UncategorizedDecember 8, 2006 8:05 pm
TNA, vendredi 8 décembre 2006
Tunis confirme les agresions contre des défenseurs des droits de l’Homme
TUNIS - Les autorités tunisiennes ont confirmé vendredi que des agressions ont été commises contre des défenseurs de droits de l’Homme qui envisageaient de rendre visite la veille à un avocat emprisonné.
L’organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé jeudi le "harcèlement" envers l’épouse de Me Mohamed Abbou, un opposant Moncef Marzouki, un journaliste Slim Boukhdir et un avocat Samir Ben Amor, qui avaient souhaité se rendre à la prison du Kef (170 km à l’ouest de Tunis), où est détenu l’avocat.
"Selons les témoignages concordants émanant de ces militants et rapportées honnêtement, après les vérifications d’usage, par une ONG qui n’a aucun parti pris contre la Tunisie, des actes de violence et des agressions physiques ont été malheureusement enregistrées" , a-t-on indiqué de source officielle.
RSF avait indiqué dans un communiqué que Mme Abou et ses amis avaient été retenus à un barrage routier par des policiers et qu’ils avaient "ensuite été agressés à deux reprises par des groupes de jeunes, sous le regard de la police".
Les autorités tunisiennes ont indiqué que l’épouse de l’avocat et ses amis avaient, pourtant, demandé "les autorisations administratives nécessaires" pour aller à la prison.
Me Abbou, a-t-on ajouté de source officielle, reçoit très irrégulièrement ses avocats, ainsi que les membres de sa famille. Une délégation du Comité international de la Croix-Rouge a rendu visite à ce prisonnier d’opinion le 14 février dernier.
RSF a demandé la libération de l’avocat condamné en 2005 à un an et demi de prison pour "diffamation des autorités judiciaires et diffusion de fausses nouvelles" pour un article sur l’internet où il comparait les tortures infligées en Tunisie aux exactions de militaires américains dans la prison irakienne d’Abou Ghraib.
L’avocat a aussi été condamné à deux ans de prison pour "coups et blessures volontaires" dans une seconde affaire relative à une plainte déposée par une avocate, marionnette notoire du régime, ayant fait valoir une incapacité physique permanente de 10%, a-t-on rappelé de source officielle anonyme.
