Humour& humeursMay 6, 2009 7:28 pm

La baraka de Zitouna touche Montréal

TNA - (TUNeZINE News Agency, Montréal) - Lorsqu’on on crée une station religieuse telle que Radio Zitouna de Tunis, on s’attend à une place de choix au Paradis d’Allah. Mais il arrive que Dieu accorde aux bienfaiteurs un acompte ici-bas en attendant la récompense de l’au-delà. Tel est le cas du grand mystique Sahker Mohamed Materi, le gendre du bey de Tunis. Sakher, un fou de religion - créateur, entre autres, d’une radio, d’une télé et d’une banque islamiques - touché par la baraka de Zitouna, la prestigieuse mosquée-université de Tunis, a depuis l’automne 2008 un pied-à-terre dans un petit paradis montréalais, appelé Westmount (1). C’est notre Sidi Bou Saïd local. Les pauvres montréalais comme moi y vont se promener pour admirer sa belle colline et ses majestueuses villas. Il ne manquera au futur couple beylical de Carthage que l’azur de notre chère Mediterranée. On ne peut tout avoir dans la vie !

La modeste villa, située au 70 Place Belvedere de Westmount - le chiffre 7 est-ce un signe du ciel ? - n’a coûté au pieux Sakher et à la dévote Nisrine Ben Ali que 2 550 000 dollars canadiens. C’est à peine plus que 3 millions de dinars tunisiens.

On dit que l’argent n’a pas d’odeur mais Mme Leslie Osmond, la vendeuse de la villa du 70 Place Belvedere, a été envoûtée par l’énigmatique odeur qui se dégageait de l’argent encaissé. Comment pourrais-je lui traduire cette notion étrangère aux mœurs canadiennes: la baraka…

1- http://www.westmountindependent.com/WIv2.10.a.pdf ( page 10).

O.K.

Serendipity 6:06 pm

Qu’est-ce qui vous semble important et dont on ne parle jamais?

La mort. Lors d’une rencontre "CNRS Jeunes Sciences & Citoyens" (1), beaucoup de jeunes se sont inscrits à l’atelier de réflexion sur la mort. J’ai demandé la raison de cet intérêt. "Parce que c’est important et qu’on n’en parle jamais", m’ont-ils dit. Dans notre société, la mort est refusée. On brandit la mort douloureuse comme un épouvantail, avec l’idée que si l’on ne fait rien de mal, comme fumer, boire, manger, on ne mourra pas. Mais tout le monde va mourir et ce, quelle que soit la manière dont sa vie sera menée. Je crains que les humains ne soient éternellement malheureux à cause de l’idée véhiculée que la mort est une sanction. Une attitude moins refoulée rendrait la vie plus gaie et les gens pourraient choisir ce qui leur fait du bien, même s’ils savent que cela augmente la probabilité de telle ou telle mort. Je citerai le provebe chinois: " Il vaut mieux ajouter de la vie aux années que d’ajouter des années à la vie".

1) www2.cnrs.fr/jeunes/120.htm

Pierre-Henri Gouyon, généticien, professeur à l’Ecole polytechnique et au Muséum d’histoire naturelle de Paris.

Source: Science & Vie N* 142, Avril 2009, page 142.