Vie courante d’un auteur japonais

« Bien sûr, la course est pénible physisquement, et parfois il y a des moments où le moral en prend un coup. Pourtant, il semble bien que la "peine" soit la condition préalable à ce genre de sports. Si la souffrance n’entrait pas en jeu, qui diable s’embêterait à participer à des disciplines telles que le triathlon ou le marathon, qui réclament autant de temps et d’énegie ? Ce qui nous procure le sentiment d’être véritablement vivants - ou du moins, en partie -, c’est justement la souffrance, la souffrance que nous cherchons à dépasser. »

Haruki Murakami; Autoportrait de l’auteur coureur de fond (traduit du japonais par Hélène Morita, Éditions Belfond); page 173.