SerendipityOctober 31, 2009 6:16 pm
PRESIDENTIELLE EN TUNISIE (TEMPS PERDU)

"Je ne me rendrai pas", par Taoufik Ben Brik, opposant tunisien


"Ils veulent que je me rende de mon propre gré. J’entre dans l’antre de Ben Ali et je n’en sors plus". Par Taoufik Ben Brik.

"C’est fait. La convocation est à mon nom. Ma femme -convoquée en premier lieu- n’est plus concernée puisqu’ils sont tombés sur le conducteur, le véritable coupable. Coupable d’avoir agressé une femme(1) ? Oui coupable d’avoir écrit ce que j’ai écrit sur Ben Avi, El Divo, Idi Amin, le dernier Roi d’Ecosse. Des gens me conseillent d’aller au commissariat pour voir de quoi il s’agit. Mais je sais de quoi il en retourne. Ils veulent que je me rende de mon propre gré. J’entre dans l’antre de Ben Ali et je n’en sors plus. Je ne les aiderai pas à me prendre vivant. Qu’ils viennent me prendre. Je me suis assigné à résidence. C’est aussi pénible que leur bagne préhistorique mais au moins comme ça je les toise…, puisqu’ils me cherchent noise. Je sais ce qui m’attend. Je les attends…ZABA , ceux qui vont à la mort te saluent.

Je ne fais confiance ni à la police, encore moins aux juges tunisiens. Ils sont à la solde de Ben Ali. Je ne peux pas énumérer ce que ces deux corps m’ont fait : ils m’ont cassé le bras- d’où mon surnom peau rouge de « bras cassé »-, ils ont terrorisé mes enfants et les ont empêché d’avoir une enfance ordinaire ( ils ont déjà une conscience sociale et politique d’un instit’ à la retraite), m’ont empêché de circuler librement dans le pays et les autres pays, ont pris ma famille en otage, ont mis mes frères en prison, nous ont affamé- aucun membre du clan Ben Brik n’a un salaire, sauf ma sœur Saida, professeur de maths-, me surveillent là où j’y suis, m’ont concocté des procès pipés ici et là-bas (en France), m’empêchent d’écrire, de publier, de vendre mes livres (9 livres sont interdits de séjour en Tunisie), poussent les autres pays arabes à ne pas m’accueillir (je suis interdit de fouler le sol algérien, marocain, libyen, égyptien, libanais, syrien, qatari… ne parlons pas des royaumes du golfe), éloigné de moi mes proches amis (l’avocat Chawki Tabib, le journaliste Ridha Kéfi, l’universitaire Hamdi Hmaidi, le renégat Tahar Gargoura….), mes cousins, mes voisins… interdisent aux cafetiers de me servir (Madrigua, le Platinium, l’Opéra, l’Astragale..) ont fait circuler sur moi des tas d’histoires ( alcoolique, drogué, proxénète, arnaqueur, violeur, voleur, pédophile, pédéraste, séropositif, menteur, voyeur, violent, vendu, plagiaire, fabulateur, sioniste, Franc-maçon, espion à la solde de la France, .d’Israël, baathiste, trotskiste .. et la meilleur : reçoit une tonne d’argent de Ben Ali. Il ne vit pas en Tunisie. Couard.

Je ne leur fais pas confiance parce qu’ils ont volé ma bibliothèque ( des livres dédicacés par Edward Saïd, Mahmoud Dewiche, Gunter Grass, Umberto Ecco, et surtout des livres rares sur la poésie préislamique), les bijoux de ma femme et de ma fille Khadija, mes manuscrits ( Ben Brik au palais, les Chiens, les Imbéciles ), un ordinateur portable offert par Daniel Cohn- Bendit), Ils ont poussé mes alliés à prendre leur distance (Florence Beaugé, Hélène Flautre, Robert Menard, les gens de Marianne, les journalistes algériens, Human Right Watch…) Ils ont fait circuler que je suis un accro des médias (les journalistes qui viennent en Tunisie ne me rendent plus visite), que j’occupe tout l’espace médiatique, un manipulateur, un ingrat, un scélérat (2)…

Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils me traquent comme une bête. Parce qu’ils me gâchent le paysage, parce qu’ils me font vivre dans la fosse des fauves, parce qu’ils n’arrêtent pas de penser à moi, parce qu’ils me rappellent tous mes cauchemars que je ne pourrai élucider, parce qu’ils empêchent Luck La main froide qui est en moi de prendre le large, parce qu’ils ne ma laissent pas le temps pour écrire mes romans, parce qu’ils m’empêchent de jouir de l’enfance de mes enfants, parce qu’ils m’empêchent de voir un film dans une salle de cinéma, d’aller au théâtre, voir un concert, lire un livre, boire un café en paix, siroter une bière., m’enivrer, gouter un bon méchoui, oser la classe, aller au Hammam, au bar du coin, se prélasser au soleil, aller à la mer, rencontrer des gens, voyager à travers les hommes, vivre une idylle, pleurer la mort de ma mère, voir l’humoriste Lamine Nahdi et rire aux larmes.

