SerendipityNovember 22, 2009 10:37 pm

De boog kan niet altijd gespannen zijn

( The bow cannot always be stretched )

 De laatste loodjes wegen het zwaarst

( It is the last straw that breaks the camel’s back )

 Achter de wolken schijnt de zon

(Every cloud has a silver lining)

 Beter een goede buur dan een verre vriend

( It is better to have a good neighbor than a faraway friend )

 U moet niet alle pratjes geloven

( Don’t believe all that is told )

Haastige spoed is zelden goed

( Haste makes waste )

Die niet waagt, die niet wint

( Nothing ventured, nothing gained )

 Hij waagt zig in het hol van de leeuw

( He takes huge risks )

 Zo moeder, zo dochter

( Like mother, like daughter )

 Het mes snijdt aan twee kanten

(It cuts both ways)

Quoted fom Living with the Dutch by Norean Sharpe ( Kit Publishers, Amsterdam )

TranslationsNovember 21, 2009 7:14 pm

طلبتُ المُسْتَقَرّ بكلّ أرضٍ       فلم أَرَ لي بِأرضٍ مُسْتَقَرّا

أبو العتاهية

Freie Übersetzung:

Ich suchte eine Heimat in jedem Land

Aber mein Ziel fiel wie ein Haufen Sand

Zweite Version:

Ich suchte eine Heimat in jedem Land

Aber nirgendwo mein Behagen fand

 

 

Humour& humeursNovember 20, 2009 8:31 pm

Petit conte québécois, dédié aux petits de Monsieur Monpetit

Monsieur Labonté est un homme affecteux et généreux, aimé par tous ceux qui l’ont cotoyé. Un jour, alors qu’il était assis à la brasserie de Monsieur Lajoie, dégutsant une Belle Gueule*, il fit la connaissance de Madame Saint-Amour, son premier et dernier amour. Ils se marièrent et eurent un seul enfant, le célèbre Benoît Labonté-Saint-Amour.

 Benoît tomba amoureux de la fille de Monsieur Lamoureux et de Madame Paradis. Leur mariage fut célébré à l’hôtel de ville par la mairesse en personne, Madame Ladouceur. Les témoins du mariage n’étaient autres que Messieurs Lafleur et Larose. Ici finit notre histoire à l’eau de rose.

* Belle Gueule : une bière québécoise.

Serendipity 7:02 pm

 Tunisia, Sea, Sand, Success

" I admire Bourguiba’s policies, " a man of middle years said. " I just wished he had more respect for human rights. " This man had spent 2 1/2 years in prison, accused ( wrongly, he says ) of Anti-Bourguiba plotting. He now holds a government job. " But in politics I must remain neutral."

Hundreds have gone to jail - anyone, it seems, who threatened the status quo. The partisan view is that a secure regime, rare in the Third World, made possible Tunisia’s assault on backwardness. When a general strike erupted in rioting and looting in January 1978, the government opened fire. You can take your pick of tolls: 40 to 400 dead.

Power has been closely held in the Constitutional Socialist Party, and some say the party is stagnant. As editor of two reformist newspapers, Hassib Ben Ammar has found himself in court time after time, accused of defaming the president, the army, the national assembly. " Tunisians were mature enough to get independence, " he said to me. " Why aren’t they mature enough to have free expression ? " 

In Defense of One-Party System

 Day-to-day government business is in the hands of Prime minister Hedi Nouira, who like Bourguiba, was jailed by the French. He seemed stiff in an interview I had with him in the old bey’s palace in the casbah, the seat of the government, on a hill that commands the medina. What Mr. Nouira may lack in old-style Bourguiba charisma, he compensates for as an administrator.

