ettounsiAugust 2, 2007 2:16 am

Questions brûlantes au Paradis

Si l’on croit ettounsi sur parole, et comment ne pas
le croire?, "Le Paradis c’est pas vraiment…
paradisiaque !". Notre ami s’ennuie à mourir. Passer
toute la journée à boire et à manger et toute la nuit
à baiser "ça fatigue l’âme à long terme". Autre
déception: " il est rare de trouver des discussions
intérssantes au Paradis."

En effet, ettounsi a constaté avec amertume que
presque tous les gens intéressants vivaient en Enfer:
Ibn Al-Moukaffaâ, Aboul-Alaâ Al-Maârri, Abou Bakr
Arrazi, Ibn Rochd, Mozart, Dostoïevsky, Marx&Engels,
Freud, Camus, Kafka, Einstein, Wittgenstein, Buzzati,
Naguib Mahfouz etc.

D’après l’envoyé spécial de TUNeZINE au Paradis,
ettounsi écume les bars et les brasseries du paradis
en compagnie d’un jeune Palestinien de Nazareth. Le
look hippie de ce jeune de 33 ans, arrivé vierge au
paradis, a attiré l’attention d’ettounsi dès son
atterissage au Jardin d’Eden. Ils ont trouvé dans la
drague en équipe un remède efficace pour leur timidité
maladive.

Pourtant, avec le temps, ettounsi et son ami de
Nazareth ont commencé à s’ennuyer. Ils n’ont pas tardé
à se poser des questions existentielles : Après avoir
connu et savouré tous les plaisirs possibles et
imaginables, est-on maintenant capable de contniuer
cette vie absurde qui mène vers… l’infini?

En attendant la réponse définitive à la Question des
Questions, ettounsi essaye de noyer sa lassitude dans
l’humour. Dans un clin d’oeil à un futur locataire de
l’Enfer, Woody Allen, il rappelle que " l’éternité
c’est long. Surtout vers la fin…"

O.K.

Le 13 mars 2007

ettounsiMay 14, 2007 7:37 pm


Merci Monsieur le Précédent,

Merci ZABA


 

 

 

ZABA a gâché l’avant 2001 de notre rêve commun et risque de dilapider l’après 2001 mais des gens incorruptibles que je ne connais que grâce à la dictature refusent d’abdiquer.

 


À mon voisin du Mansouri I, Omar Khayyâm :


 


Malgré le froid glacial de l’exil de la solidarité et de la précarité (Un jour ou l’autre on parlera ici ou ailleurs du tunezien qui a passé des week-ends avec quelques centimes en poche) tu étais là ce 31 décembre 2001 devant ton écran et le rêve était au bout du fil « téléphonique », entêté comme tu es et comme tu l’a toujours été, automne, hiver comme été.

Désormais de plus en plus de tunisiens déménagent vers ta « Rue Mansouri : La rue qui n’existait pas ! *» là où il fait toujours beau et où toute l’année est printemps, la rue s’est transformée depuis en quartier « le Mansouri I » où des constructions abusives poussent comme des champignons, la dernière bâtisse en date est baptisée CTIJ et abrite 81 SDF pour le moment.

Ton juge rebelle a quitté tôt, ce samedi 29 décembre 2001, sa demeure à côté du marché central des légumes et des fruits pour s’octroyer une révocation périmée du marché central des valeurs qui date du 6 juillet 2001 !

En quittant furieusement la salle des enchères du souk, où on a toujours vendu au plus offrant, le malheureux juge n’a pas regretté ses 20 ans de loyaux services partis en fumée ni sa robe estivale noire en polyester non plus mais le fait que les négociants étaient des magistrats.

Les habitants du Mansouri I étaient attroupés devant le bazar sous haute surveillance policière, Sihem Bensedrine, la présidente du comité de quartier, a su réconforter le client disgracié depuis la veille en lui offrant dans les locaux exigus du CNLT l’antidote de sa révocation périmée, feu Hachemi Ayari a déjà payé le prix !

Pour O.K. : Je remercie encore la dictature qui m’a fait connaître un ami de ta trempe.

 


À mon colocataire virtuel, Lecteur assidu :

 


Le pseudonyme de Lecteur assidu peut induire certains en erreur car ce mansourien inné est loin d’être un simple lecteur et ceux qui le fréquentent savent de quoi je parles, son cadeau de fin d’année il l’a souhaité et les mansouriens ont tout fait pour qu’il se concrétise.

