Dépêche de la TNA (TUNeZINE NEWS AGENCY) datée du 15 août 2006
La poétesse refuse la bassesse
mercredi 30 août 2006, par Omar Khayyâm



Dans le cadre de la célébration de la fête de la Femme et du cinquantenaire du Code du statut personnel, la Première Coiffeuse de Tunisie Leïla Trabelsi, a présidé une cérémonie, organisée samedi soir au Centre inculturel d’Hammamet, au cours de laquelle elle a, notamment, remis le Prix de la meilleure production médiatique traitant de la femme arabe.

Pour la presse écrite, c’est Madame Amel Moussa de Tunisie qui a été forcée à recevoir ce Prix dans sa première session. Priée de livrer ses premières impressions durant la cérémonie, la poétesse, écrivaine et journaliste, Amel Moussa, a improvisé un poème qui a glacé le sang de l’épouse du général Zaba et lui a causée un évanouissement presque instantané. En voici la version française intégrale :

Je suis écrivaine et poétesse
Qui dénonce toute bassesse

Je ne suis point achetable
Sinon mon âme irait au diable

Ce prix me salit et déshonore
Même s’il vaut mon poids en or

Tant que Abbou est en prison
Pour moi ce prix est du poison

Si à le recevoir on m’oblige
Il y a une chose que j’exige

Je le dédie à Abbou et sa femme
Cette mère-courage et grande dame.

(poème traduit fidèlement de l’arabe par O.K.)