(EXTRAIT DU RAPPORT ANNUEL DE LA FIDH - 14/03/2007)

http://www.fidh.org/IMG/pdf/FIDH-imp_Maghreb.pdf

 

En Tunisie, même si la vie associative et le développement de la

société civile sont des thèmes récurrents du discours des autorités, qui

se félicitent de l’existence de 8 000 associations, un grand nombre

d’associations indépendantes de défense des droits de l’Homme ne

sont toujours pas reconnues, telles que le Conseil national pour les

libertés en Tunisie (CNLT), l’Association internationale de soutien

aux prisonniers politiques (AISSP), l’Association de lutte contre la

torture (ALTT), le Centre tunisien pour l’indépendance de la justice

et des avocats (CIJA), le Rassemblement pour une alternative internationale

de développement (RAID-Attac Tunisie), le Syndicat des

journalistes tunisiens (SJT) ou encore l’Observatoire pour la défense

des libertés de la presse, de l’édition et de la création (OLPEC). En

outre, l’acharnement des autorités en vue d’empêcher à tout prix la

tenue du congrès de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme

(LTDH), depuis août 2005, est venu témoigner de la volonté du pouvoir

d’asphyxier l’organisation. En dépit de plusieurs signes extérieurs

de "bonne conduite", comme le projet de création d’une "Journée

nationale des associations" ou le financement d’organisations dites

indépendantes – mais toujours très liées au pouvoir –, il apparaît donc

clairement que les autorités n’entendent pas relâcher la pression sur la

société civile.

Entraves à la liberté d’expression

En 2006, il est resté difficile de dénoncer les violations des droits

de l’Homme, et la répression s’est notamment traduite par des arrestations

et détentions arbitraires, des poursuites judiciaires, ainsi que

par de multiples entraves à la liberté de mouvement des défenseurs.

 

SOURCE:

http://www.fidh.org/IMG/pdf/FIDH-imp_Maghreb.pdf