There are accomplishments to be proud of in Tunisia, and Mr. Nouira spoke of them: a fifth of the population in school, a low inflation rate, per capita income growth of nearly 9 percent a year. " That growth, " he reminded me, " places Tunisia among the top six nations of the developing world, ahead of some of the oil countries. "

I asked if the government would someday permit other political parties. " Our priority is the creation of jobs, " he answered. " Does one prefer to debate the future of the world or create jobs to feed the population and respond to its needs ? "

 Quoted from National Geographic ( by Mike Edwards ) Vol. 157, NO.2 ( February 1980,  pages 206, 207 )

FictionNovember 19, 2009 7:49 pm

 Vendeur de rêves impossibles

Je suis un des hommes  d’affaires les plus riches au Canada. C’est pourquoi je m’ennuie à mourir. Je ne cherche ni le sens de la vie ni celui de la mort. Je cherche tout simplement à noyer mon ennui dans quelque chose. J’ai essayé l’alcool, la marjuana, le cannabis, l’ecstasy etc. mais j’ai fini par les vomir tous.

Après quelques mois de réflexion,  j’ai décidé de faire comme les "héros" du film italien "Amici miei" ( Mes chers amis), des gamins quinquagénaires qui, en parrallèle avec une vie familiale normale,  inventent des jeux puérils pour se divertir et oublier qu’ils vont mourir.

Un jour, j’étais en train de flâner dans un grand centre commercial de Montrèal lorsque j’ai vu un monsieur, bien habillé et l’air pressé, en train de remplir les grilles d’un formulaire de Loto. Je me suis dirigé vers lui et lui ai lancé sans même avoir dit bonjour:

- Monsieur, Vous n’allez pas gagner, je vous le garantis.

- Occupez-vous de vos affaires, Monsieur.

- Je m’occupe très bien de mes affaires mais vous, vous allez perdre votre argent pour rien. Les lois de la probabilité me disent que votre chance de gagner est de 0,000 000 000 1%.

- Laissez-moi tranquille, je vous en prie ?

- Savez-vous qui je suis ?

Avant qu’il ne réponde je luis sors ma carte d’affaires et mon permis de conduire pour lui prouver que je suis l’homme dont le nom est omniprésent dans les pages économiques des journaux canadiens. Il examine attentivement mon permis de conduire puis me dit:

- Pourquoi vous adressez-vous à moi ?

- Je voulais vous proposer une affaire.

- Quel genre d’affaire ?

- Dites-moi tout d’abord: vous allez jouer pour combien ?

- Cinq dollars.

- L’affaire que je vous propose est très simple: vous remplissez votre grille de Loto mais vous renoncez à jouer. Vous me donnerez la moitié de votre mise et moi ,en contrepartie, je mets toute ma fortune en garantie pour vous assurer contre le gain.

- Contre le gain ! Vous êtes fou ?

- Oui, je veux vous assurer contre le gain. Si les numéros que vous venez de choisir sortent au prochain tirage, je vous paie le montant complet du lot que vous auriez dû gagner.

À ma suprise, l’homme a accepté mon offre. Nous avons signé un contrat d’assurance contre le gain en bonne et due forme et je lui souhaité bonne chance. Cet homme fut le premier d’une série de clients que j’assurais contre le gain, la garantie étant toujours ma fortune de milliardaire.

Maintenant je passe tout mon temps à visiter les points de vente de Loto Québec pour lui arracher ses clients, fidèles et occasionnels. Bien sûr, j’ai reçu des menaces de la part des avocats de Loto Québec mais mes avocats avaient déjà pris les précautions  légales nécessaires. Ce qui n’était au début que le jeu d’un homme riche qui s’ennuie s’est convertie en une entreprise d’assurance contre le gain florissante et très bien cotée à la Bourse de Toronto, une ville qui a été, elle aussi, séduite par mon idée géniale.

