L’étrange cas de Mme K. Le cas de Mme Faiza Kefi est très intéressant pour les psychiatres tunisiens et italiens. Une Tunisienne qui a la nationalité et le passeport italiens qu’attend-elle pour "brûler" vers l’Italie? En effet la mère de Mme Kefi est italienne et de ce fait elle a automatiquement droit à la nationalité italienne. Même le Tunisien le plus arriéré mental ayant le passeport italien, n’hésiterait pas une seule seconde avant de "brûler" vers le pays de la dolce vita. Certains crétins diront ": Mais quand même elle était ministre et maintenant elle est ambassadrice. Qu’irait-elle chercher en Italie?" Ces crétins oublient la signification du mot "dignité". Je préfère être pêcheur sur une embarcation de Catania en Sicile que ministre en Tunisie. Pensez seulement au nombre de "gifles" qu’a dû encaisser Slaheddine Maaoui en une seule année. Dur, dur d’être ministre en Tunisie: ton courrier est ouvert par la police politique, ton téléphone est toujours sur écoutes et Big Brother te suit partout. Je connais quelqu’un qui a un ami ministre de Ben Ali. Il m’a dit que lorsqu’ils veulent parler librement, le ministre met le volume de sa chaîne stéréo au maximum pour brouiller les micros de la Dakhilia (Petit clin d’œil à nos amis de la Sûreté de l’État: Perfectionnez vos micros, certains ministres sont en train de déjouer vos plans!). O.K.
INTERVIEW DE ZABA (2001) Incroyable mais vrai: Le jour où j’avais rendez-vous avec ZABA pour l’interviewer a coïncidé avec la publication, par le journal Le Monde [novembre 2001], d’un article relatant la rupture entre Kamel Letaief (l’ex-« président bis ») et le Président.
O.K. : Alors Zaba, ton ami Kamel n’a pas été très tendre avec toi ?
ZABA : Le salaud, le traître, l’ingrat, je vais le couper en morceaux et le dissoudre dans un bain d’acide…(ZABA était tellement en colère qu’il ne pouvait plus parler).
O.K. : Mais c’est grâce à lui que tu es présidant aujourd’hui. C’est lui qui t’a monté de toutes pièces. Ce n’est pas par hasard si on l’a appelé le « président bis » après le 7 novembre ?
ZABA : Il t’a montré ses dossiers secrets ?
O.K. : Ses dossiers secrets sont gardés chez un avocat en Suisse mais j’ai lu « Notre ami Ben Ali ».
ZABA : Lorsque j’ai lu cet article du « Monde » j’étais tellement furieux contre lui que j’ai vidé toute une bouteille de whisky en moins d’une heure.
O.K. : Tu es en train de perdre tes amis un à un : Baccouche, Sahbani, Charfi etc. et maintenant c’est ton « manager » que te quitte.
ZABA : Oui, t’as raison. J’ai l’impression que tout mon passé m’est jeté à la figure en ce moment. Je n’ai plus d’amis, les RG [Renseignements Généraux] me disent que je suis de plus en plus impopulaire et mes proches sont en train de vider le pays de ses richesses.
Je sais tout. Je suis l’homme le plus renseigné en Tunisie. Hélas, c’est trop tard !
O.K. : Tu me fais parfois pitié. On t’a mis sur scène pour jouer un rôle trop fort pour toi. Gilles Perrault t’a comparé à un « voyou de sous-préfecture ». Es-tu conscient de ta nullité ?
ZABA : J’en suis conscient en j’en souffre aussi. Mais si je quitte le pouvoir maintenant, on va me jeter en prison. Je dois le garder par tous les moyens. Je n’ai pas de choix.
O.K. : En plus c’est toute la base qui te réclame Président pour l’éternité.
ZABA : Tu as été intoxiqué par ma propagande ou quoi ? De quelle base parles-tu ? Si demain je tombe, cette même base va me lyncher.
O.K. : En tout cas moi je suis contre le lynchage, même d’un bourreau comme toi. D’ailleurs je suis contre la peine de mort par principe.
ZABA : Je ne veux pas mourir. Je suis encore jeune, je veux profiter de la vie, je veux savourer ma liberté, mais…
O.K. : Mais quoi ?
ZABA : Je souffre d’insomnie, d’agitation, mon sommeil est perturbé par des cauchemars terribles…
O.K. : Ce sont des esprits agités qui réclament justice.
ZABA : Quels esprits ?
O.K. : Mansouri, Barakat, Ben Zineb et des dizaines d’autres.
ZABA : Si seulement je pouvais oublier tout ça. Je ne les ai pas tués.
O.K. : Non, tu ne les as pas tués mais tu les as fait torturer à mort. Je vois des taches de sang sur tes mains.
