SerendipityJanuary 18, 2008 12:20 pm

La mise en bière des Trabelsi

Un milliardaire tunisien, Hamadi Bousbii, coulait des jours heureux à la tête de la SFBT, la société de distribution de la bière et du coca au pays du jasmin. Au point d’envisager le rachat des licences de la société Heineken en Tunisie. Tout allait pour le mieux pour son prospère commerce. Jusqu’au jour, récent, où le neveu préféré de Leila Ben Ali, le plus très jeune Imad, s’est pris le chou avec le distributeur de boisson.

Le chouchou de la présidente gère un commerce fort lucratif de vente d’alcools dans un grand hangar proche de Tunis ouvert 24h/24. Hélas, le jeune Trabelsi devait une grosse facture d’impayés à Hamadi Bousbii : près de 2,8 millions de dinard tout de même.

Le jour où le directeur financier de Bousbii s’enquiert du paiement de la douloureuse, le neveu de la présidente lui raccroche au nez. Comme chez les Trabelsi, on a l’esprit de famille, quelque temps après, Leila en personne décroche son téléphone. «Monsieur Bousbii, tu as fait fortune grâce à nous et tu oses t’en prendre à un membre de la famille », lui hurle la Présidente. « Mais non, c’est mon directeur financier qui a mal compris », répond le Bousbii. « Ne fais pas le faux jeton », lui rétorque Leila, hors d’elle.

Trois jours après ce charmant échange, les représentants de la société Heineken débarquent à la SFBT. Plus question de conclure le moindre accord, le contrat est rompu. Quelques jours plus tard, on apprend qu’une nièce de Leila, qui s’est mariée avec un descendant du clan Boujbel, fort bien implanté au Cap Bon, a pu négocier avec Heineken. Résultat : les Allemands prennent 49 % de la nouvelle société, les Trabelsi le reste.

Ainsi vont les affaires dans une Tunisie où Jacques Chirac avait cru déceler un véritable « miracle économique »…

Du Jasmin pour les arbitres internationaux

Le régime de Ben Ali organise, dans les mois qui viennent, un vaste congrès mondial de l’arbitrage. Histoire de se concilier les bonnes grâces de ces nouveaux faiseurs de paix de la mondialisation heureuse. Avec, à la clé, des décisions d’arbitrage entre des intérêts financiers colossaux qui valent de l’or. Pas de chance, les amis du général-président Ben Ali viennent pourtant de perdre un arbitrage décisif. L’ancien ministre et proche du pouvoir, Houidi, avait été nommé à la tête du groupe Tunisiana, une boîte de téléphonie financée par les Egyptiens d’Orascom et les gens du Golfe. Or la brouille, l’été dernier, entre Leila Trabelsi et Souha Arafat, la veuve du feu leader de l’OLP, a créé quelques ennemis à Ben Ali dans le monde arabe. Les principaux actionnaires de Tunisiana ont exigé la démission du Houidi en question. Et ces mauvais coucheurs viennent de remporter l’arbitrage international demandé par la Tunisie. Les Tunisiens doivent même rembourser les trente derniers mois de salaires de l’ex-pédégé. Un cas d’école pour le congrès de l’été prochain ?

Source:
http://www.bakchich.info/article2263.html

Serendipity 11:36 am

My friend Taieb has been touring the USA since January 5. He is member of a group of “miscellaneous” Canadians invited by the US State Department to visit several places and institutions in the USA.
I have never been to the US although Boston is only 400 kms far away from Montreal.

Here’s a short bio of Taieb by his colleague and travelmate Jay Whetter:

http://bloggn.grainews.ca/

Taieb Moalla

Taieb is a reporter with Media Matin Quebec. This is an employee-run paper that they started after their employer, Le Journal de Quebec, locked them out nine months ago. Le Journal wants staff to work five days a week for the same pay. Staff had been working four days a week. Le Journal also wants reporters to provide reports in various media, including audio and video, without any restriction. Management locked out the workers until they’re ready to come back under the new terms.

Taieb was born and raised in Tunisia. He speaks French, Arabic and English. Taieb’s introduction to Canada came through the Internet. He met his girlfriend from Rimouski, Quebec online in 1998. Her chat room nickname — “Balzac” — caught his eye, and they started chatting. They chatted online every day after that. In December 1999, she traveled to Tunisia to meet him in person. It was her first trip abroad. Over the next two years, Taieb traveled twice to Rimouski before moving to Quebec permanently in 2001. Taieb studied law in Tunisia and got a Masters in public communication from Laval University. He became a Canadian citizen in January 2007.

Taieb thinks he was chosen because of his former involvement with the Canada-Palestinian Coalition. He was often talking with the U.S. consul general and correcting her — politely, he says — on the facts about Palestine.