Dans son livre magistral d’économie libérale Economics, le grand économiste Paul A. Samuelson a écrit: " les riches doivent s’assurer, les pauvres doivent jouer." Dorénavant, grâce à moi, les pauvres jouent et s’assurent en même temps. Un journaliste de Forbes m’a demandé: " Comment est-ce vous vous définissez en tant qu’entrepreneur?". J’ai répondu : " Je suis un vendeur de rêves impossibles à moitié prix…"

FictionNovember 18, 2009 8:46 pm

LE PASSÉ N’EXISTE PAS !

 

" Une grande partie de mon être était tordue, enfouie, enroulée sur elle-même, comme un écheveau de laine emmêlé dont on a perdu le bout. La grande confusion avait commencé avant ma naissance. Elle alla empirant." ( Mary Barnes; Un voyage à travers la folie )

On naît tous fous, quelques uns le demeurent”  ( Beckett )

La psy Glika Glicksmann était peu connue de la communauté scientifique avant la publication de son livre Le passé n’existe pas ! Sa carrière est aussi  labyrinthique que le pavé de 666 pages qu’elle vient de publier aux Éditions Locura Pura. Elle a commencé sa vie professionnelle comme psychanalyste. Après sept ans de pratique, elle ferme son cabinet et s’inscrit à une faculté de médecine à Paris. Son doctorat en poche, elle s’envole pour les Etats-Unis pour suivre de près les recherches du docteur Antonio Damasio à l’université d’Iwoa.  Elle achève son séjour américain à New York pour renconter et discuter avec le célèbre docteur Oliver Sacks

Après ses études et recherches en neuroscinces, elle fait un petit détour par la psychiatrie et s’installe pendant quelques mois à Londres, la Mecque de l’anti-psychiatrie. Enfin, elle ouvre un cabinet médical à Lausanne, sa ville natale, pour tenter une nouvelle forme de psycho-thérapie: l’oblitération mémorielle. Dr. Glicksmann a gentiment accepté de répondre à mes questions:

O. K. : Si j’ai bien compris votre livre, le passé n’existe pas ?

G. G. : Non, il n’existe pas. Il est une construction post-mnémotique. Il n’y a pratiquemeent aucune difference entre mémoire et imagination.

O. K. : Pourquoi avez-vous abandonné la psychanalyse ?

G. G. : Tout simplement parce qu’elle ne guérit pas les troubles psychiques.

O. K. : Freud n’a rien apporté à la science médicale ?

G. G. : Il a eu des intuitions géniales mais il était surtout un artiste. Sa prose est l’une des plus " savoureuses " de la langue allemande. En abandonnant la médecine pour la psychanalyse, Freud s’est converti en magicien du verbe. Mais sa " science " était aussi le symptome d’un malaise, celui de la société viennoise au début du siècle.

O. K. :  Pourquoi la psychanalyse ne marche pas, d’après vous ?

G. G. : Parce que la majorité des patients passent leur temps à ruminer leurs souvenirs d’enfance et d’adolescence et n’avancent pas, exactement comme un disque qui tourne en rond.

O. K. : Que propsez-vous comme alternative ?

G. G. : La seule alternative pour certains traumatismes est l’oblitération mémorielle. 

O. K. : En quoi ça consiste ?

G. G. : Après avoir obtenu le consentement explicite du patient, je l’hypnotise et je lui suggère que le souvenir dont il parle n’existe réellement pas. En quelque sorte, je libère les patients des mauvais souvenirs qui les empêcent d’avancer dans la vie.

 O. K. : Mais c’est de la manipulation ! Les mauvais souvenirs font partie de notre biographie, non ?

G. G. : Je ne fais rien sans le consentement du patient. Je vous donne un exemple: une patiente était obsédée par le suicide de son père. Grâce à l’oblitération mémorielle, le père est maintenant mort de vieillesse. Dorénavant la patiente n’a plus aucune excuse pour ne pas affronter les défis de la vie quotidienne.