Lecteur assidu qui est le moins anonyme de nous tous est tourmenté par un petit rectangle noir parsemé de chiffres en vert fluo en bas du forum TUNeZINE** et à chaque festivité il avance un chiffre, hier il voulait que son compteur fétiche marque 30000 et les anonymes ont fait le reste.

Pour L.A. : Les lecteurs acidulés par la presse tunisienne se comptent désormais par milliers, ton compteur est la preuve.

 

 

 

 


À notre ambassadrice à Paris, Sophie :

 

 

 


Ici, Sophie, on censure aussi les cadeaux de fin d’année mais la nature morte de Hédi Turki et ta surprise sonore non stéréotypée ont réussi à brûler « vifs » les barreaux invisibles de la prison Tunisie, des gens comme toi m’ont appris a être moins égoïste c’est pourquoi j’ai décidé de partager, sans ton consentement, mes cadeaux avec tout les mansouriens de la planète. Tu es venue en Tunisie avec une seule idée en tête : Ne pas bronzer idiot et tu as réussis ton Paris et ton T’unis aussi car tu as compris avec ton intelligence qu’ettounsi veut dire tunisien ni plus ni moins.

Pour Sophie : La dictature de ZABA que tu as découvert récemment a gâché en quelques jours ton Noël, ton anniversaire et ton réveillon, nous, elle a gâché nos vies pour toujours.

 


 


Testé sans virus connu.


 


 

 

 

Au rescapé, Desepticus :

 


Ils sont toujours là où tu les as laissé, mille comme les jours que tu as passé au frais, comme le millénaire qui vient de plier bagage, comme le millénaire qui s’installe et comme eux 1000 qui croupissent dans les geôles insalubres de ZABA. Un jour ou l’autre certains arriveront à faire la différence entre l’amnistie et l’amnésie et arrêteront de distribuer l’invective d’intégriste à tous ceux qui s’opposent à leurs idées.

Pour Decepticus : Toute idée est un échec à la vérité.

 

 

 

 

Au disque dur du Mansouri I, Hsouna :


Le jour où les terroristes de l’ère cédée arrêteront de commettre des attaques virales contre ton arme redoutable made in Taiwan n’est pas loin selon Omar Khayyâm alors formate le et rend leur la monnaie avec tes redoutables poésies qui font très mal à nos gouverneurs qui sont des anciennes victimes des sévices sexuels subis lors de leurs innombrables séjours aux colonies de vacances du RCD***.

Pour Hsouna : C’est le fils de Municef Goujat qui converse avec Halima la fille de ZABA :

- Mon père m’a toujours dit de me méfier des loups.

- Ah, il était chasseur ?

- Non, zoophile.

 


Bonne année 2002 à tous mes amis anonymes


ettounsi de tunezine


* Une nouvelle de Omar Khayyâm publiée sur le numéro 49 de TUNeZINE et qui a fait un tabac en Tunisie et ailleurs.

** L’adresse du site et du forum est http://site.voila.fr/tunezine/index.html

*** Réponses de Hsouna aux gougeas en arabe disponibles sur les forums et le site.

ettounsiApril 20, 2007 1:24 pm

A ma connaissance Courrier International a été le premier média international à parler de TUNeZINE. C’était fin mai 2002. Je me rappelle avoir envoyé un courriel à ettounsi pour le féliciter. Il sera arrêté moins d’une semaine plus tard ( 4 juin 2002).

"Une prison, un zoo, sinon rien"

La Tunisie a voté à 99,61 % en faveur de la réforme de la Constitution proposée par son président. Avec ce score plus que chiraquien, Zine el-Abidine Ben Ali se prépare une présidence à vie.

99,61 % des Tunisiens ont accepté par référendum la réforme de la Constitution tunisienne autorisant le président Zine el-Abidine Ben Ali, 65 ans, à se maintenir au pouvoir pour deux nouveaux mandats de cinq ans. Les Tunisiens, précise "Le Matin" d’Alger, "ont préféré le bulletin blanc du ‘oui’ au bulletin noir du ‘non’ dans les 15 000 bureaux de vote". Des bureaux de vote, semble-t-il, assiégés par les foules : 95,59 % des 3 406 830 inscrits se sont mobilisés. Une mobilisation d’autant plus phénoménale qu’elle inclut le vote de 208 383 Tunisiens de l’étranger malgré l’avis défavorable de quelques détracteurs.

