Humour& humeursMarch 17, 2008 10:09 pm

Homenaje a un lunar

Tu lindo lunar
Me va a matar

Me gusta mirar
Y, ojalá, besar

Tú eres mi mar
Dejame nadar

¿Sabes conjugar
El verbo amar ?

No puedo esperar
Querer no es jugar

Dejamos de pensar
Pues, todo es azar…

Journal 9:06 pm

Adieu, Mère Terre !

” Il regarda sa mère. Le beau regard marron fit remonter en lui des années de tendresse.

- As-tu peur, mère?

- A mon âge, on ne craint plus grand-chose.” ( Albert Camus; La Peste, Ed. Gallimard Folio, page 117)

A quel âge commence-t-on à ne plus craindre grand-chose ? Je pense qu’on devient stoïque devant la mort le jour où tout ce qu’on vit n’est plus que du “déjà vu”.

Un article du New York Times, Kissing the Earth Goodbye in About 7.59 Billion Years * [ Dire Adieu à la Terre dans 7,59 miliards d’années], m’a débarrassé de toutes mes angoisses. Lorsque chaque matin je vois des milliers de gens prendre le métro pour aller travailler, je ne peux m’empêcher d’admirer leur courage sisyphien. Mais le comble de l’absurde- Emile Cioran en sait quelque chose - c’est de n’avoir ni le courage de vivre ni celui de se suicider.


* http://www.nytimes.com/2008/03/11/science/space/11earth.html?em&ex=1205899200&en=4bd884c2f199d73a&ei=5087%0A

Journal 3:59 am

Nerf vague

” L’enregistrement nocturne et continu de l’életctrocardiogramme a bien montré aux médecins que la nuit est, physiologiquement, très différente du jour. On découvre dans la nuit des lambeaux de graphiques où le cœur se ralentit incroyablement sous l’influence du nerf pneumogastrique - ou le nerf vague. La nuit, c’est l’heure où les crises surviennent, où les femmes accouchent, l’heure de la création”

Fernand Destain, La souffrance et le génie; Presses de la Cité (1980), page 242.

Dors !

” Mes nuits étaient plus longues que mes jours car, la nuit, j’étais seule. Je regardais Remco ; il ronflait à mes côtés. C’est à lui que je devais le peu d’équilibre qu’il me restait ; mais il arrivait à dormir, et cela faisait toute la différence. Il passait directement de mon ventre chaud au Pays des Rêves, lieu dont je n’avais plus qu’un souvenir de moins en moins précis… Alors je sortais à vélo dans les rues sombres, débordante d’énergie et je cherchais la vie…”
Tiré du roman ” Dors ! “, écrit par Annelies Verbeke, traduit du néerlandais ( Belgique) par Daniel Cunin. Editeur : Mercure de France, Paris, France Collection : Bibliothèque étrangère.