JournalNovember 17, 2009 6:29 pm

Le cinéma, mon paradis

 Mon histoire d’amour avec le cinéma a commencé très tôt, à l’âge de six ou sept ans. Le premier cinéma de la ville - il sera aussi le dernier - appartenait au meilleur ami de mon père. Je n’oublierai jamais la soirée d’inauguration du cinéma. C’était mon premier film: " Al-Fajr " ( l’Aube) du réalisateur tunisien Omar Khlifi (1). J’étais un privilégié. J’ai vu des dizaines de films sans débourser un seul millime. À chaque fois qu’il y avait un film qui m’intéressait, je demandais la permission à mon père puis je courais vers mon paradis.  Le caissier m’ouvrait la porte de service, je montais les escaliers qui menaient à la salle de projection et au balcon des invités. J’étais toujours le seul "invité".

 J’ai vu des films égyptiens, syriens, français, italiens, américains. Je ne sais pas pourquoi seuls les films de Segio Leone  restent gravés dans ma mémoire. Est-ce à cause de la musique d’Ennio Morricone ? Ou bien à cause des paysages grandioses du Far West ? 

En Tunisie les cinémas ferment. Au Canada, Dieu merci, les cinés sont encore à la mode. Montréal compte une soixantaine de cinémas. Par exemple, près de la station de métro Atwater il y a un complexe de… 22 cinémas ! La Tunisie, avec ses 11 millions d’habitants, compte vingt cinémas au total.

Les écrans télé géants ne remplaceront jamais le cinéma.  J’ai vu le film " Les Temps Modernes " pour la première au cinéma de la maison de culture Ibn Khaldoun à Tunis. Je n’ai jamais autant ri parce que je ne riais tout seul. Le public amplifie l’effet comique des films de Chaplin ou Buster Keaton.  Lorsque j’ai revu le film de Chaplin tout seul, l’effet comique a disparu ! La magie du cinéma a brillé par son absence.

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1 - Malheureusement le réalisateur Omar Khlifi  est atteint d’une sénilité précoce. Dernièrement il a publié un texte où il plaide pour… le silence tunisien !

Silence.. la Tunisie est en marche…
 
Par Omar Khlifi ( cinéaste)