Je ne leur fais pas confiance, parce qu’ils sont en uniforme, parce qu’ils ont des armes, une armée, des prisons, des tortionnaires, des matons, des mouchards, des palais en Espagne, des banques centrales, des tanks, des bombes lacrymogènes, des sirènes, des costumes noirs, des cravates rouges ocres, des ray bans, des souliers italiens, des enfants obèses, des femmes dodues et laides, parce que je suis pauvre et ils sont riches, parce que je suis démuni et ils sont blindés. Ils sont forts et je suis fragile. Je suis l’œuf et ils sont le mur, la Bête et le Belle… Ils ont un budget de Coca Cola et je n’ai même pas de quoi de m’offrir une noisette, parce qu’ils pillent mon pays, parce qu’ils colonisent mon peuple, parce qu’ils rendent mes « pays » ignorants, parce qu’ils règnent sans légitimité, parce qu’ils sont au pouvoir depuis un quart de siècle, parce qu’ils nous prennent pour des cons, parce qu’ils sont infâmes, parce qu’ils nous font honte, parce qu’ils inculquent à mon peuple la roublardise, la couardise, la débrouillardise, parce qu’ils insufflent la peur, une peur au-delà de la peur. Parce qu’ils n’ont rien à foutre ici. Qu’ils partent d’où ils sont venus. Parce qu’ils doivent disparaître pour qu’on apparaisse. Parce qu’ils ne sont pas à leur place, parce qu’il n’y a pas de place pour deux, parce que l’un de nous est de trop.
Allez au Diable !

Taoufik Ben Brik

(1) La conductrice de la R19 qui m’est rentré dedans et qui a crié à l’agresseur (Lire Ben Ali s’emballe et Zmorda)

(2) Dans la presse du samedi 24 octobre 2009, organe gouvernementale Nizar Ben Saad, un universitaire, écrit, dans une tribune intitulée « Trêve de baliverne » : Présente trompeusement et abusivement par des néocolonialistes à peine déguisé comme écrivain et journaliste indépendant, maquisard passé maître dans l’art de guerroyer avec les mots, stratège de la parole des médias….Plus loin encore, il affirme : « il convient de rappeler ici, que lors de la pseudo grève de la faim de 2000, ce BB, comme un taxi sans compteur, n’a jamais fait un seul jour de grève, en témoignent ses anciens amis… Certains médias se sont d’ailleurs rendus compte de ses magouilles aux relents nauséabonds, n’en déplaise à Daniel Mermet, fort attaché à son ami. »

 

Source:

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20091025.OBS5762/?xtmc=taoufik_ben_brik&xtcr=7

SerendipityOctober 30, 2009 8:19 pm

Les indulgences du parquet (extrait)

LE MONDE | 29.10.09 |

Ajaccio, 2009. Affaire Trabelsi

Après le vol à Bonifacio d’un yacht d’une valeur de 1 million d’euros, en mai 2006, les enquêteurs en identifient les auteurs, mais aussi ses commanditaires, Moez et Imed Trabelsi, les neveux du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali. Le juge d’instruction Jean-Bastien Risson les met en examen, demande leur interpellation et exige leur renvoi devant les tribunaux français. Mais le parquet va obtenir que le cas des deux commanditaires soit disjoint et qu’ils soient jugés en Tunisie. "Le 28 juin 1972, la France et la Tunisie ont signé une convention. Les Tunisiens résidant en Tunisie sont jugés en Tunisie. Il appartient à la justice tunisienne, qui n’extrade pas ses ressortissants, d’examiner cette affaire", justifie le procureur Thomas Pison. Fin septembre, les huit auteurs des vols sont condamnés par un tribunal corse. En Tunisie, une information judiciaire vient à peine d’être ouverte contre Moez et Imed Trabelsi. "La justice française a baissé les bras face aux autorités tunisiennes", estime Me Antoine Sollacaro, avocat de l’un des condamnés.