ZABA( très agité) : Tu me mets dans l’obligation d’ouvrir une seconde bouteille.
O.K. : Je vois que tu as un point commun avec tes prisonniers politiques : Vous souffrez tous du mal de la bouteille (1), bien que de façons très différentes !
ZABA : Il n’y a pas de prisonniers politiques en Tunisie.
O.K. : Voilà un autre intoxiqué par la propagande benaliste !
ZABA : Changeons de sujet.
O.K. : Tes projets après la retraite ?
ZABA : Quelle retraite ? C’est trop tôt pour parler de ce sujet. Je prendrai ma retraite le jour où j’aurai des cheveux blancs.
O.K. : Qui choisirais-tu comme successeur ?
ZABA (l’alcool commence à avoir de l’effet) : Je n’ai pas de successeur, j’y suis, j’y reste. Je suis immortel, je suis éternel…
O.K. ( filant à l’anglaise) : Je dois déguerpir tout de suite. Je suis, encore une fois, tombé sur un adepte fanatique de la secte benalo-alaouite !
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1- « La bouteille dans l’anus », technique de torture tunisienne.
LE BENALISME EST MORT, VIVE BEN ALI
Le certificat de décès du benalisme sera signé le 26 mai 2002. C’est le peuple lui-même qui constatera la mort naturelle du Changement. Ce sera la fin de Ben Ali telle que nous le connaissons. Un nouveau Ben Ali, notre Sphinx carthaginois, renaîtra de ses cendres. La métamorphose sera complète, totale, intégrale. L’Ere nouvelle aura sa place dans les poubelles. Adieu le 7 novembre, bienvenu le 26 mai. Si le paradis a une date, ce sera le 26 mai 2002. Si vous ne vous croyez plus aux miracles, attendez ce merveilleux jour de mai pour vous convaincre que « Ben Ali est avec vous ». Je prie Dieu matin et soir pour qu’il ne me rappelle pas à lui avant la date fatidique de l’Evénement. Alléluia, Ben Ali est grand !
Dès que je pense à cette date sacrée, une fièvre mystique s’empare de mon corps et de mon esprit. Le jour de la Délivrance est proche, prosternez-vous. Que les Judas, les Antéchrist, les païens se taisent, la jour de la Vérité est proche. Le rêve est plus que possible, il est déjà là. Pas besoin de « I have a dream », puisque « the dream is aready there ». Alléluia, Ben Ali is Great.
Notre avenir est radieux, nos chemins sont éclairés, notre voie est lactée. Je suis déjà ivre des visions du futur : des caves de torture réaménagées en centre de collecte de sang, les draps des prisonniers deviennent en soie, des « bagas » [fourgonnettes] de police transformées en restos mobiles pour démunis et SDF, les Services Spéciaux métamorphosées en Soins et Secours, des centres d’écoutes réorganisés en centres à l’écoute des citoyens.
Quelle est belle la Terre Promise ! Le jour béni du Seigneur, il fera beau. Les signes du ciel sont déjà là : le chiffre 26 nous renvoie à un autre chiffre magique, emblème de la générosité, de la bonté et de la miséricorde. Les temps de la fertilité sont proches, l’ère de l’abondance n’est pas loin. Laudetur Zinus Benalis
Si le Malin vous tente, pensez que Ben Ali est là. Pensez surtout qu’Il est plus proche de vous que vous ne le croyez. Si votre âme est égarée, Lui seul est capable de la retrouver. Si vous êtes dans l’ignorance, les renseignements sont chez Lui. Si vous avez peur, vous ne retrouvez la sécurité qu’auprès de Lui. Ben Ali vous aime, ne vous éloignez jamais de Lui. Même si vous l’oubliez un jour, Il ne vous oubliera jamais. Car il est toujours avec vous.
Il faut être aveugle pour ne pas voir les agréables surprises que nous réserve l’avenir. Peu importe que vous votez OUI ou NON, le futur est déterminé. On n’échappe pas aussi facilement à son destin. Notre destin est déjà tracé, la liberté nous attend au bout du chemin. L’ordre de notre liberté est déjà signé. Nous sommes condamnés à être libres. Libres pour l’éternité.
L’Eternité, que c’est beau ce mot, ça me donne des frissons!
Le bateau des derniers Mohicans
« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit.
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit.
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit.
Je n’étais pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai rien dit.
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne pour protester… »
(Martin Niemoller)
Ce jour là le ciel était bleu à La Goulette. Un bleu grisâtre. Un bateau somptueux d’un blanc éclatant attendait sa dernière cargaison de passagers. Les drapeaux du paquebot Al Habib s’agitent comme des mains qui font des signes d’adieu. Le capitaine du navire, dans une tenue d’apparat impeccable, s’apprête à accueillir l’ultime livraison des déchets du 26 mai 2002.