Nous avons l’habitude «d’apprécier» à leur juste valeur ce genre de prose malveillante rédigée par des mercenaires professionnels d’une plume intéressée qui s’applique à transcrire, sans aucun état d’âme, le fiel de certaines personnes aigries qui sont déstabilisées par la réussite insolente de cette nouvelle Tunisie qui fait la fierté et l’admiration de tous. N’en déplaise à ceux qui sans aucun scrupule vendent leur âme au diable au détriment de leur pays et s’érigent en donneurs de leçons pour camoufler leur passé récent qui n’est nullement en leur honneur. Malheureusement, pour eux, cette réussite criarde et rapide déplaît et dérange ceux qui s’attendaient à l’effondrement de notre système et qui n’arrivent pas à s’y faire. Oui, leur réaction démontre clairement leur désarroi; aussi, cherchent-ils par tous les moyens à discréditer nos acquis qui, eux, sont palpables, réels, reconnus, visibles à l’œil nu… Mais pour les myopes, la déception ne fait que rendre plus floue leur vision. Notre réussite n’est pas une fin en soi, nous voulons plus et nous œuvrons pour y arriver… Nous y arriverons.
Cette campagne aux relents revanchards n’empêchera pas l’union de tous les Tunisiens autour de notre Président auquel nous accordons notre confiance la plus totale, car le résultat de son action pour notre pays est des plus édifiants. Nous sommes les premiers intéressés et nous constatons les bienfaits de sa politique qui se lit sur tous les paramètres dans tous les domaines de la vie publique. La vie est ainsi faite, il y a les quelques éternels mécontents qui ne font que rechigner, et ceux, la quasi-majorité, plus sincères et plus réalistes qui adoptent une démarche plus noble en participant avec enthousiasme à l’édification d’une Tunisie de plus en plus meilleure. Qu’ils se rassurent, cette émission télévisée n’aura aucun impact sur l’adhésion des Tunisiens autour de leur Président et de sa politique salutaire. Encore une fois, leurs jérémiades seront négatives… Ce nid d’inepties et de contre-vérités est risible pour nous qui vivons au quotidien notre avancée à pas de géant.
Quant à nous, nous n’avons pas besoin de tuteurs ni de donneurs de leçons, qui feraient mieux de balayer devant leur porte, car le Tunisien est conscient de ses acquis.
La Tunisie à l’histoire trois fois millénaire en a vu d’autres, elle est immunisée contre ce genre de parasites néfastes qui ne peuvent perturber sa quiétude sereine… Chut ! Silence… La Tunisie est en marche… La vitesse de croisière est presque atteinte, le décollage est imminent… Silence… vous n’arriverez pas à perturber cette union qui caractérise une complète communion entre un peuple et son Président. Rien que des calomnies pour épater la galerie, de fausses allégations. Les balivernes intéressées, c’est l’arme des aigris, des déçus et des nostalgiques qui sont dépassés par les événements et qui n’arrivent plus à suivre la marche de la Tunisie.
Attablés dans certains cafés de Paris, de Londres et d’ailleurs, ils font et défont le monde. Leur ignorance criarde de la réalité tunisienne ne les autorise pas à juger notre pays qui n’a que faire de leurs balivernes. Au fait, qui êtes-vous pour prétendre donner un jugement de valeur sur nos acquis ? D’autres beaucoup plus nantis, plus crédibles et plus sérieux que vous sur tous les plans témoignent à la Tunisie et à son Président considération, respect et admiration pour sa marche exemplaire qui fait de notre pays, et plus particulièrement depuis l’avènement de l’ère nouvelle, n’en déplaise à certains, un havre de paix, de stabilité, de sécurité et de progrès. Notre devise est : «Bien faire et laisser braire».
A bon entendeur salut !

Source: LA PRESSE de Tunisie, le 6 novembre 2009.



 

JournalNovember 8, 2009 11:03 pm

Les dimensions de l’être

D’après l’écrivain Selim Yamoglu, les êtres humains pourraient être rangés dans  quatre catégories distinctes :

1 - Les êtres unidimensionnels: Ils sont dominés par leur cerveau reptilien. Ils n’ont aucune morale, aucune éthique, aucun sens social. Ils sont prêts à tout pour combler leurs besoins et assouvir leur désirs.

2 -  Les êtres bidimensionnels: Leur cerveau reptilien est tenu sous contrôle par leur néo-cortex. Ils sont capables d’empathie et de compassion mais sont prêts à contourner les règles sociales si le risque d’être attrapés en flagrant délit est faible.

3 -  Les êtres tridimensionnels: Ils sont capables de se regarder dans un miroir, de se mettre à la place des autres et de comprendre leur insignifiance en tant qu’individus par rapport à la société humaine et à l’univers.

4 - Les êtres quadridimensionnels: Ils sont tellement rares qu’ils se comptent sur les doigts de deux mains. Ils sont des êtres tellement détachés de la vie matérielle qu’ils vivent dans un monde à part. Ils volent tellement haut que leurs expériences spirituelles peinent à êre transmises et comprises par les autres.  Bouddha est l’exemple parfait de l’être quadridimensionnel.

 

JournalOctober 31, 2009 11:50 pm

Aujourd’hui c’est Halloween. J’ai vu plein de gens déguisés. Un dictateur arborant un masque de démocrate. Des tortionnaires déguisés en défenseurs des droits huamains. Un mafieux dans les habits d’un pieux. Des plumitifs camouflés en journalistes. L’épouse d’un Parrain dans un accoutrement de marraine d’handicapés et d’orphelins. Des lèche-bottes maquillés en opposants.

