Leïla et le 3919
vendredi 23 mars 2007 par Abou Idyl
On avait perdu de vue la douce Leïla, Première dame de Tunisie. Et pour cause…

Bakchich : Alors, Leïla ; on t’a vu le 15 mars dernier donner le coup d’envoi au Programme national d’aide aux handicapés. Pourtant pendant plus de 10 jours, il n’y avait aucune trace de toi. etais-tu souffrante ?

Leïla Ben Ali : Si on peut dire. En fait, j’étais surtout mal en point. Et, de toute façon, je n’étais pas à Tunis…

Bakchich : Pourquoi mal en point ? Où étais-tu ?

Leïla Ben Ali : Laisse tomber, c’est de l’histoire ancienne à présent…

Bakchich : Mais il faut nous dire car les rumeurs les plus folles avaient couru concernant ta disparition…

Leïla Ben Ali : Et que raconte-t-on ?

Bakchich : Que tu as eu une violente dispute avec ton mari…

Leïla Ben Ali : C’est vrai…, mais encore…

Bakchich : Qu’il t’aurait frappée et même bien arrangée, comme l’on dit

Leïla Ben Ali : Oui…

Bakchich : Et que tu as pris ton bébé et tu es allée à Dubaï, chez ton amie la princesse des Emirats.

Leïla Ben Ali : Mais vous savez tout ; je ne peux rien ajouter…

Bakchich : Pourquoi tu ne t’es pas réfugiée en France ? Ici au moins il y a un numéro vert SOS femmes battues ; c’est le 39 19 ?

Leïla Ben Ali : Mais ce n’est pas nouveau. Ce n’est pas la première fois qu’il lève la main sur moi. Après, il regrette et vient pleurnicher dans mes bras. Pourtant, je croyais que ma mère Sainte Hajja Nana avait réglé ce problème de sa violence en consultant des voyants et parmi les meilleurs. Mais rien n’y fait. Si je lui tiens tête, il devient hors de lui. Il faut toujours le prendre en douceur mon Zinou ; il est si fragile…

Bakchich : Et maintenant ça va mieux ?

Leïla Ben Ali : Oui jusqu’ à la prochaine tempête. Il m’a offert un beau diamant.

Bakchich : Et pourquoi tu n’as pas déposé plainte contre lui ?

Leïla Ben Ali : Auprès de qui ?

Bakchich : Kadhafi, par exemple

Leïla Ben Ali : Non ! Laisse tomber. Zinou ne respecte rien. Il y a deux ou trois ans, on devait aller au Portugal. Le matin même de notre départ, alors que nous étions officiellement attendus à Lisbonne, il m’a tabassé sur la route de l’aéroport. J’ai dû quitter le cortège officiel et retourner au Palais car je ne pouvais voyager avec un oeil au beurre noir. Qu’aurait-on dit de notre pays en me voyant cabossée comme je l’étais ?

Bakchich : Et tu le supportes toujours ?

Leïla Ben Ali : Il faut bien que je nourrisse ma mère, mes 10 frères et soeurs, mes neveux et mes nièces…

 

SOURCE:

http://www.bakchich.info/article939.html

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