La Tunisie, pays exportateur par excellence, vient de délivrer à l’Europe la dernière cargaison de « lépreux » tunisiens. Inutile d’énumérer toute la liste des voyageurs. Ce sont pour la plupart des comètes qui sont brusquement apparus puis disparus du ciel tunisien : un poète égaré, un journaliste-écrivain lunatique, une éditrice sans maison d’édition, un juge sans greffier ni assesseurs, une avocate en robe noir, comme pour marquer son deuil, accompagnée par son compagnon de route, un résistant dont les nerfs ne pouvaient plus résister, un avocat des pauvres brisé et appauvri et un historien qui vient signaler par son départ qu’un cycle de l’Histoire vient de s’achever.
Depuis l’approbation de la nouvelle loi sur le patriotisme, ces « traîtres de la Patrie », ces "marginaux qui s’excluent de la nation", étaient définitivement et littéralement exclus de la nation. Il ne faut pas leur en vouloir, ni leur reprocher d’avoir abandonné le bateau alors qu’il commençait à prendre de l’eau. Sans exagération aucune, s’ils restaient, ils risqueraient de mourir de faim.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi en question, tout Tunisien qui entre en contact avec eux, même de façon indirecte, risque un an de prison ferme, une lourde amende et le contrôle administratif pendant cinq ans, sans parler de la perte automatique de l’emploi. La loi interdit en outre aux épiciers, aux bouchers, aux poissonniers, aux marchands de légumes, aux restaurateurs, aux hôteliers et mêmes aux coiffeurs et coiffeuses de les servir. La loi est formelle et incontournable. Nul n’est censé ignorer la loi.
La vie de cette bande de marginaux, marqués sur le dos par une étoile jaune invisible, devenait chaque jour intenable. Ils sont abandonnés par leurs voisins, boudés par leur proches, harcelés par les CQ (comités de quartier), malmenés par des « inconnus », menacés par des « anonymes », intimidés par les SS, épiés nuit et jour par les grands yeux et les fines oreilles de Big Brother et régulièrement visités par les « visiteurs de la nuit ». Ils sont même devenus des « sans papiers ». Par pure coïncidence, toutes leurs pièces d’identité ont été « perdues » en même temps. Plus de carte d’identité, plus de passeport, plus de permis de conduire. Pas question d’obtenir de nouveaux papiers, car la loi interdit aux fonctionnaires de l’Etat de les servir et même de les recevoir. En outre, les fonctionnaires de l’état civil, exécutant des ordres venus d’en haut, avaient arraché et brûlé les feuilles du Registre Civil qui concernent les « lépreux ». Ils peinent maintenant à prouver qu’ils existent réellement.
Grâce aux pressions incessantes de quelques ONG européennes et nord- américaines et après moult tractations diplomatiques, le bey de Tunis a concédé le départ des « brebis galeuses ». L’Allemagne, la Belgique, le Canada, la France et la Suisse auront chacun son quota de « lépreux » tunisiens. La police des frontières, qui enregistre chaque entrée et chaque sortie du territoire, a transmis un chiffre ultra-secret au bey de Tunis : Depuis la date du référendum il y a eu exactement 16 642 départs définitifs.
Depuis qu’on a baissé les rideaux du théâtre du 26 mai, les journalistes et les médias se sont complètement désintéressés de ce petit pays insignifiant. La vie politique et sociale vient d’entrer dans une phase d’hibernation d’au moins 12 ans. Le spectacle qu’offre le pays ressemble au début d’un western de Sergio Leone : un paysage lunaire où l’on n’entend que le sifflement du vent. Le sifflement des balles viendra après.
Le spectacle est officiellement clos le 27 mai. « Circulez ! Y a plus rien à voir ». Au revoir, Messieurs Dames, notre prochain rendez-vous est fixé pour octobre 2014.