Le spectacle le plus marrant fut celui d’une marionnette déguisée en homme politique qui crie hystériquement devant une assemblée de vrais faux journalistes: " Nous n’avons pas de squellette dans  le placard ! "

JournalOctober 27, 2009 6:48 pm

Facebook ou Facing Books?

Je remercie les ami(e)s qui m’ont envoyé des demandes d’ami sur Facebook, Hi5 etc. Je suis désolé. Je n’ai aucun compte Facebook, ni Hi5, ni Myspace. J’essaie de limiter le temps de connection à internet pour me consacrer à la lecture. J’ai remarqué que trop d’internet diminue mes capacités de concentration. La concentration est essentielle pour lire des livres. Je lis toujours plusieurs livres en prallèle.

Je viens de terminer un bon roman: La maîtresse du commandant Castro, par Eduardo Manet. Je suis en train de lire La maladie a-t-elle un sens, un livre écrit par Thierry Janssen, un chirurgien belge devenu psychothérapeute. Je lis aussi Des cendres en héritage, L’histoire de la CIA, par le journaliste du New York Times Tim Weiner.

J’aime aussi relire certains livres. Je suis en train de relire Au pays des rêves brisés, écrit Katia Gagon et Hugo Meunier, deux journalistes du quotidien La Presse de Montréal. Les photos qui accompagnent le reportage sont de Patrick Sanfaçon et Martin Trembaly. Le livre parle de l’un des derniers tabou de la société canadienne: la maladie mentale. Il s’agit de douze témoignages à visage découvert de personnes, parfois connues du grand public, atteintes épisodiquement ou chroniquement par une "fêlure à l’âme".

Depuis que j’ail lu L’homme qui prenait sa femme pour son chapeau, je suis devenu un fan du docteur Oliver Sacks. J’ai déjà lu ses deux autres livres: Awakenings, d’où a été tiré le film du même nom, avec Robin Williams et Robert de Niro, et An Anthropologist on Mars. Présentement je suis en train de lire son livre Musicophilia ( " Luminous, original, and indispensable… Musicophilia is like a concert of Chopin’s Mazurkas: fast, inventive and weirdly beautiful." American Scolar )

Comment je choisis mes lectures ? En me promenant entre les rayons de la bibliothèque publique ou en fouinant dans les étagères et les vieux cartons des librairies second-hand de Montréal.

 

JournalOctober 14, 2009 7:30 pm

Un psy m’éclaire sur mes repères 

En mai 2006 j’ai rencontré à Toronto un ami psychiatre de Sousse, la ville où j’habitais avant mon départ pour le Canada. Je lui ai demandé: comment l’être humain s’adapte-t-il au changement des lieux ? Comment se fait-il que je ne me sens dépaysé ni à Brême (Allemagne), ni à Perugia (Italie), ni à Montréal , ni à Lahaye aux Pays-Bas ?

Il m’a expliqué que le cerveau humain est toujours à la recherche de son équilibre (homéostasie). Pour fonctionner normalement, nous avons besoin de repères, de constantes. D’ailleurs, ces repères sont les fondements de la santé mentale. C’est comme un fil invisible qui lie le passé d’une personne avec son présent et son futur.

Ces repères changenet d’une personne à une autre. Par exemple, il me suffit de jogger dans les rues d’une ville pour devenir familier avec elle. Donc, le jogging me lie à moi-même et à la ville où j’habite. À part le jogging, j’ai d’autres repères quotidiens: Deux tasses de café fort le matin, un peu de musique arabe ou occidentale, un livre et/ou une revue à dévorer, quelques bières le soir, une activité sportive pour calmer mes nerfs, une lecture "légère" avant le sommeil etc.

JournalOctober 13, 2009 7:26 pm

Facebookomanie

Tous les médias du monde parlent depuis des mois de la grippe porcine alors qu’une autre maladie, passée sous silence, est en train de se propager comme un feu de paille. Elle porte le nom inquiétant de "Facebookomanie". Les personnes atteintes de cette maladie se comptent par dizaines de millions. La période d’incubation du virus est évaluée à 3 mois mais, même sous sa forme virulente, la maladie n’est pas mortelle. Les symptomes sont faciles à déceler: nervosité, irritabilité extrême, perte de la faculté de concentration, mauvaise digestion, insomnies, atrophie des muscles, rougeur des yeux etc.