Source:

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/29/juge-d-instruction-les-indulgences-du-parquet_1260253_3224.html#ens_id=1258078

 

SerendipityOctober 28, 2009 7:34 pm

Russie


"Travailler à Novaïa Gazeta, c’est davantage que du journalisme"

Chroniqueuse judiciaire à Novaïa Gazeta, pour lequel elle couvre le procès de l’ex-oligarque Mikhaïl Khodorovski, qu’elle raconte comme un roman policier, Vera Tchelicheva, 23 ans, décrit l’atmosphère de son journal où, depuis l’année 2000, six collaborateurs ont perdu la vie. Assassinés par des tueurs à gages. "

Pour lire la suite:

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/travailler-a-novaia-gazeta-c-est-davantage-que-du-journalisme_824496.html

SerendipityOctober 26, 2009 9:26 pm

« Le Soir » du lundi 26 octobre 2009

 

Tunisie :  L’épouse du président Ben Ali a été très présente dans la campagne

 

L’irrésistible ascension de Leila

 

PORTRAIT

TUNIS

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

Alors que, thuriféraires serviles ou victimes résignées, les Tunisiens étaient conviés aux urnes ce dimanche pour « élire » à plus de 90 % et pour la cinquième fois depuis 1987 le président Ben Ali et un Parlement qui lui est tout dévoué, une rumeur enfle depuis quelque temps : Leila Ben Ali, la femme du « raïs », se profilerait comme candidate à la succession de son mari.

A la base de cette hypothèse, deux éléments : d’abord, la santé de Ben Ali, 73 ans, que l’on dit chancelante (mais ce bruit persiste depuis plus de dix ans), et, ensuite, l’irrésistible ascension de Leila, 52 ans, de plus en plus visible dans les médias locaux et, surtout, très présente lors de la campagne électorale qui vient de se clôturer. La première dame de Tunisie s’est même offert des meetings populaires dont elle était la vedette, bien qu’elle n’occupe aucune fonction officielle et ne brigue aucun mandat.

La visibilité de Leila Ben Ali durant la campagne à travers les quotidiens nationaux a même été mesurée par 5 ONG tunisiennes réputées. Leur verdict : Leila a occupé plus de 14 % de l’espace rédactionnel consacré aux législatives, alors que toute l’opposition réunie n’arrivait pas à 13 % (le reste étant monopolisé par le vrai faux parti unique, le RCD). « L’ascension de Leila Trabelsi est un facteur important, il montre une évolution possible du système », nous dit Nejib Chebbi, fondateur d’un parti d’opposition, le PDP, qui boycotte finalement les élections.

Mais qui est Leila Ben Ali, née Trabelsi ? Une femme d’origine modeste, d’abord, comme son mari, d’ailleurs ; pour les deux, il s’agit de secondes noces. Leila exerçait à l’origine la profession de coiffeuse. Son « clan », composé de ses filles et leurs maris, de ses dix frères et sœurs, est resté dans l’ombre pendant plusieurs années après son union avec le chef de l’Etat en 1992. Puis, la voracité des appétits familiaux s’est fait sentir, s’il faut en croire les mille et une histoires de corruption, concussion, prévarication et autres malversations qui circulent sur « la famille ».

Un livre, La Régente de Carthage, main basse sur la Tunisie, paru à Paris le 1er octobre aux Editions La Découverte et signé par les journalistes français Nicolas Beau et Catherine Graciet, fait la synthèse des turpitudes imputées au clan Trabelsi, qui a vainement tenté d’en empêcher la sortie en France (il est interdit en Tunisie). Les allégations contenues dans l’ouvrage feront-elles l’objet de poursuites judiciaires devant les tribunaux français ?

On ignore en tout cas si Leila Ben Ali-Trabelsi envisage de succéder à son mari ou si elle prépare le terrain pour l’un de ses frères ou de ses gendres. « Elle n’a pas l’âme de flic de son époux, on la voit tout de même mal réussir à dominer l’appareil du régime, les ‘services’, le parti, l’armée, trop de dents vont grincer. Et puis, il faut s’opposer à cette logique clanique, nous méritons mieux ! » : cette observation d’un intellectuel tunisois qui préfère l’anonymat semble assez répandue.

De nombreux Tunisiens font observer la montée en puissance de Mohamed Sakhr Materi, qui a épousé Nesrine, fille de Leila. A 28 ans, il est devenu d’une manière étonnamment fulgurante l’un des hommes les plus riches du pays et son étoile brille de manière de plus en plus ostentatoire. Mais d’autres mâles du clan pourraient aussi jouer leur carte.

De Leila Trabelsi, on dit qu’elle fréquente assidûment les gens qui comptent au sommet de l’Etat, qu’elle s’assure de leur loyauté. L’un d’eux, Abdelwahab Abdallah, le très influent ministre des Affaires étrangères, est considéré comme son plus proche conseiller… Certains la décrivent déjà comme plus puissante que n’importe quel ministre. Qui peut savoir où s’arrêteront ses ambitions ?