Mais ce score massif répond, selon la presse tunisienne, à un défi "historique". "D’abord parce que la procédure référendaire est utilisée pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie", explique "Réalités". Il est vrai que les précédents scores "historiques" de 99 % et des poussières de Zine el-Abidine Ben Ali n’étaient réunis que lors des élections présidentielles pluralistes du successeur de Bourguiba, au pouvoir depuis 1987…

La langue de bois le dispute à la flagornerie

Cette réforme est accueillie par la presse locale comme une réelle avancée. Débordant d’enthousiasme béat, "Réalités" explique que "la Tunisie sera dotée d’une Constitution profondément remaniée, adaptée aux réalités de la Tunisie d’aujourd’hui et de ce qu’elle sera, et qui répond aux attentes et aux ambitions des citoyens".

"Mais ce n’est pas tout", poursuit "Réalités". "C’est le point de départ d’une nouvelle étape qui doit réaliser de nouveaux acquis sur les plans de la liberté de l’information, les libertés individuelles, les droits de l’homme et la séparation des pouvoirs." Ben Ali et Ubu ne semblent faire qu’un dans un pays où la langue de bois le dispute à la flagornerie.

"La démocratie à la tunisienne crèvera de sa propre médiocrité"

Cependant, pour certains irréductibles comme Mokhtar Triffi, le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme, cité par "Le Matin", "le dispositif de la fraude électorale est rodé depuis longtemps". Outre la fraude, la nouvelle Constitution proposée hérisse l’ensemble des opposants de la société civile. Cette réforme semble destinée à instaurer de nouveau la présidence à vie, à accorder une impunité à vie au président de la République et à nommer une seconde Chambre. Ainsi, Ben Ali pourra certes se représenter aux prochaines élections présidentielles, mais, une fois à la retraite, si retraite il y a, il ne pourra être poursuivi par la justice de son pays et peut-être se trouver une petite place dans la seconde Chambre.

Enfin, il faut aller sur le site "Tunezine.com" pour lire une voix tunisienne vraiment discordante. A sa une, "ce magazine en ligne gratuit copié et collé à Tunis" propose son propre référendum. A la question "Selon vous la Tunisie est ?", il propose cinq réponses, au choix : "Une république ; un royaume ; une prison ; un zoo ; rien". Puis, un peu plus loin, une journaliste se penche sur l’état de la démocratie à la tunisienne avant d’asséner : "D’autres dictatures ont vécu, puis sont tombées. Celle-ci est déjà en train de s’autodétruire, et crèvera de sa propre médiocrité."

Dans une vibrante tribune envoyée à "Courrier international", le journaliste Taoufik Ben Brik s’insurge contre les 99,61 % de vote en faveur du référendum de "la momie Ben Ali". Ce pourcentage est, selon le journaliste tunisien, "la marque déposée des despotes". Le président de nouveau éligible "a en fait donné un coup d’arrêt à la vie politique tunisienne pour les dix ans à venir". Pourtant, Ben Brik ne veut pas perdre la foi en son pays : "Sans un sou et malmenés, mais tenaces et toujours debout, nous sommes encore beaucoup à refuser de nous rendre."

Ph J

Source: Courrierinternational.com ( 30 mai 2002)

ettounsiApril 18, 2007 11:35 am

La police de la pensée s’attaque au monde virtuel

BAUDOUIN LOOS

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur le web : « ils » ont arrêté Ettounsi ! Mardi soir, les internautes tunisiens se sont passé avec fébrilité l’information puis des commentaires amers.

Mais qui est « Ettounsi » ? Ce surnom (littéralement « le Tunisien »), Zouhair Yahyaoui l’avait rendu célèbre dans le milieu de l’internet tunisien, espace où les libertés, comme ailleurs en Tunisie, subissent les assauts permanents du pouvoir. Zouhair, 34 ans, diplômé de sciences économiques au chômage, avait découvert l’univers cybernétique et avait lancé un site sur la Toile, il y a un an, TUNeZINE (1), qui avait rapidement pris une place de choix dans le paysage virtuel tunisien. Comme tant d’autres adresses, il était censuré par les techniciens de l’Agence tunisienne de l’internet, censure contournée tant bien que mal par de nombreux internautes locaux.La plume d’Ettounsi faisait mal, non par ses leçons politiques mais par son humour mordant, lui qui prenait un malin plaisir à imaginer, par exemple, des saynètes dans lesquelles des disputes fictives et hilarantes opposaient le président Zine el-Abidine Ben Ali (surnommé «ZABA») et ses proches.

