Le cinéma, mon paradis
Mon histoire d’amour avec le cinéma a commencé très tôt, à l’âge de six ou sept ans. Le premier cinéma de la ville - il sera aussi le dernier - appartenait au meilleur ami de mon père. Je n’oublierai jamais la soirée d’inauguration du cinéma. C’était mon premier film: " Al-Fajr " ( l’Aube) du réalisateur tunisien Omar Khlifi (1). J’étais un privilégié. J’ai vu des dizaines de films sans débourser un seul millime. À chaque fois qu’il y avait un film qui m’intéressait, je demandais la permission à mon père puis je courais vers mon paradis. Le caissier m’ouvrait la porte de service, je montais les escaliers qui menaient à la salle de projection et au balcon des invités. J’étais toujours le seul "invité".
J’ai vu des films égyptiens, syriens, français, italiens, américains. Je ne sais pas pourquoi seuls les films de Segio Leone restent gravés dans ma mémoire. Est-ce à cause de la musique d’Ennio Morricone ? Ou bien à cause des paysages grandioses du Far West ?
En Tunisie les cinémas ferment. Au Canada, Dieu merci, les cinés sont encore à la mode. Montréal compte une soixantaine de cinémas. Par exemple, près de la station de métro Atwater il y a un complexe de… 22 cinémas ! La Tunisie, avec ses 11 millions d’habitants, compte vingt cinémas au total.
Les écrans télé géants ne remplaceront jamais le cinéma. J’ai vu le film " Les Temps Modernes " pour la première au cinéma de la maison de culture Ibn Khaldoun à Tunis. Je n’ai jamais autant ri parce que je ne riais tout seul. Le public amplifie l’effet comique des films de Chaplin ou Buster Keaton. Lorsque j’ai revu le film de Chaplin tout seul, l’effet comique a disparu ! La magie du cinéma a brillé par son absence.
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1 - Malheureusement le réalisateur Omar Khlifi est atteint d’une sénilité précoce. Dernièrement il a publié un texte où il plaide pour… le silence tunisien !
Silence.. la Tunisie est en marche…
Par Omar Khlifi ( cinéaste)
Nous avons l’habitude «d’apprécier» à leur juste valeur ce genre de prose malveillante rédigée par des mercenaires professionnels d’une plume intéressée qui s’applique à transcrire, sans aucun état d’âme, le fiel de certaines personnes aigries qui sont déstabilisées par la réussite insolente de cette nouvelle Tunisie qui fait la fierté et l’admiration de tous. N’en déplaise à ceux qui sans aucun scrupule vendent leur âme au diable au détriment de leur pays et s’érigent en donneurs de leçons pour camoufler leur passé récent qui n’est nullement en leur honneur. Malheureusement, pour eux, cette réussite criarde et rapide déplaît et dérange ceux qui s’attendaient à l’effondrement de notre système et qui n’arrivent pas à s’y faire. Oui, leur réaction démontre clairement leur désarroi; aussi, cherchent-ils par tous les moyens à discréditer nos acquis qui, eux, sont palpables, réels, reconnus, visibles à l’œil nu… Mais pour les myopes, la déception ne fait que rendre plus floue leur vision. Notre réussite n’est pas une fin en soi, nous voulons plus et nous œuvrons pour y arriver… Nous y arriverons.
Cette campagne aux relents revanchards n’empêchera pas l’union de tous les Tunisiens autour de notre Président auquel nous accordons notre confiance la plus totale, car le résultat de son action pour notre pays est des plus édifiants. Nous sommes les premiers intéressés et nous constatons les bienfaits de sa politique qui se lit sur tous les paramètres dans tous les domaines de la vie publique. La vie est ainsi faite, il y a les quelques éternels mécontents qui ne font que rechigner, et ceux, la quasi-majorité, plus sincères et plus réalistes qui adoptent une démarche plus noble en participant avec enthousiasme à l’édification d’une Tunisie de plus en plus meilleure. Qu’ils se rassurent, cette émission télévisée n’aura aucun impact sur l’adhésion des Tunisiens autour de leur Président et de sa politique salutaire. Encore une fois, leurs jérémiades seront négatives… Ce nid d’inepties et de contre-vérités est risible pour nous qui vivons au quotidien notre avancée à pas de géant.
Quant à nous, nous n’avons pas besoin de tuteurs ni de donneurs de leçons, qui feraient mieux de balayer devant leur porte, car le Tunisien est conscient de ses acquis.
La Tunisie à l’histoire trois fois millénaire en a vu d’autres, elle est immunisée contre ce genre de parasites néfastes qui ne peuvent perturber sa quiétude sereine… Chut ! Silence… La Tunisie est en marche… La vitesse de croisière est presque atteinte, le décollage est imminent… Silence… vous n’arriverez pas à perturber cette union qui caractérise une complète communion entre un peuple et son Président. Rien que des calomnies pour épater la galerie, de fausses allégations. Les balivernes intéressées, c’est l’arme des aigris, des déçus et des nostalgiques qui sont dépassés par les événements et qui n’arrivent plus à suivre la marche de la Tunisie.
Attablés dans certains cafés de Paris, de Londres et d’ailleurs, ils font et défont le monde. Leur ignorance criarde de la réalité tunisienne ne les autorise pas à juger notre pays qui n’a que faire de leurs balivernes. Au fait, qui êtes-vous pour prétendre donner un jugement de valeur sur nos acquis ? D’autres beaucoup plus nantis, plus crédibles et plus sérieux que vous sur tous les plans témoignent à la Tunisie et à son Président considération, respect et admiration pour sa marche exemplaire qui fait de notre pays, et plus particulièrement depuis l’avènement de l’ère nouvelle, n’en déplaise à certains, un havre de paix, de stabilité, de sécurité et de progrès. Notre devise est : «Bien faire et laisser braire».
A bon entendeur salut !
Source: LA PRESSE de Tunisie, le 6 novembre 2009.