O. K. : Quelle est votre réaction aux déclarations de certains de vos collègues qui vous qualifient de " gourou " ?

G. G. : Ils se trompent de vocabulaire. Je suis plutôt une " chamane "…

 

JournalNovember 17, 2009 6:29 pm

Le cinéma, mon paradis

 Mon histoire d’amour avec le cinéma a commencé très tôt, à l’âge de six ou sept ans. Le premier cinéma de la ville - il sera aussi le dernier - appartenait au meilleur ami de mon père. Je n’oublierai jamais la soirée d’inauguration du cinéma. C’était mon premier film: " Al-Fajr " ( l’Aube) du réalisateur tunisien Omar Khlifi (1). J’étais un privilégié. J’ai vu des dizaines de films sans débourser un seul millime. À chaque fois qu’il y avait un film qui m’intéressait, je demandais la permission à mon père puis je courais vers mon paradis.  Le caissier m’ouvrait la porte de service, je montais les escaliers qui menaient à la salle de projection et au balcon des invités. J’étais toujours le seul "invité".

 J’ai vu des films égyptiens, syriens, français, italiens, américains. Je ne sais pas pourquoi seuls les films de Segio Leone  restent gravés dans ma mémoire. Est-ce à cause de la musique d’Ennio Morricone ? Ou bien à cause des paysages grandioses du Far West ? 

En Tunisie les cinémas ferment. Au Canada, Dieu merci, les cinés sont encore à la mode. Montréal compte une soixantaine de cinémas. Par exemple, près de la station de métro Atwater il y a un complexe de… 22 cinémas ! La Tunisie, avec ses 11 millions d’habitants, compte vingt cinémas au total.

Les écrans télé géants ne remplaceront jamais le cinéma.  J’ai vu le film " Les Temps Modernes " pour la première au cinéma de la maison de culture Ibn Khaldoun à Tunis. Je n’ai jamais autant ri parce que je ne riais tout seul. Le public amplifie l’effet comique des films de Chaplin ou Buster Keaton.  Lorsque j’ai revu le film de Chaplin tout seul, l’effet comique a disparu ! La magie du cinéma a brillé par son absence.

—–

1 - Malheureusement le réalisateur Omar Khlifi  est atteint d’une sénilité précoce. Dernièrement il a publié un texte où il plaide pour… le silence tunisien !

Silence.. la Tunisie est en marche…
 
Par Omar Khlifi ( cinéaste)