Mais, comme l’observait jeudi « Omar Khayyâm », autre facétieux internaute tunisien, il y a un dénominateur commun entre tous les dictateurs : ils n’ont pas le sens de l’humour et n’acceptent ni les caricatures ni les satires. La cyberpolice de ZABA a ainsi fini par découvrir qui était Ettounsi. Mardi soir, six policiers en civil l’ont arrêté dans le « publinet » (cybercafé) où il avait ses habitudes; ils l’ont amené chez lui, saisi son matériel informatique avant de l’emmener vers une destination inconnue. Circonstance aggravante pour Ettounsi : il n’est autre que le neveu du « juge rebelle », Mokhtar Yahyaoui, qui a défrayé la chronique en 2001 pour avoir publiquement demandé au président de rendre à la justice son indépendance, et qui avait reçu pour toute réponse une révocation des cadres de la magistrature. La famille Yahyaoui, décidément, et même si son combat se situe au plan des libertés plutôt que sur celui de la lutte politique stricto sensu, se révèle bien gênante pour le pouvoir. Nous avions eu l’occasion de passer une soirée avec Ettounsi à Tunis il y a quinze jours. Nous avions vu un homme réservé, aux yeux tristes mais brillants. Plein d’humour. Cet homme est désormais en prison.·

(1) http://www.tunezine.com/

( Source: Le Soir de Bruxelles du 11 juin 2002 )

ettounsiMarch 12, 2007 10:01 pm
On raconte qu’un souverain n’aimait pas entendre les nouvelles de décès. Un de ses proches a trouvé une formule douce pour lui annoncer la mort de quelqu’un:
- Majesté, nous n’avons plus de nouvelles de Monsieur X…
Je dirais aujourd’hui:
- Mesdames et Messieurs, nous n’avons plus de nouvelles de Monsieur ettounsi depuis le 13 mars 2005…
Ettounsi en trois actes

Acte 1

Lieu: Genève, Suisse.
Date: février 2005.
Un groupe de Tuneziniens est réuni au tour d’une table.
Une Tunezinienne qui voit ettounsi pour la première fois le fixe des
yeux. Elle dira plus tard: " De ses yeux se dégageait une tristesse
infinie…"
Acte 2
Lieu: Une petite ville quelque part en Tunisie.
Date: 13 mars 2005.
Le cabinet du docteur F. était vide pendant cette fin d’après-midi.
Zouhair G., un patient de longue date, sonna avant d’entrer. La salle
d’attente était presque vide. Un jeune homme sans âge était assis sur
la chaise la plus proche du bureau du médecin. Il avait l’air d’être
plongé dans un sommeil très profond. Malgré ses yeux fermés, une
tristesse infinie se dégageait de son visage assoupi. Sa présence
intrigua Zouhair, car dans cette petite ville de province tout le
monde connaît tout le monde. Apparemment, cet homme venait de loin.
Soudain, le docteur F. ouvrit la porte de son bureau pour jeter un
coup d’oeil sur la salle d’attente. Dès qu’il vit Zouhair, il le salua
et l’invita à entrer. Zouhair lui dit:
- Mais il y a un patient avant moi !
- Quel patient?
Zouhair pointa son doigt vers une chaise vide. Le dormeur a disparu !
- Mais il était là docteur ! Il dormait paisiblement.
- De deux choses l’une: ou bien c’était l’homme invisible qui voulait
me consulter ou bien vous avez un don très rare: le Shining !

Acte 3

Lieu: Une maternité à Montréal, Canada.
Date: Le soir du 13 mars 2005.
Les cris d’un bébé déchirent le silence d’une lourde nuit
montréalaise. Il venait de recevoir du médecin accoucheur une gifle
qui lui rappela sur le coup de tristes souvenirs. Une infirmière se
pencha sur lui pour le prendre dans ses bras. Elle décela dans ses
yeux une tristesse infinie. Mais le bébé se dégagea subitement de son
étreinte pour commencer à voler de ses propres ailes. Marushka,
l’infirmière, n’avait jamais vu un bébé voler avec une telle aisance.
Une aisance digne d’une mouette. Elle le pria d’atterrir, car elle
avait peur que sa tête ne cogne le plafond. Le bébé ne voulait rien
savoir. Mais dès qu’il vit d’en haut la souris attachée au portable du
docteur Wundermacher, posé sur une petite table, il changea son plan
de vol et atterrit en douceur. Le bébé caressa pour la première fois
de sa nouvelle vie une souris d’ordinateur. Le plus surprenant c’est
qu’il la trouva plus alléchante que le sein maternel !