 Les personnes atteintes par cette maladie ne sortent presque plus, ne se promènent plus, ne font plus d’activités sportives. Elles développent avec le temps des phobies plus ou moins graves telles que la phobie des espaces naturels, comme les forêts, les montagnes et les plages.

J’étais moi-même victime de cette maladie et je suis guéri grâce au Club des Facebookomaniaques Anonymes de Montréal. J’ai une dette inestimable envers les membres de ce club. Je n’oublierai jamais les soirées "slow food" passées avec eux dans un chalet, loin d’internet et des lumières de la ville. Maintenant je réalise toutes les choses que j’ai perdues pendant ma période facebookomaniaque: une soirée et une nuit entière avec Anna Karenine ou Emma Bovary, une journée de farniente au bord du fleuve Saint-Laurent etc. etc.

JournalOctober 10, 2009 10:27 pm

La baraka du Nobel

Qu’a fait Obama pour mériter le prix Nobel de la paix ? Rien. Pourquoi lui a-t-on accordé ce prix ? Car le locataire de la Maison Blanche a des intentions de paix ! Ces intentions ont été confirmées par l’astrologue accréditée auprès du comité  du prix Nobel, réuni à Oslo. En outre, son prénom est en lui-même un vrai talisman.  Bararck est un prénom swahili qui vient du mot arabe "baraka": bénédiction ou grâce.

Herta Müller, prix Nobel de littérature 2009, a au moins écrit des livres mais Obama s’est contenté d’écrire des brouillons de projets de paix. Pour les lecteurs assidus de littérature, les récipendiaires du prix Nobel ne sont pas toujours les meilleurs écrivains de la planète. Sauf qu’un prix Nobel de littérature donne un coup de pouce aux ventes des livres de l’heureux élu.

Je suis en train de lire Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, un livre écrit par  mon  auteur fétiche, Haruki Murakami. Le coup de foudre a été provoqué par Kafka sur le rivage. J’adore Murakami et je m’en fous de savoir s’il est nobélisable ou non. ” Dans le travail de romancier, pour autant que je le sache, la victoire ou la défaite n’ont pas de sens. Peut-être le nombre d’exemplaires vendus, les prix littéraires, les critiques élogieuses sont-ils des critères apparents de réussite dans le domaine littéraire, mais rien de tout cela ne compte véritablement. ” ( Haruki Murakami; Autoportrait de l’auteur en coureur de fond; page 18)

Je n’ai pas attendu le prix Nobel pour tomber amoureux de Néjib Mahfouz, "nobélisé" en 1988. J’ai commencé à lire Mahfouz à l’âge de 12 ans. Le premier livre que j’ai lu en espagnol fut une belle traduction de son roman " ثرثرة فوق النّيل  " ( Charladas sobre el Nilo). En arrivant à Montréal, il y a 9 ans, j’ai cherché à la bibliothèque centrale le même roman dans ses versions française ( Dérives sur le Nil) et anglaise ( Adrift on the Nile). 

Même sans Nobel, Dino Buzzati - son Désert des Tartares est un classique - reste un géant de la littérature mondiale. Les voies du comité Nobel sont insondables. Ses membres ont accordé le prix Nobel de littérature au camarade Mikhaïl Sholokhov en 1965 mais n’ont jamais retenu le nom du grand romancier brésilien Jorge Amado (1) à cause de son attachement indéfectible au communisme. 

