis de la liberté de presse.

Depuis le coup d’état du Général Ben Ali , survenu il y a douze ans, la police est devenue la plus importante institution de l’Etat et ses effectifs ont été multipliés par quatre. En outre, des milliers d’indicateurs ont été recrutés. Des comités de quartier quadrillent la société. Les Tunisiens ont appris a faire attention à ce qu’ils disent au téléphone et à ce qu’ils envoient par fax. L’inculpation de Khemais Chammari et sa condamnation à cinq ans de prison reposent sur un fax qu’il a envoyé.

Les représentants de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH ) reçoivent leurs visiteurs dans un cabinet médical car leur siège officiel est continuellement encerclé par des policiers de la Sûreté de l’Etat et des autres service de sécurité. Selon ces militants des droits humains, ils ont demandé au Ministre de l’Interieur de réduire le nombre des flics. Sa réponse était laconique: tous les services voulaient envoyer leurs hommes.

Depuis le milieu des années 90 le régime a renforcé son arsenal répressif . «On amène les gens à intérioriser leur peur», déclare un militant des droits humains. «Il ne s’agit pas de nier ses droits au peuple. Il doit oublier que ces droits existent.»

Deux années durant, la police exerçait des pressions sur Kheria Chahbania pour qu’elle demande le divorce de son mari, réfugié à l’étranger . Plusieurs fois elle a été incarcérée. Pourtant elle tient tête aux autorités. D’autres femmes plient sous la pression. Le divorce forcé est une des pratiques courantes du régime.

L’avocate et militante des droits humains Radhia Nasraoui était au banc des accusés le 10 juillet à côté de vingt autres co-inculpés, étudiants appartenant à la légale UGET. Deux mois auparavant elle était leur défenseur . Elle a soulevé la question de la torture, ce qui lui a valu l’inculpation. 130 avocats ont assuré sa défense. Des diplomates et des représentants d’organisations internationales des droits humains ont assisté au procès. La présidente du conseil de l’ordre des avocats français dit: «Le seul motif pour ces tracasseries est son engagement pour le respect des droits fondamentaux.»

Radhia Nasraoui a, 23 ans durant, fait preuve d’un courage exemplaire lors des procès politiques . Elle agace le régime parce qu’elle défend des prisonniers de toutes les couleurs politiques, qu’ils soient islamistes, démocrates ou communistes. Même Khemais Ksila, vice-président de la LTDH, est son client. Il a été condamné à trois ans de prison ferme à cause de ses critiques publiques du régime. La veille du procès Ksila des hommes en uniforme ont pour la troisième fois forcé la porte du cabinet de Nasraoui, ont volé ses dossiers, son ordinateur et son fax. «Il est difficile de travailler avec la peur au ventre », dit l’avocate. Elle lança un appel à la police politique pour qu’elle cesse le harcèlement de sa fille Oussaïma (10 ans) qui a subi un choc lors d’une agression perpétrée par un flic. Radhia Nasraoui a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis.

Lorsque en 1987 Ben Ali réussit son coup d’état , un espoir était né. La Tunisie ratifia la convention internationale contre la torture et supprima la Cour de la Sûreté de l’Etat . Des centaines de prisonniers politiques ont été libérés. Plusieurs partis ont été légalisés. Seul le POCT et le parti Ennahdha restaient illégaux. Lors des élections de 1989 la Ennahda a soutenu les listes indépendantes, qui obtinrent 17%. Mais Ben Ali , réélu à 99,27 %, alloua à son parti tous les sièges du parlement et initia une chasse aux sorcières pour éradiquer les islamites. Des milliers de prisonniers ont été tenus au secret et torturés. «Pas de démocratie pour les ennemis de la démocratie», déclare le régime, qui ne concède pas la moindre démocratie ou liberté d’opinion.

Même les démocrates voulait une démocratie sans islamistes. Ils étaient les suivants sur la liste des prisonniers. Depuis 1992 tous les courants politiques sont réprimés. Les hommes d’affaires comme intellectuels craignent que la répression et le chômage ne mènent à une explosion sociale similaire à celle qu’a connu l’Algérie en 1988.

En novembre dernier le Comité de l’ONU contre la torture adressa des critiques sévères à l’encontre du gouvernement tunisien. Cela dément la façade démocratique du régime. De nombreux témoignages démontrent que la torture est une pratique courante en Tunisie.