En cliquant sur la souris, une image s’afficha sur l’écran: Cheikh
Imam et son luth. Le bébé approcha sa bouche de l’écran comme s’il
voulait embrasser le chanteur. Mais il s’arrêta net à quelques
millimètres de l’écran et prononça ses premiers mots: "Hamm hamm hamm
hamm hamm hamm hamm". Aucun des présents ne comprit le langage du
nouveau-né. Seul Cheikh Imam, réveillé d’un sommeil éternel, comprit
le message de ce bébé qui s’appellera lui aussi Imam, un prénom choisi
par son père. Cheikh Imam sourit au bébé. Un sourire qui effaça à
jamais la tristesse des yeux du petit Imam. Le grand cheikh caressa
tendrement son luth et répondit au bébé : "Hamm hamm hamm hamm hamm
hamm hamm…" (1)

ettounsiFebruary 12, 2007 7:32 pm


ZABA , agent publicitaire de TUNeZINE !


 

La dernière-née de la famille policière tunisienne porte un joli nom : BISI (brigade d’intervention spéciale sur Internet). Ses missions sont multiples : chercher les sites « subversifs » pour pouvoir les bloquer ensuite, espionner les connections des opposants, dissidents, militants et journalistes, intercepter les messages électroniques à contenu politique, répertorier le maximum d’adresses de proxys pour les rendre inopérants et enfin… arrêter les internautes «audacieux ».

 

Zouhair Yahyaoui est la première victime connue de la police informatique. Il vient de payer cher le prix de la liberté d’expression dans le pays de l’omerta. Cette arrestation a apparemment plusieurs buts :

 

Punir ettounsi pour avoir commis un « lèse-majesté » et brisé un tabou. Il y a un dénominateur commun entre tous les dictateurs : Ils n’ont pas le sens de l’humour et n’acceptent ni les caricatures, ni les satires. Une « humeur » d’un humoriste de talent comme ettounsi ne peut que gâcher l’humeur de Zaba ( tous les droits de marque sont réservés à ettounsi!), un petit dictateur complexé qui, selon tous ceux qui l’ont approché, souffre d’un terrible sentiment d’infériorité surtout à l’égard des gens de talent. Ettounsi, le magicien du verbe, le brillant informaticien autodidacte, qui a su faire tomber tous les murs dressés par l’ATI et la police informatique, ne peut qu’éveiller la jalousie du bey de Tunis.

 

Punir indirectement son oncle, le juge Mokhtar Yahyaoui qui a fait trembler le Palais de Carthage l’été dernier par sa lettre audacieuse. D’ailleurs, ce magistrat est une bombe à retardement pour le régime. Il suffit qu’il puisse lever une petite armée de juges intègres et audacieux pour faire écrouler tout l’édifice dictatorial.

 

 

Faire peur aux internautes « rebelles ». Le régime a intérêt à ce que la nouvelle de l’arrestation d’ettounsi se répande parmi la communauté des internautes tunisiens. Il veut, encore une fois, renforcer l’autocensure et créer une « cyberphobie » collective.

 

Je remercie Zaba pour la campagne publicitaire gratuite en faveur de TUNeZINE. Ce nom est maintenant connu de toute la société civile planétaire. Ettounsi ne pourrait jamais trouver un meilleur agent de publicité ! Ettounsi n’est pas un ingrat. Zaba sera, certainement, le héros principal de son prochain proxy. Il risque même de tuer Zaba…de rire !

 


Omar Khayyâm

ettounsiOctober 31, 2006 12:37 am


Un esprit tunisien


 

