Humour& humeursMay 24, 2007 8:29 pm

TNA- PARIS

INTERVIEW EXCLUSIVE DE NICOLAS SARKOZY

 

Omar Khayyam : Szép jó napot kívánok ! Hogy vagy?

Nicolas Sarkozy: Qu’est-ce vous dites?

O.K.: J’ai dit en hongrois : "Bonjour, comment allez-vous?"

N.S.: Mais je ne parle pas un seul mot de hongrois ! Si vous voulez, je peux vous répondre en Engliche.

O.K.: Je préfère la langue de Charpak.

N.S.: C’est qui Charpak?

O.K.: Un physicien français, prix Nobel de physique.

N.S.: Pourtant, son nom sonne étranger comme, par exemple, Zidane.

O.K.: Ne vous inquiètez pas ! Tous les deux ont leurs papiers en règle.
 

N.S.: J’attends vos question. Je n’ai pas beaucoup de temps à vous accorder.
 

O.K.: Mes questions concerneront en premier lieu les relations tuniso-françaises. Quel est le premier dossier tuniso-français qui vous tient à cœur?

N.S.: Le dossier "Imed Trabelsi", bien sûr.

O.K.: Cette nouvelle va certainement faire sauter de joie des millions de Tunisiens ! Vous voulez qu’il soit extradé et jugé en France?

N.S.: Mais non ! Je veux que l’Etat français lui adresse des excuses pour les dommages causés à sa réputaion d’homme d’affaires - surtout par des organes de presse irresponsables - suite à cette triste affaire de yacht. Le désir de yacht de la part de Imed est tout à  fait compréhensible et légitime. Sauf qu’il s’est montré un peu trop impatient. J’admire son ambition sans bornes. Je suis tout à fait d’accord avec notre ami Ben Ali: "Cette affaire n’est qu’une erreur de jeunesse." Il a dejà  pardonné la petite faute de son beau-frère et je veux que la France close ce dossier.

O.K.: Vous dites que "le désir de yacht de la part de Imed est tout à fait compréhensible et légitime" ?

N.S.: Oui, je pèse bien mes mots. La possession d’un yacht est le rêve de tout homme d’affaires ambitieux. Imed Trabelsi a appris par coeur la leçon l’Onassis.

O.K: Excusez mon ignorance mais c’est quoi la leçon d’Onassis?

N.S.: Lorsque Aristote Onassis a invité pour la première fois John Fitzgerald et Jacqueline Kennedy à son fabuleux yacht, cette dernière était tellement subjuguée par le luxueuse embarcation qu’elle lui a dit: " Monsieur Onassis, je suis tombée amoureuse de votre yacht !" Quelques années plus tard Mme Kennedy est tombée amoureuse du propriétaire du yacht lui-même. Imed a bien appris cette belle leçon de séduction. C’est un golden boy duquel la Tunisie devrait être fière.

O.K.: Et que pensez-vous du parrain d’Imed, le général Ben Ali?

N.S.: Je voue une admiration sans limite à ce self-made-man. Malgré tous ses handicaps, ce "bac moins trois" est arrivé au sommet du pouvoir et a réussi à le conserver pendant deux longues décennies. Les Européens ne pourraient jamais trouver un meilleur gendarme du détroit de Sicile. En plus, j’admire son " tout sécuritaire". Cet homme taciturne est le meilleur flic que la Mediterannée ait jamais enfanté.

O.K.: Vous allez accorder plus de visas pour les Tunisiens qui veulent aller en France?

N.S.: Nous accorderons plus de visas pour les meilleurs cerveaux du Maghreb mais pas pour la racaille.

O.K.: Je vois que vous regardez nerveusement votre montre?
 

N.S.: Je m’excuse. On m’attend au Fouquet’s. Vous allez dîner où ?
 

O.K.: Ce soir je vais me régaler avec un délicieux Döner Kepab pour seulement 3 euros chez mon gargottier de Stalingrad. Bon appétit !

Fiction 1:55 pm

Je remercie mes ami(e)s pour avoir traduit la phrase "La rue Mansouri n’existe pas" en grec (Anastassia), en polonais (Beata), en roumain (Anca), en tchèque (Marta) et  en turc (Ared):

 


La rue qui n’existe pas !


 

« Viele Grüsse aus der Strasse, die es nicht gibt ! » (Meilleures salutations de la rue qui n’existe pas !). C’est par là que le scandale est arrivé. Cette petite phrase en allemand , écrite sur une jolie carte postale, fut envoyée par une touriste allemande de l’Hôtel Lido à Dar Chaabane au quotidien berlinois Berliner Zeitung, qui alerta la presse et l’opinion publique mondiales.

