Les journalistes sont médusés: la femme du pape est introuvable ! C’est la seule personnalité du Vatican qui a brillé par son absence durant l’agonie et la mort du pape Jean-Paul II. Les reporters l’ont cherchée comme des fous dans tous les coins et recoins du petit royaume papal. Dès l’annonce de la mort de Karol Wojtyla, les rumeurs les plus folles ont commencé à circuler parmi les 100 000 fidèles et infidèles rassemblés sur la Place Saint-Pierre. "Elle s’est suicidée, la pauvre! J’en suis sûre", confie en sanglotant une nonne doublement affectée. D’autres penchent pour la thèse de la disparition pure et simple. Sa disparition était d’autant plus facile qu’elle menait une vie on ne peut plus discrète à côté du grand patron des catholiques.
Sa vie durant, elle suivait à la lettre le slogan de la famille royale de Londres: "Never complain, never explain". Elle a toujours refusé les interviews et les apparitions publiques. Même les paparazzi les plus audacieux n’ont jamais réussi à la "pièger". Pourtant, un obscur photographe argentin prétend avoir phtographié près d’un autel l’ombre de la tendre moitié du Saint-Père. Mais le cliché est tellement flou que l’ombre de la mystérieuse femme y est à peine visible. C’est pourquoi cette photo n’a jamais été publiée.
Alors, se serait-elle refugiée dans un couvent perdu au milieu de l’Amazone, comme le prétend le quotidien brésilien Folha de São Paulo ? "Quelle que soit la réponse, une chose est sûre:", confesse un ancien médecin du pape, "c’est grâce à l’amour de cette femme qu’il a pu miraculeusement survivre à un attentat en 1981 et à d’innombrables crises de santé."
Jusqu’à ce jour béni du Seigneur un seul message de condoléances adressé à "Madame la Papesse" est parvenu au Vatican. Il venait de Montréal…
O. K.