 Le docteur Dimitri Khabarovski est-il un scientifique détraqué ou un génie en avance sur son temps comme le fut Leonardo da Vinci? Peut-être les deux a la fois. Dimitri Sergueivitch Khabarovski, féru de mathématiques et d’informatique depuis son jeune âge, connut une métamorphose brutale à l’âge de 33 ans. La raison de ce revirement reste un mystère jusqu’à ce jour, mais à l’âge où Jésus vécut sa Passion et monta vers le ciel, il se passionna pour les neurosciences et… la spiritualité! Dans une étude à la limite de la science, publiée dans la revue Sovremiennaia Nauka (Science contemporaine), il posa une question qui souleva un tollé général à l’université de Saint-Pétersbourg: " Est-il possible de télécharger une âme?". Certains scientifiques russes déclarèrent que le docteur Khabarobski était irrémédiablement a atteint par ce qu’il appelèrent « le syndrome de Dostoïevski ». Bref,   par un spiritualisme excessif, scientifiquement indémontrable. Malgré la polémique, Dimitri continua ses recherches en solitaire. Son but ultime était de pouvoir "récupérer" l’âme d’un mourant, de préférence celle d’une personne qui s’était distinguée pendant sa vie. En janvier 2004, il lança un appel, rédigé en russe et en anglais, sur internet. Il cherchait un candidat volontaire pour tenter une expérience unique en son genre.

 

Un cyber-dissident tunisien, qui ne manquait ni d’intelligence ni d’esprit, répondit à l’appel de Dimitri quelques jours seulement après sa publication. Il se porta candidat pour ce voyage inédit vers l’au-delà. Lorsque, le 13 mars 2005, tôt le matin, l’ange de la mort frappa à la porte d’ettounsi et lui chuchota à l’oreille : «  Tu ne souffriras point, mais tu feras souffrir tout un monde! », ettounsi ne pensa qu’à deux choses: la douleur infinie de sa mère bien-aimée et la promesse qu’il avait faite à Dimitri. Il remercia l’ange de Dieu pour ce traitement de faveur et brancha sans tarder les électrodes que lui avait envoyées Dimitri à son crâne et, exécutant les instructions du savant russe, téléchargea l’intégralité du contenu de son cerveau puis l’envoya, via Internet, à un supercalculateur situé en Russie.

 

Pourtant, le laboratoire de Saint-Pétersbourg n’a rien reçu ! Profitant de la liberté inouïe qu’offre la Toile, les petits morceaux de l’âme d’ettounsi réussirent à se rassembler de nouveau et à naviguer à la vitesse de la lumière d’un coin à l’autre de la planète.

 

Un responsable tunisien déclara un jour: « Peut-on avoir peur d’un président qui pianote sur son clavier d’ordinateur?". La question est renversée depuis le 13 mars 2005: "Un dictateur peut-il avoir peur de pianoter sur un clavier?" Depuis le jour de la disparition de son ennemi numéro un, le Cyber-Flic Numéro Un de la Tunisie a développé une phobie pour les ordinateurs. Et pour cause…

 

Dès que l’ordinateur du dictateur tunisien démarre, l’image d’ettounsi crève l’écran ! En outre, des fichiers ultrasecrets se sont complètement évaporés. Comble de l’horreur : Zaba a l’impression que son Media Player se déclenche tout seul pour lui faire voir un clip un peu hot : Un supplicié des caves du Ministère de l’intérieur qui crie: « Yammi ! Yammi! » (O maman! O maman!). Mais le film d’horreur ne s’arrête pas là. Il voit Ali Saïdi sortir de sa tombe de Jellaz et pointer un doigt accusateur en sa direction, Abou Jihad se relever d’une mare de sang pour le viser par une kalachnikov. Une infinité d’images défilent devant ses yeux : Staline agonisant sur le canapé de sa datcha moscovite, le cadavre d’Hitler carbonisé, Mussolini pendu par ses pieds, Elena Cecaucescu suppliant ses exécuteurs : « Sunt mama voastra ! » [Je suis votre mère! ]. Enfin, Saddam sortant de son trou de rat…. Soudain l’écran s’enflamme, les flammes de l’enfer surgissent de partout…une voix qui le supplie en italien: « Pentiti, pentiti! » (repens-toi, repens-toi!). Le dictateur, tout en sueur, lui répond : « Non, non! » .

 

Il s’effondre à côté du lit… Heureusement pour lui, le médecin était déjà à son chevet. Ce dernier, le docteur Guéddiche, a déjà trouvé un nom pour l’étrange maladie présidentielle : « Hallucinations informatiques. »

ettounsiOctober 19, 2006 4:00 pm

Un esprit tunisien

Le docteur Dimitri Khabarovski est-il un scientifique

détraqué ou un génie en avance sur son temps comme le

fut Leonardo da Vinci? Peut-être les deux à la fois.