Le mouvement démocratique se réveille après une longue léthargie. 33 personnalités, militants des droits humains, démocrates, gens de gauche et syndicalistes ont créé «Conseil National pour les Libertés en Tunisie» (CNLT). «On s’habitue à la peur.», dit un activiste. «Aujourd’hui les gens commencent à parler de la répression.»

Moncef Marzouki, président du CNLT, a été arrêté le 5 juin par les policiers et interrogé pendant deux jours au Ministère de l’Intérieur. Comme le dit un ancien ministre de la justice: «La caractéristique du système politique du Président Ben Ali est la suivante : c’est l’Etat lui-même qui constitue la société civile.»

 

Annegret Mathari

Journaliste, elle vit à Zürich

 

 

[traduit de l’allemand par O.K.]

Uncategorized 8:06 pm
Candide et Panglosse visitent un grand centre d’achats à Tunis. Une foule immense, qui se bouscule, est en train de remplir d’immenses chariots par des quantités immenses de nourriture.
Candide est interloqué: 
- Dis-moi, Panglosse, il y a des nouvelles d’une guerre imminente en Tunisie?
- Non. Les gens ont peur qu’il y ait une pénurie de nourriture pendant le mois de ramadan.
- Et pourquoi y a-t-il risque de pénurie pendant le ramadan?
- A cause des stocks énormes de nourriture que les gens accumulent quelques jours avant le début du ramadan.
- Et pourquoi accumulent-ils des sctocks de nourriture avant le ramadan?
- Car les gens savent que la consommation augmente de façon vertigineuse pendant le ramadan.
- Et pourquoi la consommation augmente-t-elle pendant le ramadan?
- Car les gens mangent plus que d’habitude pendant le mois du ramadan.
- Et pourquoi mangent-ils plus que d’habitude pendant le mois du ramadan?
- A cause du jeûne…
O.K.
Fiction 7:54 pm


DERNIERE INVENTION TUNISIENNE, LE BADGE DE PRIEUR


 

Le nouveau ministre de l‘intérieur, le docteur Hedi Mhenni a invité aujourd’hui les journalistes tunisiens et étrangers à une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé son nouveau plan pour l’organisation des prières dans les mosquées.

 

Il dit que pour éviter l’anarchie et rationaliser la visite des mosquées, son ministère va délivrer à tous ceux qui en font la demande un badge leur permettant d’accéder à la mosquée la plus proche de leur domicile( le cas échéant, de leur lieu de travail). Dorénavant chaque Tunisien ou résident musulman sur le sol tunisien qui désire fréquenter une mosquée doit remplir une demande de carte de prieur (bitakat moussolli) et la déposer auprès du poste de police ou de la Garde Nationale le plus proche. Le badge portera la photo du prieur, son adresse et le nom de la mosquée choisie. Selon la nouvelle réglementation, le prieur doit obligatoirement choisir la mosquée la plus proche de son domicile ou de son lieu de travail. Si la mosquée indiquée sur son badge n’organise pas de prière du vendredi, le prieur doit demander une carte spéciale  « prière du vendredi ».

 

A partir du 1 juillet 2002, les imams des mosquées seront tenus de s’assurer que tous les prieurs présents à l’intérieur de la salle de prière sont badgés. Chaque imam sera tenu d’expulser tout prieur non badgé ou dont le badge mentionne le nom d’une autre mosquée. Les badges sont strictement individuels et ne peuvent être ni cédés ni prêtés. Si le détenteur du badge décide de cesser de prier, il doit restituer le badge au poste de police le plus proche. Sauf autorisation spéciale du gouverneur, chaque prieur aura droit, pour faire ses cinq prières, à la visite d’une mosquée et une seule. Si la mosquée qu’il fréquente ne célèbre pas la prière du vendredi, un deuxième badge « spécial prière du vendredi » lui sera délivré sur demande. Les touristes musulmans peuvent demander un badge de prieur au poste de police des frontières. Ces badges touristiques de prière seront valables pour toutes les mosquées tunisiennes. Ils doivent être restitués à la police des frontières avant le départ définitif du sol tunisien.

 

Toutes les mosquées seront dotées de machines de pointage. Chaque prieur sera tenu de pointer à l’entrée et à la sortie de la mosquée, A la fin de chaque mois l’imam devra transmettre les fiches de pointage à la brigade de renseignement (firkat al-irchad) dont dépend la mosquée où il dirige les prières. Les étrangers non-résidents seront exemptés de l’obligation de pointage.