UncategorizedOctober 27, 2006 7:14 pm
27.10.2006

TUNISIE

Quand les forces de l’ordre terrorisent l’épouse d’un célèbre défenseur des droits de l’homme

Communiqué commun de l’ACAT-France, l’OMCT, la FIDH et Reporters sans frontières.

Hier soir, jeudi 26 octobre, vers 22 heures, Samia Abbou, épouse de Me Abbou, a été victime d’une démonstration de force de la part des forces de l’ordre tunisienne, visant à la terroriser.

Les faits Samia Abbou et ses enfants (âgés de 10 à 13 ans), accompagnée de la célèbre avocate Radia Nasraoui, rentre chez elle après avoir rendu visite à la famille d’un prisonnier politique dont le fils a été sauvagement agressé mardi 24 octobre. Elle est alors interpellée par des policiers en faction devant son domicile. Opposés à ce que maître Nasraoui entre au domicile de la famille Abbou, une discussion qualifiée de « cordiale » s’engage, avant que deux motards vêtus de noir, vraisemblablement membres d’une unité spéciale (les fameux « Tigres noirs »), ostensiblement armés, se précipitent dans sa direction, extrêmement menaçants.

« Ils étaient armés, terrifiants, nous regardaient moi et mes enfants dans les yeux….j’ai perdu tous mes moyens, j’ai crié très fort… : mais vous êtes fous, que faites vous devant mes enfants ? ». Terrorisée, elle n’a pas osé rentrer chez elle et s’est réfugiée chez des amis militants. Ses enfants ne sont pas allés à l’école aujourd’hui. « J’ai l’impression d’être dans une période de guerre, que mon domicile est occupé, assiégé, je ne peux pas rentrer chez moi ».

Le contexte Le domicile de Samia Abbou est encerclé par un important dispositif policier depuis le mardi 24 octobre. Ce jour-là, à l’occasion de l’Aïd, elle a invité des femmes de prisonniers à lui rendre visite et à observer avec elle une journée de grève de la faim pour protester contre le sort réservé à leurs maris. Des personnes venues se joindre à cette protestation ont été appréhendées et embarquées brutalement par la police à leur sortie en début de soirée. Certaines ont été hospitalisées à la suite de l’interrogatoire auquel elles ont été soumises.

Depuis, la rue à été interdite à la circulation, et seuls les habitants du quartier présentant leur carte d’identité sont autorisés à accéder à leur domicile. Le bâtonnier de Tunis, des membres du conseil de l’ordre des avocats et les amis de Samia ont été empêchés de lui rendre visite.

Le cas Abbou Surnommé "l’avocat de la liberté", Mohammed Abbou est emprisonné depuis le 1e mars 2005 à la prison du Kef (à 170 km de Tunis). Condamné le 29 avril 2005 à trois ans et six mois de prison, à l’issue d’un simulacre de procès, sa peine a été confirmée en appel deux mois plus tard. L’avocat était jugé dans le cadre de deux affaires. Il a été condamné notamment pour la publication sur Internet d’un article dans lequel il comparait les tortures infligées en Tunisie à des prisonniers politiques aux exactions de soldats américains à Abou Ghraib.

Depuis, sa femme, Samia Abbou, se bat inlassablement pour protester contre les conditions de détention terribles de son mari, qui se sont dégradées notamment depuis que son épouse et ses quatre avocats ont organisé, le 2 mars 2006, une manifestation devant sa prison. Samia Abbou et ses enfants sont également victimes de harcèlements constants.

Nos associations demandent fermement aux autorités tunisiennes : ß que cessent les harcèlements sur la personne de Samia Abbou et de sa famille, ß de libérer Maître Abbou dans les plus brefs délais.

-- 

Bureau Internet et libertés / Internet Freedom desk
___________________________________________

Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
TEL: ++ 33 (0) 1 44 83 84 71
FAX: ++ 33 (0) 1 45 23 11 51
internet@rsf.org
www.internet.rsf.org

www.leblogmedias.com (en français)
Read our handbook for bloggers and cyber-dissidents :
http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=542

Consultez notre guide du blogger et du cyberdissident :
http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=527
Uncategorized 7:11 pm

A diffuser au plus large SVP


Quand le régime tunisien ne parvient pas à brimer les femmes et les hommes libres, ils s’en prennent à leurs enfants.

Madame Samia Abbou que l’opinion internationale connaît pour son courage et sa détermination pour dénoncer le régime tunisien qui emprisonne son mari maître Abbou militant des droits de l’homme, s’est habituée à la présence permanente de la police devant sa maison et à ses filatures quand elle la quitte, sans pour autant renoncer un seul instant à son combat.