Nous avons l’habitude «d’apprécier» à leur juste valeur ce genre de prose malveillante rédigée par des mercenaires professionnels d’une plume intéressée qui s’applique à transcrire, sans aucun état d’âme, le fiel de certaines personnes aigries qui sont déstabilisées par la réussite insolente de cette nouvelle Tunisie qui fait la fierté et l’admiration de tous. N’en déplaise à ceux qui sans aucun scrupule vendent leur âme au diable au détriment de leur pays et s’érigent en donneurs de leçons pour camoufler leur passé récent qui n’est nullement en leur honneur. Malheureusement, pour eux, cette réussite criarde et rapide déplaît et dérange ceux qui s’attendaient à l’effondrement de notre système et qui n’arrivent pas à s’y faire. Oui, leur réaction démontre clairement leur désarroi; aussi, cherchent-ils par tous les moyens à discréditer nos acquis qui, eux, sont palpables, réels, reconnus, visibles à l’œil nu… Mais pour les myopes, la déception ne fait que rendre plus floue leur vision. Notre réussite n’est pas une fin en soi, nous voulons plus et nous œuvrons pour y arriver… Nous y arriverons.
Cette campagne aux relents revanchards n’empêchera pas l’union de tous les Tunisiens autour de notre Président auquel nous accordons notre confiance la plus totale, car le résultat de son action pour notre pays est des plus édifiants. Nous sommes les premiers intéressés et nous constatons les bienfaits de sa politique qui se lit sur tous les paramètres dans tous les domaines de la vie publique. La vie est ainsi faite, il y a les quelques éternels mécontents qui ne font que rechigner, et ceux, la quasi-majorité, plus sincères et plus réalistes qui adoptent une démarche plus noble en participant avec enthousiasme à l’édification d’une Tunisie de plus en plus meilleure. Qu’ils se rassurent, cette émission télévisée n’aura aucun impact sur l’adhésion des Tunisiens autour de leur Président et de sa politique salutaire. Encore une fois, leurs jérémiades seront négatives… Ce nid d’inepties et de contre-vérités est risible pour nous qui vivons au quotidien notre avancée à pas de géant.
Quant à nous, nous n’avons pas besoin de tuteurs ni de donneurs de leçons, qui feraient mieux de balayer devant leur porte, car le Tunisien est conscient de ses acquis.
La Tunisie à l’histoire trois fois millénaire en a vu d’autres, elle est immunisée contre ce genre de parasites néfastes qui ne peuvent perturber sa quiétude sereine… Chut ! Silence… La Tunisie est en marche… La vitesse de croisière est presque atteinte, le décollage est imminent… Silence… vous n’arriverez pas à perturber cette union qui caractérise une complète communion entre un peuple et son Président. Rien que des calomnies pour épater la galerie, de fausses allégations. Les balivernes intéressées, c’est l’arme des aigris, des déçus et des nostalgiques qui sont dépassés par les événements et qui n’arrivent plus à suivre la marche de la Tunisie.
Attablés dans certains cafés de Paris, de Londres et d’ailleurs, ils font et défont le monde. Leur ignorance criarde de la réalité tunisienne ne les autorise pas à juger notre pays qui n’a que faire de leurs balivernes. Au fait, qui êtes-vous pour prétendre donner un jugement de valeur sur nos acquis ? D’autres beaucoup plus nantis, plus crédibles et plus sérieux que vous sur tous les plans témoignent à la Tunisie et à son Président considération, respect et admiration pour sa marche exemplaire qui fait de notre pays, et plus particulièrement depuis l’avènement de l’ère nouvelle, n’en déplaise à certains, un havre de paix, de stabilité, de sécurité et de progrès. Notre devise est : «Bien faire et laisser braire».
A bon entendeur salut !

Source: LA PRESSE de Tunisie, le 6 novembre 2009.



 

SerendipityNovember 16, 2009 6:16 pm


http://www.bakchich .info/Un- Ben-Ali-a- visage-humain- Le-Buzz,09302. html

16 novembre à 16h27
Défense de rire. La télé Hannibal TV a diffusé un publireportage où l’on voit la famille Ben Ali se comporter comme “monsieur et madame tout le monde”.

Totalement ébahis, les Tunisiens ont récemment découvert, dans un sujet diffusé par la télévision privée Hannibal TV, le portrait d’une famille modèle : les Ben Ali. C’est le Buzz du Web tunisien.

Surtout connu pour sa prodigieuse langue de bois et ses discours en arabe littéraire incompréhensibles au commun des mortels, Ben Ali commence à jouer le carte du bon père de famille (presque) accessible au public.

Dans une vidéo de trois minutes, on voit Ben à vie entouré des siens, jouant avec ses enfants, discutant avec son épouse et – cerise sur le gâteau - se faisant mordre le doigt par un de ses petits-enfants (oh, le vilain garçon !).

Leila Ben Ali n’est pas en reste. En bonne maman, cette dernière prépare le cartable du petit dernier et l’emmène elle-même en voiture (la populace doit comprendre que Madame n’a nul besoin de chauffeur ici !).

Pour compléter le tableau de cette famille décidément parfaite, on voit monsieur Gendre et nouveau député de la Nation, Sakhr El Materi, qui débarque chez les beaux-parents avec son épouse Nesrine et la marmaille tous contents de retrouver papy et mamy.