Omar Khayyâm
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La Une du Canard enchaîné du 29 mai 2002 La lettre de Chirac à laquelle Ben Ali a échappé Caricature: le titre: Tunisie: Félicitations d’un connaisseur + Une caricature de Chirac qui dit "…Alors là chapeau, Ben Ali, 99,52% et sans le moindre Le Pen encore !" Cher Président de la Tunisie, cher Ben, bravo ! Ça c’est du score ! 99,52% de "oui" à ton référendum ! Moi qui t’écris, je n’ai obtenu que 82,21% pour ma réélection. Comment as-tu fait ? J’ai regardé ton programme. Tu proposais de modifier la Constitution tunisienne, qui limitait bêtement la durée du mandat présidentiel. Désormais, en Tunisie, on peut se faire élire président autant de fois qu’on veut jusqu’à l’âge de soixante-quinze ans. C’est un peu court pour moi, avec mes soixante-dix printemps, Mais passons. Après quinze ans de pouvoir, à soixante-cinq ans, tu peux maintenant en reprendre pour deux quinquennats, veinard ! Te voici enfin en CDI (contrat de travail à durée indéterminée), ce qui prouve qu’en Tunisie la précarité de l’emploi recule. Evidemment, certains esprits chagrins contestent la transparence de ce scrutin. Sous prétexte que tes partisans tenaient les bureaux de vote, que l’opposition était muselée, que les bulletins "oui" étaient imprimés sur fond blanc et les bulletins "non" sur fond noir, la vice-présidente de la Ligue Tunisienne des droits de l’homme a cru bon de déclarer "Même dans les régimes dictatoriaux les plus fous, on n’oserait pas annoncer de tels chiffres." 99,52% ! Entre nous, Ben, elle n’a pas tort, cette dame. Ce petit amendement à votre Constitution qui prévoit l’amnistie pour le président de la République…quel bijou ! Une vraie, une bonne amnistie, "pour tous les actes accomplis" durant et après le mandat présidentiel. Alors là, je dis bravo ! Et je demande aux Français de s’inspirer du modèle tunisien. Adieu poursuites, adieu petits juges ! impunité infinie, à durée indéterminée ! J’espère que les nombreux Français qui s’apprêtent à passer leurs vacances en Tunisie auront soin de lire, sur la plage, dans leur club, au bord de la piscine, la nouvelle Constitution tunisienne. Ils reviendront en France beaucoup plus détendus, l’esprit régénéré par cette législation simple et de bon goût. Merci Ben Ali, pour cette leçon de démocratie ! Signé: Jacques Chirac, ton admirateur. P.-S: Mon épouse Benrnadette me suggère de glisser, dans la loi d’amnistie que je prépare en France pour les PV, une grâce spéciale pour ceux qui stationnent plus de dix ans à la Présidence. C’est bien mon cas. J’appellerai ça l’"amendement Ben Ali". Qu’en penses-tu ? Encore bravo !
La police de la pensée s’attaque au monde virtuel BAUDOUIN LOOS La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur le web : « ils » ont arrêté Ettounsi ! Mardi soir, les internautes tunisiens se sont passé avec fébrilité l’information puis des commentaires amers. Mais qui est « Ettounsi » ? Ce surnom (littéralement « le Tunisien »), Zouhair Yahyaoui l’avait rendu célèbre dans le milieu de l’internet tunisien, espace où les libertés, comme ailleurs en Tunisie, subissent les assauts permanents du pouvoir. Zouhair, 34 ans, diplômé de sciences économiques au chômage, avait découvert l’univers cybernétique et avait lancé un site sur la Toile, il y a un an, TUNeZINE (1), qui avait rapidement pris une place de choix dans le paysage virtuel tunisien. Comme tant d’autres adresses, il était censuré par les techniciens de l’Agence tunisienne de l’internet, censure contournée tant bien que mal par de nombreux internautes locaux.La plume d’Ettounsi faisait mal, non par ses leçons politiques mais par son humour mordant, lui qui prenait un malin plaisir à imaginer, par exemple, des saynètes dans lesquelles des disputes fictives et hilarantes opposaient le président Zine el-Abidine Ben Ali (surnommé «ZABA») et ses proches. Mais, comme l’observait jeudi « Omar Khayyâm », autre facétieux internaute tunisien, il y a un dénominateur commun entre tous les dictateurs : ils n’ont pas le sens de l’humour et n’acceptent ni les caricatures ni les satires. La cyberpolice de ZABA a ainsi fini par découvrir qui était Ettounsi. Mardi soir, six policiers en civil l’ont arrêté dans le « publinet » (cybercafé) où il avait ses habitudes; ils l’ont amené chez lui, saisi son matériel informatique avant de l’emmener vers une destination inconnue. Circonstance aggravante pour Ettounsi : il n’est autre que le neveu du « juge rebelle », Mokhtar Yahyaoui, qui a défrayé la chronique en 2001 pour avoir publiquement demandé au président de rendre à la justice son indépendance, et qui avait reçu pour toute réponse une révocation des cadres de la magistrature. La famille Yahyaoui, décidément, et même si son combat se situe au plan des libertés plutôt que sur celui de la lutte politique stricto sensu, se révèle bien gênante pour le pouvoir. Nous avions eu l’occasion de passer une soirée avec Ettounsi à Tunis il y a quinze jours. Nous avions vu un homme réservé, aux yeux tristes mais brillants. Plein d’humour. Cet homme est désormais en prison.· ( Source: Le Soir de Bruxelles du 11 juin 2002 )