BAUDOUIN LOOS

SerendipityOctober 24, 2009 7:38 pm

" Le parcours fulgurant de Sakhr El-Materi, gendre du président tunisien Ben Ali

C’est l’histoire d’un jeune homme, certes de bonne famille, mais que rien ne prédisposait à un parcours aussi fulgurant. Au départ, Sakhr El-Materi n’a qu’un nom. Mais quel nom ! Celui des El-Materi, une famille de la grande bourgeoisie tunisoise. Dans les années 1930, son grand oncle, Mahmoud El-Materi, fonde avec Habib Bourguiba le Néo-Destour, le parti qui va lutter pour l’indépendance de la Tunisie."

Pour lire la suite:

http://www.lemonde. fr/afrique/ article/2009/ 10/24/le- parcours- fulgurant- de-sakhr- el-materi- gendre-du- president- tunisien- ben-ali_1258326_ 3212.html

SerendipityOctober 22, 2009 6:18 pm

Florence Beaugé explique les raisons de son refoulement à l’aéroport de Tunis-Carthage :

http://www.lemonde. fr/afrique/ son/2009/ 10/22/un- de-mes-articles- a-deplu-au- pouvoir-tunisien _1257293_ 3212.html

 En Tunisie, "il y a ceux qui profitent du système et ceux qui enragent d’en être exclus":

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2009/10/22/les-tunisiens-desabuses-a-la-veille-de-la-presidentielle_1257337_3212.html

 

 

SerendipityOctober 17, 2009 6:07 pm

Jamás he podido renunciar a la luz

 " Jamás he podido renunciar a la luz, a la felicidad de existir, a la vida libre en que he crecido. Pero aunque esta nostalgia explique muchos de mis errores y de mis faltas, me ha ayudado sin duda a comprender mejor mi oficio, me sigue ayudando a mantenerme, ciegamente, junto a todos estos hombres silenciosos que no soportan la vida que se les hace en el mundo más que por el recuerdo o el refugio en el remanso de breves y libres felicidades." ( Albert Camus )

" Mi vida personal no tiene sino un valor muy relativo sólo para mí, y nadie más; el solo valor que le conozco es la lucha por subir de grada en grada y para llegar tan alto que su fuerza y obstinación puedan llevarla a la cima que yo mismo he denominado la mirada cretense. "
( Nikos Kazantzakis )

SerendipityOctober 16, 2009 5:42 pm

Exil

" Les opposants qui n’étaient pas tombés au champ d’honneur finirent, tous leurs biens confisqués, en prison ou en exil.

- Qu’est-ce que c’est l’exil, Mamita ?

- C’est quand tu quittes tout, ma chérie, les tiens, ta maison, ton quartier, ta ville, ton pays. Et que tu perds tout.

- Tout ?

- Oui. Le ciel sous lequel tu as vu le jour. Le soleil qui te caressait la peau. La mer qui te servit de berceau. Tu te souviens ? L’autre jour, tu m’a montré une plante que le jardinier avait enlevée d’un pot pour la mettre dans une jardinière plus grande. Et, chose curieuse, cette plante superbe et rayonnante s’est mise à dépérir. Et tu m’a dit Mamita, pourquoi la plante ne veut pas vivre ? Et je t’ai répondu Sans doute aimait-elle l’autre pot et le petit bout de terre auquel elle était habituée depuis toujours. Tu comprends ? C’est ça l’exil, ma chérie. On ne peut pas en guérir. "

Eduardo Manet; La maîtresse du commandant Castro ( roman ); Éditions Robert Laffont (Paris, 2009); pages 13, 14.

SerendipityOctober 12, 2009 8:29 pm

Vie courante d’un auteur japonais

« Bien sûr, la course est pénible physisquement, et parfois il y a des moments où le moral en prend un coup. Pourtant, il semble bien que la "peine" soit la condition préalable à ce genre de sports. Si la souffrance n’entrait pas en jeu, qui diable s’embêterait à participer à des disciplines telles que le triathlon ou le marathon, qui réclament autant de temps et d’énegie ? Ce qui nous procure le sentiment d’être véritablement vivants - ou du moins, en partie -, c’est justement la souffrance, la souffrance que nous cherchons à dépasser. »

Haruki Murakami; Autoportrait de l’auteur coureur de fond (traduit du japonais par Hélène Morita, Éditions Belfond); page 173.

SerendipityOctober 8, 2009 8:43 pm

 Cyber-résistants au Maghreb, par Jean-Pierre Tuquoi

LE MONDE | 08.10.09 |

" En Tunisie, où dès 2001 un cyber-résistant se mettait à dos la police et la justice en créant un magazine en ligne (TuUNeZine), Internet est sous haute surveillance. Nombre de sites sont inaccessibles, tout comme les blogs d’opposants en exil."

Pour lire l’article en entier:

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/08/cyber-resistants-au-maghreb-par-jean-pierretuquoi_1251088_3232.html#xtor=AL-32280184