Et pour ceux qui n’auraient rien compris de cette mise en scène, un Vox Pop est organisé par Hannibal TV tout de suite après le reportage. Avec la spontanéité qu’on leur connaît lorsqu’il s’agit de commenter les prestations présidentielles, tous les Tunisiens se sont dits surpris et heureux de voir que le président est, tout compte fait, « comme nous ».
Le vieux Jean Daniel !

Deux autres « événements » (façon de parler) montrent un changement de cap dans la com’ présidentielle. Déjà, lors de la campagne électorale, le correspondant d’Associated Press avait noté que la garde autour de Ben Ali était moins nerveuse qu’à l’habitude et que ce dernier était beaucoup plus accessible aux citoyens venus l’acclamer.

Encore plus surprenant, Ben Ali a lui-même répondu, jeudi, à la question d’un journaliste de La Presse à qui on a dû souffler une question fort opportune.

Le président montait lui-même au créneau pour réagir à l’Appel sirupeux dans lequel l’inénarrable Jean Daniel disait vouloir « arracher la clémence du prince » pour obtenir la libération du journaliste Taoufik Ben Brik embastillé depuis le 29 octobre pour « agression, atteinte aux bonnes mœurs et dégradation de biens » (ah, ces journalistes qui se croient au dessus des lois !).

« Je ne compte pas répondre à notre ami Jean Daniel, vu son âge et son amitié pour la Tunisie », a maladroitement réagi le jeune homme de 73 ans. Tout simplement pathétique.

Mohamed Ettaieb

SerendipityNovember 15, 2009 11:03 pm
Cet espoir qui fait vivre
 
 Il n’existe sans doute pas de sentiments plus néfastes pour la santé que ceux de l’impuissance et du désespoir.
Des anées passées à accompagner des personnes souffrant dans leur corps m’ont appris qu’il n’y a pas de vie sans espoir. Peu importe la raison d’espérer que chacun imagine, pourvu que chacun en ait une. Peu importe que celle-ci change au fil des expériences de la vie, pourvu que l’on puisse échapper au doute, à la peur et au chaos. Pourvu que l’on puisse agir, ne pas subir. Pourvu qu’on puisse continuer à avancer, à se porter, à supporter ".
 
Dr Thierry Janssen, La maladie a-t-elle un sens ? Éditions Fayard 2008,  pages 203 - 205
UncategorizedNovember 14, 2009 10:32 pm

TUNIS, 14 nov 2009 (TNA) - Le magazine parisien "Madame Figaro" a publié un publi-reportage, payé par l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure (ATCE), sous le titre "Mme Leila Ben Ali et les causes de la femme arabe" dans lequel la Régente de Carthage essaie de vendre une autre image que celle d’une marraine des clans mafieux Trabelsi-Materi & Co. Ainsi la femme du dictateur tunisien Ben Ali  a-t-elle puisé dans les caisses de l’État pour améliorer son image et consolider sa place dans la guerre de succession qui se déroule dans les coulisses du Palais de Carthage. Le familles Trabelsi, Materi et Ben Ali contrôlent des pans entiers de l’économie nationale tunisienne. Ces clans mafieux ont jeté dernièrement leur dévolu sur le secteur des médias écrits et télévisuels tunisiens.
 
Leïla Trabelsi-Ben Ali n’est pas une tunisienne comme les autres: les meubles de son palais de Sidi Bous Saïd, construit sur le terrain d’une ancienne base de l’armée tunisienne,  ont été tous importés d’Europe et la " présidente " ne jure que par Christian Dior et Yves Saint-Laurent. Les fréquentes escapades parisiennes du Falcon de la Présidence sont un secret de polichinelle pour le personnel de l’aéroport de Tunis-Carthage.
 
Un opposant à qui on a demandé: " Pourquoi les Tunisiens ne se révoltent pas ? ", a répondu: " Premièrement, parce que le prix du pain reste abordable. Deuxièmement, parce que la radio religieuse Zitouna leur promet une vie meilleure dans l’au-delà…"