Dimitri Sergueivitch Khabarovski, féru de

mathématiques et d’informatique depuis son jeune âge,

connut une métamorphose brutale à l’âge de 33 ans. La

raison de ce revirement reste un mystère jusqu’à ce

jour, mais à l’âge où Jésus vécut sa Passion et monta

vers le ciel, il se passionna pour les neurosciences

et… la spiritualité! Dans une étude à la limite de la

science, publiée dans la revue Sovremiennaia Nauka

(Science contemporaine), il avait posé une question

qui allait soulever un tollé général à l’université de

Saint-Pétersbourg: "Est-il possible de télécharger une

âme?". Certains scientifiques russes déclarèrent que

le docteur Khabarovski était irrémédiablement a

atteint par ce qu’il appelèrent « le syndrome de

Dostoïevski », bref, par un spiritualisme excessif,

scientifiquement indémontrable. Malgré la polémique,

Dimitri continua ses recherches en solitaire. Son but

ultime était de pouvoir "récupérer" l’âme d’un

mourant, de préférence celle d’une personne qui

s’était distinguée pendant sa vie. En janvier 2004, il

lança un appel, rédigé en russe et en anglais, sur

Internet. Il cherchait un candidat volontaire pour

tenter une expérience unique en son genre.

Un cyber-dissident tunisien, qui ne manquait ni

d’intelligence ni d’esprit, répondit à l’appel de

Dimitri quelques jours seulement après sa publication.

Il se porta candidat pour ce voyage inédit vers

l’au-delà. Lorsque, le 13 mars 2005, tôt le matin,

l’ange de la mort frappa à la porte d’ettounsi et lui

chuchota à l’oreille : « Tu ne souffriras point, mais

tu feras souffrir tout un monde! », ettounsi ne pensa

qu’à deux choses : la douleur infinie de sa mère

bien-aimée et la promesse qu’il avait faite à Dimitri.

Il remercia l’ange de Dieu pour ce traitement de

faveur et brancha sans tarder les électrodes, envoyées

par Dimitri, à son crâne et, exécutant les

instructions du savant russe, téléchargea

l’intégralité du contenu de son cerveau puis l’envoya,

via Internet, à un supercalculateur situé en Russie.

Pourtant, le laboratoire de Saint-Pétersbourg ne reçut

rien du tout ! Profitant de la liberté inouïe qu’offre

la Toile, les petits morceaux de l’âme d’ettounsi

réussirent à se rassembler de nouveau et à naviguer à

la vitesse de la lumière d’un coin à l’autre de la

planète.

Un responsable tunisien avait un jour déclaré :

"Peut-on avoir peur d’un président qui pianote sur son

clavier d’ordinateur?". La question est renversée

depuis le 13 mars 2005 : "Un dictateur peut-il avoir

peur de pianoter sur un clavier?" Depuis le jour de la

disparition de son ennemi numéro un, le Cyber-Flic

Numéro Un de la Tunisie avait développé une phobie

pour les ordinateurs. Et pour cause…

Dès que l’ordinateur du dictateur tunisien démarre,

l’image d’ettounsi crève l’écran ! En outre, des

fichiers ultrasecrets se sont complètement évaporés.

Comble de l’horreur : Zaba a l’impression que son

Media Player se déclenche tout seul pour lui faire

voir un clip un peu hot : Un supplicié des caves du

Ministère de l’intérieur qui crie: « Yammi ! Yammi! »

(
ش maman! ش maman!). Mais le film d’horreur ne

s’arrête pas là. Il voit Ali Saïdi sortir de sa tombe

de Jellaz et pointer un doigt accusateur en sa

direction, Abou Jihad se relever d’une mare de sang

pour le viser par un kalachnikov. Une infinité

d’images défilent devant ses yeux : Staline agonisant

sur le canapé de sa datcha moscovite, le cadavre de

Hitler carbonisé, Mussolini pendu par ses pieds, Elena

Ceaucescu suppliant ses exécuteurs : « Je suis votre

mère! ». Enfin, Saddam sortant de son trou de rat….

L’écran s’enflamme soudain, les flammes de l’enfer

surgissent de partout… une voix le supplie en italien:

« Pentiti, pentiti! » (repens-toi, repens-toi!). Le

dictateur, tout en sueur, lui répond : « Non, non! » .

Il s’effondre à côté du lit… Heureusement pour lui, le

médecin était déjà à son chevet. Ce dernier, le

docteur Gueddiche, a déjà trouvé un nom pour l’étrange

maladie présidentielle : « Hallucinations

informatiques. »