SerendipitySeptember 26, 2007 4:59 am

L’appétit de M. Gendre

Tunisie | feuilleton/2

Après avoir narré par Le menu, La semaine dernière, la brouille entre La veuve de Yasser Arafat et Leïla, la si
prude femme du président tunisien, «Bakchich» poursuit les aventures du clan Trabelsi.

En juin dernier, un étrange encart publicitaire est apparu dans la presse (aux ordres) de Tunis : « félicitations à Sirine Ben Ali, fille de notre bienheureux président et de son épouse Leïla, pour avoir passé son bac avec succès » (sic). Le message était signé de la propre main du mari de Sirine, le fils Materi, devenu ces dernières années un des piliers du clan Trabelsi. Et le tout-Tunis de s’esclaffer, la fille Ben Ali étant connue pour avoir été renvoyée du lycée français durant sa scolarité. Peu importe ! Le gendre
Materi peut poursuivre sa brillante carrière dans le pillage du pays.

C’est lui qui tient l’import-export de Volkswagen et de Porsche en Tunisie, lui qui est le bâtisseur de plusieurs marinas dans la grande banlieue de la capitale; et lui, enfin, qui vient de mettre le grappin sur la florissante société appartenant à Renault–matériel de travaux publics. Le patron de cette entreprise qui rapportait plusieurs milliards de centimes par an a commis l’erreur de se montrer généreux avec les bonnes oeuvres de Leïla. Bien sûr il en fut remercié par le président lui-même, puis décoré ! Cette
générosité fut sa perte. Comme le dit un proverbe arabe, « il ne faut jamais ouvrir l’oeil du bédouin » et exciter sa convoitise.

Monsieur Gendre a convoqué le malheureux au printemps dernier : «désormais les 15 % de commissions sont pour moi, tu te contenteras du peu qui reste… » Depuis,
le malheureux concessionnaire a perdu vingt kilos et ne dort plus la nuit. La bachelière, Sirine Ben Ali épouse Matéri, dort, elle, sur ses deux oreilles.

Gari John

http://www.bakchich.info/IMG/pdf/bakchich47lite.pdf

Serendipity 4:57 am

Leïla, première drame / 1

Tunisie/série | mercredi, 19 septembre 2007 |

par Gari John

Le 7 novembre prochain, le Président Ben Ali fêtera le 20e anniversaire de son accession au pouvoir. L’occasion pour nous de lui offrir un joli cadeau : une série d’articles à sa gloire et à celle de la « Première drame » de Tunisie, Leïla Trabelsi, coiffeuse de formation et pillarde des richesses tunisiennes de profession.

Le 2 août dernier, le Journal officiel tunisien a publié l’arrêté privant de la nationalité tunisienne la veuve du président Arafat, Souha (cf. Souha, une Arafat pure Malte sur bakchich.info). Une bombe. Souha était une intime de Leïla, la courtisane devenue régente du pays. Sa famille, les Trabelsi, ont en effet mis le grappin sur la plupart des secteurs d’activités – de l’immobilier au tourisme en passant par les télécoms – en usant d’une méthode éprouvée. Intimidations et commissions. À la mort de son mari, Souha a été accueillie à bras ouverts par les Trabelsi… et avec elle, les comptes en banque de l’OLP dont ce cachottier de Yasser Arafat gardait précieusement sur lui la liste mise à jour…Une plainte a bien été déposée à Paris mais, nichée dans son cocon tunisien, Souha n’a pas daigné se défendre.

Leïla lui vouait une telle amitié qu’elle a tout fait pour qu’elle se console de la mort d’Arafat en épousant son frère Belhassem, le chef du gang familial, prêt à divorcer de son épouse. Souha avait joué sa mijaurée, un mauvais point déjà. Plus grave, des histoires de gros sous ont mis de la friture sur la ligne et briser leur belle amitié. Au départ, tout allait pour le mieux : grâce à ses multiples relations dans le monde arabe, Souha a apporté quelques juteuses affaires. Une société égyptienne, Orascon, a ainsi acheté 20 % de Tunisia (téléphonie mobile), avec l’aide de leur copine Jihane Sadate, la veuve du raïs égyptien…

Puis, via les relations de Souha à Dubaï, un groupe d’investisseurs du Golfe s’apprête à lâcher 12 milliards de dollars dans un projet de ville nouvelle, la « cité du siècle », qui sera située au sud du lac de Tunis… Mais Leïla, cette gourmande, a refusé de partager les commissions avec Souha. Laquelle, en représailles, est allée pleurér dans la djellabah du fidèle ami d’Arafat, le guide Kadhafi. D’où la colère de Ben Ali contre la « pauvre » veuve , contrainte à l’exil chez son frère, à Malte. Crime de lèse majesté, Souha a refusé de recevoir l’ambassadeur de Tunis à La Valette, Ali Ganzoui, dépêché par le président tunisien. Ben Ali, dit aussi Bac moins trois comme l’ont surnommé ses conctioyens, ne supporte qu’on touche à sa femme…et à son pognon

La semaine prochaine, la série continue avec « L’appétit de Monsieur gendre »

http://www.bakchich.info/article1618.html