 

Le 13 octobre 2001 le Conseil Municipal de la ville de Dar Chaabane prit une décision qui fut immédiatement interprétée par Carthage comme un acte de rébellion. Le Conseil Municipal avait tout simplement décidé de rebaptiser l’Avenue du 7 novembre 1987. Elle porterait désormais le nom du Commandant Mohamed Mansouri. Le commandant Mohamed Mansouri, officier de l’armée tunisienne, succomba à la torture quatre semaines après le coup d’Etat du 7 novembre 1987. Un conseiller municipal proposa l’appellation « Avenue du martyr Mohamed Mansouri », mais ses collègues rejetèrent cette proposition. L’ajout du mot « martyr » serait considéré par Carthage comme une provocation. Dès que la décision fut votée à la majorité absolue et signée par le maire, le délégué de Dar Chaabane donna l’alerte aux autorités. Les foudres de Carthage ne se furent pas attendre. Il fut décidé de dissoudre le Conseil Municipal de Dar Chaabane et de nommer un conseil provisoire en attendant les prochaines élections.

Mais l’affaire ne s’arrêta pas là. Apprenant la nouvelle de la destitution de leur conseil municipal, certains Chaabanis décidèrent d’agir. A l’aube du 15 octobre 2001 certains individus prirent l’initiative d’effacer toutes les plaques de l’Avenue du 7 novembre 1987. On colla sur toutes ces plaques des affiches portant le nom « Avenue du Commandant Mohamed Mansouri ». Sans attendre les instructions de Carthage, le gouverneur de Nabeul décida de faire enlever les affiches et de repeindre toutes les plaques endommagées. Les plaques de l’avenue du 7 novembre furent désormais gardées, 24 heures sur 24, par des policiers armés. Des voitures appartenant à tous les corps de la police patrouillèrent à travers la ville à la recherche des provocateurs.

Mais les provocateurs changèrent de tactique. Ils postèrent des centaines de lettres adressées à l’avenue du Commandant Mohamed Mansouri. Le Receveur Régional des Postes de Nabeul alerta le Ministère de l’intérieur. Le Ministre de l’intérieur ordonna alors la saisie de toutes ces lettres, qui furent examinées par tous les services spécialisés, espérant ainsi retrouver des indices pouvant mener aux provocateurs.

 

Les habitants de Dar Chaabaane persistèrent et signèrent. Désormais dès qu’un touriste leur demandait l’adresse du Magasin Général, de l’hôtel Lido ou de la pharmacie la plus proche, ils lui indiquaient l’avenue du Commandant Mohamed Mansouri. Ainsi, dès qu’un touriste montait dans un taxi, il demandait au chauffeur de le conduire à l’avenue Mohamed Mansouri. Les chauffeurs de taxi informèrent la police de cette nouvelle forme de provocation. Par ailleurs, ceux-ci n’étaient pas les seuls à avoir affaire à des touristes intoxiqués par les provocateurs. Les réceptionnistes des hôtels passaient leurs journées à expliquer à leurs clients que l’avenue Mansouri n’existait pas. L’Office du Tourisme décida alors de placer des affiches en gros caractères dans tous les hôtels de Dar Chaabane :

 


شـــارع مـــحـــمــــد الــــمـــنــــصـــوري غـيــر مـــوجــــود


Es gibt keine Mansouri Strasse

There is no Mansouri Street

La via Mansouri non esiste

L’avenue Mansouri n’existe pas


Нет Улици мансурий


Nincs Manszuri Utca

No hay la calle Mansouri


Mansouri ulice neexistuje

Ulica Mansouriego nie istnieje

Mansouri Sokağı kayıtlarımızda bulunamıyor

Η ΟΔΟΣ ΜΑΝΣΟΥΡΙ ΔΕΝ ΥΠΑΡΧΕΙ

Strada Mansouri nu existà

Er is geen Mansouristraat

Cette affiche devint une attraction touristique. Tous les touristes en quête d’exotisme voulaient se faire prendre en photo à côté d’elle. Les plus curieux d’entre eux voulaient visiter cette rue qui n’existait pas. D’ailleurs elle était facile à repérer. C’était la seule rue dont les plaques étaient gardées par des policiers armés jusqu’aux dents. Ils voulaient tous prendre la photo de la rue inexistante. La police décida finalement d’interdire la prise de photos dans tout ce secteur « sensible ».

 

La plaque INTERDIT DE PHOTOGRAPHIER ne fit qu’augmenter le nombre des touristes curieux. Le comble c’est que certains policiers commencèrent à parler de cette rue fictive. Il n’était pas rare qu’un policier dise à ses collègues ou à sa famille : « Demain je vais garder les plaques de l’avenue Mansouri ». Le Ministre de l’intérieur était fou de rage. Il donna un ordre très strict : Tout policier surpris à prononcer le mot Mansouri passera devant le conseil de discipline.

 

Désormais, il est impossible d’emprunter l’avenue Mansouri sans un laissez-passer spécial.