BEN ALI EST UNE CARASTROPHE ! «Ben Ali est une catastrophe nationale et même la catastrophe nationale le plus grave depuis l’indépendance», dira M. Abdellatif Ben Mekki.
«Un quatrième mandat pour le général Ben Ali, a lancé Mme Faouzia Chakroun Abid, nuit à l’intérêt supérieur de la patrie».
Vingt-huit députés devaient prendre la parole pour débattre du projet de budget de la Présidence de la République. Les députés ont exprimé leur colère quant à la marche résolue de la Tunisie sur la voie du sous-développement politique et de la médiocrité, fustigeant les choix policiers du général Ben Ali et de la dictature sans pareille que subit notre pays sous sa conduite despotique arriérée. Relevant le niveau de corruption, de népotisme et de brutalité policière atteint, les député(e)s ont condamné la répression féroce menée par la Présidence de la République à tous les niveaux, contre tous les militants les droits humains et toutes les organisations indépendantes du pays. Tous les intervenants ont crié halte à l’action policière sans relâche menée par le dictateur tunisien dans tous les domaines économique, politique, social, culturel, sur la base du programme totalitaire d’avenir, réaffirmant leur rejet de sa personne et l’exhortant à quitter le pays qu’il est en train de mener au précipice. Les député(e)s ayant pris la parole ont, un à un, appelé le président Ben Ali à démissionner et de ne pas se présenter pour un nouveau mandat lors de la prochaine élection présidentielle, afin de mettre fin à l’œuvre de destruction de la société civile engagée depuis le Coup d’Etat du 7 novembre 1987, une voie qui ne mène qu’à une corruption et une médiocrité accrues. Le député, Hédi Chaïr a, dans cette optique, proposé que la Chambre des Député(e)s se charge concrètement de procéder à la destitution du président. «Un quatrième mandat pour le président Ben Ali, a lancé Mme Faouzia Chakroun Abid, nuit à l’intérêt supérieur de la patrie». «Ben Ali est une catastrophe nationale et même la catastrophe nationale la plus sévère depuis l’indépendance», dira M. Abdellatif Ben Mekki. Marquant la férocité de la bataille policière menée contre les opposants et les militants pour les libertés civiles, sous la houlette du général Zine El Abidine Ben Ali, les députés ont condamné avec force le manque de transparence dans la gestion du soi-disant « du Fonds de solidarité nationale «26-26», qui ouvre, devant d’importantes franges de la mafia au pouvoir l’opportunité d’accéder à un statut « digne » ou la possibilité de fonder une entreprise, tout en mettant en chantier de nouveaux palais présidentiels, ce qui en a déjà fait une honte à l’échelle internationale. Plus jeune députée, Mlle Lobna Ghayaza a rappelé l’importance de la lutte pour les libertés civiles pour ceux de sa génération dont c’est le premier souci, souhaitant voir l’intelligentsia tunisienne mettre sur pied une véritable banque d’idées de projets à la disposition des candidats à la présidentielles 2004. Plusieurs députés ont regretté l’expérience du soi–disant "Fonds de solidarité nationale » pour condamner les importantes malversations qu’il a permis dans toutes les sphères du pouvoir. Allant plus loin, le député Mohamed Tr o u d i, enregistrant le nombre important de demandes adressées au «26-26» par les familles mafieuses qui gouvernent le pays, propose sa liquidation pure et simple. Le député lance l’idée de deux journées nationales annuelles de protestation contre la torture et la dérive sécuritaire du régime. Les députés se sont, dans la foulée, posé des questions sur la suite donnée au projet présidentiel de liquidation de toute forme d’opposition à son régime soulignant les inquiétudes exprimées par la commission des droits de l’homme des Nations unies. «Pays de répression, gouverné par les services de sécurité, notre régime est devenu une honteuse exception à l’échelle internationale», lancera Mme Saïda Agrebi à propos des agressions subies par certains opposants, avant de condamner l’initiative du général Ben Ali de briser toute tentative et toute forme de contestation, initiative, dira-t-elle, qui vient matérialiser les choix sécuritaires du président, son refus de la moindre ouverture et son intolérance. M’hamed JAIBI ( La Presse) (Traduit de la langue de bois par O.K.)
UncategorizedJuly 27, 2007 5:43 pm