Seulement, depuis quelques jours le dispositif policier a été revu à la hausse, au point où les enseignants et les élèves de l’école fréquentée par les enfants de madame Abbou s’en inquiètent (l’école se situe à quelques mètres du domicile de la famille Abbou)

Et comme si cela ne suffisait pas, hier vers 22h, alors que  madame Abbou rentrait chez elle avec ses deux enfants accompagnée par maître Radhia Nasraoui, elle a été confrontée à une image digne de celles des scènes de guerre, des individus armés brandissaient leurs armes face à elle, ses enfants mineurs et maître Radhia Nasraoui.

Les protestations de Samia Abbou et de son accompagnatrice n’y ont rien fait, elle a pourtant crié toute son indignation et sa colère face à des policiers que le fait de terroriser des enfants ne semblait point émouvoir !

Samia Abbou a été contrainte de quitter sa maison pour emmener ses enfants effrayés et traumatisés passer la nuit en lieu plus sûr.

Ce dispositif particulier survient deux jours seulement après la journée de grève de la faim et le sit-in des familles des prisonniers politiques en Tunisie organisés justement dans le domicile de Me Abbou.

Jointe par téléphone, (avant que la communication ne soit interrompue !) Samia Abbou a encore affirmé sa détermination à dénoncer les pratiques du régime de Ben Ali, avant d’ajouter qu’elle a, pour la première fois, vraiment peur pour ses enfants, d’ailleurs elle en appelle aux organisations internationales de protection de l’enfance pour les protéger.

Les coordinations :

·         Exigent la libération immédiate et inconditionnelle de Maître Abbou et tous les prisonniers politique en Tunisie.

·         Tiennent les autorités tunisiennes pour responsables de la sécurité de la famille de Maître Abbou et toutes les familles des prisonniers politiques en Tunisie.

·         Demandent le soutien de toutes les organisations internationales et les associations de se mobiliser pour défendre leur cause et augmenter la pression sur les autorités Tunisiennes pour libérer tous les prisonniers politiques en Tunisie.

·         Appellent à la vigilance et souligne leur total soutien à l’action de Me Abbou ainsi qu’à son combat juste et équitable.

Pour Joindre la famille de Me Abbou

Le numéro de Téléphone de Mme Abbou : +216  20 984 225


Genève, le 27 octobre 2006

Pour la coordination pour la libération de Me Abbou
et la coordination de soutien aux familles des prisonniers politiques en Tunisie.
Mounir Dabbour                   + 41 79 711 20 89                  info@tunisieinfo.net

Amis de la liberté et de la démocratie Mobilisons-nous !

[SOURCE: E-MAIL DE MOUNIR DABBOUR]

Uncategorized 2:14 am

Poursuites judiciaires contre Moncef Marzouki

Les autorités tunisiennes viennent d’engager de nouvelles poursuites
judiciaires contre le Dr Moncef Marzouki, président du Congrès pour la
république (CPR) le 17 octobre 2006 auprès du doyen des  juges
d’instruction (affaire n° 6705/1) pour «incitation de la population à violer les
lois du pays» en vertu des articles 42, 44 et 72 du code de la presse.

L’instruction a été engagée suite à une interview que Moncef Marzouki a
donnée à la chaîne qatarie Aljazeera le 14 octobre courant sur
certaines questions au cœur du débat politique tunisien.

Les passages incriminés concernent un  appel à manifester pacifiquement
pour le respect des libertés publiques en Tunisie et un appel à une
campagne de désobéissance civile pour l’instauration de la démocratie.

Rappelons que cette action judiciaire vient dans un contexte marqué par
le harcèlement d’opposants, comme ce fut le cas en septembre dernier
pour Hamadi Jebali, dirigeant d’Ennahdha - fallacieusement poursuivi pour
«corruption de gardien de prison» - et Ali Larayedh, ancien porte
parole d’Ennahdha, convoqué au ministère de l’Intérieur et interrogé toute
la journée du 19 octobre puis menacé de retourner en prison.

Le CNLT
- Considère que le Dr Moncef Marzouki est poursuivi pour avoir exprimé
une opinion et pour avoir exercé son droit à intervenir dans le débat
national en tant que chef d’un parti politique, liberté garantie par les
lois du pays ainsi que tous les instruments internationaux.

- Il s’inquiète de cette criminalisation de toute contestation
pacifique des choix officiels.

- Il demande que cesse cette criminalisation de l’action politique
pacifique et exige l’annulation immédiate des poursuites contre le
président du CPR, Moncef Marzouki.

** OLPEC est responsable de toute information contenue dans ce
message**

Source: e-mail d’IFEX Action Alert Network alerts@ifex.org