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1- Jorge Amado ainda é o autor brasileiro mais publicado em todo o mundo: sua obra foi editada em 52 países, e vertida para 49 idiomas e dialetos: albanês, alemão, árabe, armênio, azeri, búlgaro, catalão, chinês, coreano, croata, dinamarquês, eslovaco, esloveno, espanhol, esperanto, estoniano, finlandês, francês, galego, georgiano, grego, guarani, hebraico, holandês, húngaro, iídiche, inglês, islandês, italiano, japonês, letão, lituano, macedônio, moldávio, mongol, norueguês, persa, polonês, romeno, russo (também três em braille), sérvio, sueco, tailandês, tcheco, turco, turcomano, ucraniano e vietnamita.

Source: http://pt.wikipedia.org/wiki/Jorge_Amado

JournalSeptember 23, 2009 7:35 pm

" Mustapha ya Mustapha

Ana bahibbek [ je t’aime ] ya Mustapha

Chéri je t’aime, chéri je t’adore

Como la salsa de pomodoro !" (1)

Apparemment cette chanson n’a pas de succès au pays de Dalida. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le récit de Mustapha Kessous, journaliste du Monde (2). Il n’est pas aussi blanc que Michael Jackson ni aussi grand que Zidane mais il fait de son mieux pour esthétiser ses gènes qui gênent.

"Vous êtes le prévenu ?" lui lancent souvent l’huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal. Son délit est grave: délit de faciès…

1- http://www.youtube.com/watch?v=oI-kbqq-3hE&feature=related

2- http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/ca-fait-bien-longtemps-que-je-ne-prononce-plus-mon-prenom-quand-je-me-presente-au-telephone_1244095_3224_1.html

JournalSeptember 13, 2009 6:32 pm

Y a-t-il une vie après l’internet?

Y a-t-il une vie après l’internet ? Steve, un ancien "cyberholic", répond par un oui catégorique. Sa cure de "désinternettisation" n’a pas duré plus qu’une semaine. La Toile ne lui dit plus rien depuis des années. Il peut crier aujourd’hui: " Free at last ! Free at last !". Enfin libre !

Lorsque j’ai rencontré Steve pour la première fois, en juillet 2000, il était vendeur de livres usagés.  Maintenant il travaille comme "granny-sitter", il s’occupe des personnes âgées. Déconnecté de la cyber-realité et depuis toujours sans portable, il vit dans un monde fait de randonnées et de lectures.

Steve est-il un extra-terrestre ? Je ne le pense pas. Hier, je l’ai vu dans une brasserie, savourant goulûment les arômes d’une blonde, dont l’origine terrestre ne fait aucun doute.

JournalSeptember 2, 2009 7:45 pm

Chaque temps fait son temps

Je me suis debarrassé de mon cellulaire [ portable ] après cinq mois d’utilisation infructueuse. Je ne veux plus de ce fétiche moderne qui sonne tout le temps pour nous poser ces deux questions existentielles incontournables: " T’es où ?  Tu fais quoi ? ". J’en ai marre de repéter: " Je ne suis nulle part et je ne fais rien.". Ce "rien" cause une panne des circuits neuronaux des cellulomanes. Ou bien: " Qu’est-ce que tu racontes ? ". Je raconte toujours " la même histoire que celle d’hier." Bip… bip… bip… Désolés, la communication n’a pu être établie…

J’ai toujours rêvé d’un monde où le silence serait roi. Il y a quelques années, j’ai accompagné mon frère à la campagne de Mornaguia. Nous fûmes invités par une famille de paysans du "Near West" de Tunis. Ce fut un un jour d’été, un des les plus chauds de la décennie. Chez cette famille régnait un silence aussi agréable que l’air frais de leur patio. Dehors, la canicule faisait chanter quelques cigales en chaleur. Il ne manquait au décor qu’une "petite musique de jour" d’Ennio Morricone.

Le grand-père nous salua puis se réfugia dans un silence majestueux, olympien. Mon frère posa une seule question au grand-papa: " D’après vous, lequel est le mieux, le temps moderne ou le bon vieux temps ?".

 Je médite encore la réponse du vieux sage: " Chaque temps fait son temps."

 

O.K.